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Chroniques

Restez informé(e) en consultant cette section régulièrement. Nous y inscrivons les dernières nouvelles, les récents événements et des chroniques se rattachant à notre Maison commémorative familiale.

En parler pour se soigner

En parler pour se soigner

Un appel téléphonique vient interrompre l’occupation à laquelle vous étiez affairé(e). En larmes, un membre de votre famille vous annonce le décès de l’un de vos proches. Vous recevez ce message comme une gifle en plein visage. Cette annonce survient dans votre vie d’une façon tout à fait imprévue. Il est possible aussi que cette nouvelle vous surprenne moins parce que vous aviez remarqué la détérioration rapide de l’état de santé de cette personne que vous aimiez tant ou parce que quelqu’un vous avait déjà informé de son décès imminent. Dans un cas comme dans l’autre, vous vous sentez comme si on avait harponné votre coeur. Vos idées se bousculent, vous n’arrivez pas à assimiler tous les mots de ce discours qui vous semblent si peu vrais. Cette réaction est tout à fait normale et fait partie des étapes premières du deuil. Il est important de ne pas s’isoler au cours de cette période ; passer des moments en famille pour traverser cette étape difficile ne peut qu’être bénéfique. Après le déroulement des rituels funéraires, les jours passeront et vous aurez sans doute des moments de grande tristesse qui laisseront parfois place à des jours meilleurs. Peu importe le rythme que vous prendrez pour traverser cette étape, le meilleur remède dans ces circonstances est d’en parler, d’exprimer, de traduire en mots cette blessure intense qui prendra probablement quelque temps à montrer des signes réels de guérison. Les discussions peuvent se faire entre membres d’une même famille, avec des amis avec qui vous êtes à l’aise et en qui vous avez pleine confiance ou en consultant un professionnel qui saura vous guider. Si vous vous sentez incapables d’échanger avec qui que ce soit sur votre relation perdue avec la personne disparue, vous pouvez également écrire, comme on l’a déjà mentionné dans l’une des chroniques précédentes. L’écriture est un exercice qui est très libérateur ; seuls votre crayon et votre feuille de papier seront témoins des émotions qui vous habitent. Parfois en voulant trop taire les mots dans le but de se protéger, on martèle davantage notre peine en la privant de paroles qui agissent comme un baume réconfortant. Les professionnels en rituels funéraires (PRF) et officiers en rituels funéraires(ORF) de la Maison commémorative familiale Rouleau vous prêtent leur oreille pour vous écouter, leur épaule pour vous accompagner dans ces moments douloureux de votre existence. Vous pouvez compter quotidiennement sur leur soutien empathique. Ce sont des gens d’ICI, disponibles pour vous servir avant, pendant et après les rituels funéraires et ce, depuis plusieurs décennies. Auteure : Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires INFOS En référence à l’article 5.9.1 du document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ9700-699), s seule une entreprise funéraire CERTIFIÉE doit démontrer qu’elle suit des procédures écrites qui couvrent les exigences relatives à la présentation du défunt ou de l’urne contenant des cendres.

Sur la voie des rituels

Sur la voie des rituels

Linéaires et profilées d’acier robuste, elles s’étalent sur des kilomètres pour former le chemin de roulement, où se frottent les roues des wagons qui murmurent à l’oreille un bourdonnement perceptible. Même en pleine nuit dans la grande noirceur, l’image du train qui s’en vient se dessine en quelques secondes dans notre esprit. Puis quelques instants plus tard dans le lointain, se fait entendre le rugissement de la locomotive qui annonce son arrivée aux croisées des axes routiers. Avec son imposante structure d’acier, elle répète ainsi son message à chaque passage-à-niveau, donnant souvent l’impression de frôler le seuil de notre porte tellement son sifflement résonne pour nous atteindre jusqu’à l’intérieur. Pour plusieurs d’entre nous, ce phénomène fait partie de notre histoire, de notre quotidien et ce, depuis notre tendre enfance, «le train s’en vient». Ne trouvez-vous pas que l’on pourrait faire un parallèle entre ce train qui s’annonce à chaque jour et la réalité de la mort dans nos vies ? Ainsi plusieurs événements communs peuvent nous rappeler que la mort est là, et qu’elle peut happer sur son passage l’un des nôtres et ce, à tout moment. Parfois elle nous surprend, d’autres fois on l’entend venir et l’on a du temps pour se préparer à son passage. Nous devenons alors vigilants aux clignotants qui annoncent son arrivée et tentons d’adapter notre conduite pour l’éviter. Tout comme le train qui arrive, on ne peut pas faire semblant de ne pas l’entendre, tout comme on ne peut ignorer la mort, au fait qu’elle existe. Surtout quand elle s’impose dans l’espace de nos vies, en venant nous ravir un être cher. C’est alors tout notre corps, qui déclare «souffrance». Pour atténuer ce mal-être, les rituels sont des pansements qui viennent nous soulager à petites doses, avec leur langage tout en symboles, pour permettre l’expression de la douleur qui dépasse bien souvent les mots. Les rituels sont aussi des gestes qui nous incitent au recueillement, qui nous aident à prendre pleine conscience de la perte, qui nous permettent d’exprimer nos émotions. Les rituels ont le pouvoir de toucher notre âme. Ils viennent faire le lien avec celui ou celle qui est disparu(e) et permettent une transition entre ce qui a été hier, moment où l’on était en communion avec la personne décédée, et le demain où l’on a l’imposante tâche d’apprendre à vivre sans cette personne qui nous est chère. Participer à des rituels permet concrètement de vivre en pleine conscience ce qui nous arrive. Certes, c’est un exercice troublant, mais qui vient aussi favoriser la résolution de notre deuil. Les rituels nous donnent le moyen de retrouver notre chemin en nous réintégrant petit à petit, sur les rails de la vie. Auteure : Nicole Pâquet Professionnelle en rituels funéraires INFOS Seule une entreprise CERTIFIÉE en services funéraires a le devoir d’offrir de coordonner le déroulement des célébrations commémoratives en respectant les demandes et les attentes de ses mandataires. - Référence document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ 9700-699) article 5.11.

Baume pour le coeur

Baume pour le coeur

Depuis très longtemps, il est une coutume symbolique d’offrir des fleurs à l’occasion d’un décès. Cette pratique permet non seulement de rendre hommage à l’être cher disparu, mais elle introduit également un message de sympathie à la famille endeuillée en lui apportant consolation. Les fleurs deviennent un langage qui exprime des émotions quand trop souvent les mots semblent insuffisants. Elles jouent le rôle de délicates et précieuses messagères de nos pensées et témoignent de la vie qui continue. Il existe aussi d’autres moyens pour honorer la mémoire des personnes disparues, tout en apportant réconfort aux membres des familles touchées par le deuil. C’est ainsi que les mandataires vont également suggérer à la communauté, de faire un don à une fondation ou à une association préalablement identifiée. Ces dons viennent ajouter un sens à la vie bien remplie du défunt. Cette option permet également d’apporter soutien à la famille, de perpétuer le souvenir du défunt et de contribuer à l’amélioration de la qualité de vie des membres de la communauté. La Maison commémorative familiale Rouleau est fière collaboratrice de tous ces organismes, associations et fleuristes. La Maison Rouleau récupère tous les dons In Mémoriam qui lui sont confiés, pour les transmettre ensuite aux fondations et associations choisies par les mandataires. Pour nous, cette collaboration est une façon de reconnaître l’importance de ces organismes, et de les encourager à poursuivre les recherches et à maintenir le fonctionnement de projets qui contribuent à l’enrichissement de la collectivité. La Maison Rouleau travaille également de concert avec les fleuristes pour compléter le traitement des commandes de fleurs qui sont faites, perpétuant le doux souvenir des êtres disparus. C’est ainsi qu’ensemble, nous faisons «la différence». Que vous choisissiez de manifester votre sympathie en offrant des fleurs ou en laissant en héritage un don qui vient de votre cœur, vous perpétuez le souvenir d’un être aimé qui vient de quitter ce monde et exprimez votre message réconfortant aux familles endeuillées. Vous témoignez de la force de la vie qui continue, pleine de beauté envers et contre tout. Auteure : Nicole Pâquet, PRF INFOS Seule une entreprise CERTIFIÉE en services funéraires doit proposer à ses mandataires des services et des produits qui répondent à leurs besoins et leurs attentes, à leurs croyances et ce, dans le respect des lois et règlements. - Référence document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ 9700-699) article 5.2.3.6.

PRENDRE SOIN DE SON JARDIN

PRENDRE SOIN DE SON JARDIN

Vous êtes peut-être de ceux ou celles qui au cours des derniers jours ont soigneusement placé leurs semis en terre dans le but d’obtenir le plus beau des jardins. Pendant l’été, vous y porterez la plus grande attention en veillant à lui fournir tout l’engrais et les soins nécessaires, faisant en sorte même qu’il devienne peut-être l’envie de tout le voisinage. Ce sera probablement toute cette variété de bons légumes que la terre aura produite qui viendra généreusement garnir et colorer vos assiettes en cours de la saison estivale et à l’automne. Tout comme cette bonne terre, nos parents sont ceux qui nous ont fait naître, qui nous ont apporté tout ce dont nous avions besoin et les soins nécessaires pour nous développer et grandir. Pour tous ceux et celles qui ont encore la grande chance de pouvoir chérir leurs parents, vous êtes possiblement pour eux, ces personnes qui leur a amené de grands bonheurs et les plus agréables couleurs dans leur vie. Vous représentez sans doute la plus belle de leurs récoltes et ce, que vous fassiez partie d’une petite ou d’une grande famille. N’ayons pas peur de prendre de notre temps pour garnir la vie de nos parents par nos visites, en leur portant de petites attentions, en leur rendant de petits services, en leur disant en toute gratuité combien nous les aimons et les apprécions. Trop de personnes âgées se retrouvent isolées et doivent trouver la force d’affronter chaque journée et ce, dans la plus grande solitude. Trop d’entre elles n’ont personne dans leur entourage qui se soucie de leur mieux-être. Trop d’entre elles ne peuvent compter sur qui que ce soit pour entendre ce qu’elles ont à raconter. Trop d’entre elles n’ont pas entendu depuis fort longtemps, la douce musique d’un «Je t’aime papa – Je t’aime maman». Soyons redevables envers ceux et celles qui nous ont précédés. Dans les semaines à venir, soyons les joyeux jardiniers de nos relations avec nos parents. Ils ont tout le mérite d’être remerciés, d’être bien entourés, d’être naturellement aimés, et surtout d’être dignement respectés. L’équipe de la Maison commémorative familiale Rouleau souhaite à tous les aînés du grand territoire de la Matanie et de ses environs, de pouvoir récolter au cours de l’été, la moisson de leur vie. Auteure : Nicole Pâquet, PRF

Bonne fête Papa !

Bonne fête Papa !

D’ici quelques jours, sans doute célébrerez-vous dans chacune de vos familles, la Fête des Pères. Bien entendu, il est probable que cette journée sera vécue par tous les papas du monde, de différentes façons. Je vous invite à cette occasion à avoir une pensée particulière pour les pères dont un enfant est décédé et qui ont le coeur habité par la tristesse; pour les autres pères qui souffrent de n’avoir jamais pu connaître leur enfant, pour d’autres encore dont l’enfant est décédé prématurément et enfin, il y a ceux qui vivent avec l’absence de leur enfant disparu. Et que dire des enfants qui sont témoins de toutes ces souffrances, qui se sentent impuissants, qui ne savent pas quoi dire ou quoi faire pour apaiser la douleur de leur père. Il y a aussi tous ces enfants qui aujourd’hui auront à la place du doux câlin affectueux de leur papa, une larme sur la joue, empreinte de l’absence de leur père décédé. Si j’osais, je demanderais à chacun de vous de s’offrir un cadeau, soit de partager une part de cette douleur avec quelqu’un en qui vous avez confiance et ce, pour vous libérer de cette peine qui vous habite. Fort probablement que ce serait un moment émouvant mais ce partage pourrait peut-être vous permettre de mieux accueillir cette souffrance qui habite votre cœur, un geste de tendresse à poser pour vous-même. Finalement, il y a tous les papas qui pourront vivre cette journée dans la joie, accompagnés de leurs proches et à qui, toute l’équipe de la Maison commémorative familiale Rouleau souhaite, une magnifique journée de la Fête des Pères. Bonne Fête! Auteure: Nicole Pâquet Professionnelle en rituels funéraires

Revenir en arrière

Revenir en arrière

Nous avons tous vécu un jour ou l’autre une expérience ou avons traversé un épisode de notre vie qui a fait naître en nous la sensation de vouloir revenir en arrière pour changer le cours des événements passés. Ce sentiment vient trop souvent hélas nous habiter, lorsque l’un des nôtres nous quitte pour toujours. Pour chacun d’entre nous, l’histoire se répète … Elle nous fait murmurer au plus profond de notre être, souvent en secret, quelque chose qui ressemble à : «J’aimerais rembobiner la cassette… • du jour où je n’ai pas pris le temps de m’intéresser davantage à ce qui t’arrivait ; • du jour où j’ai fait le choix de flâner dans mon fauteuil au lieu de te rendre visite ; • du jour où j’ai été trop pressé pour prendre le temps de te dire à quel point tu pouvais être important dans ma vie ; • du jour où je n’ai pas su être réceptif à ton accolade où j’aurais dû moi aussi, prendre le temps de te serrer dans mes bras.» Malheureusement ce qui est passé devient propriété du temps ; et le passé devient cet instant qui s’éteint pour ne plus jamais revenir. «Le temps », il est ce trésor inestimable qui nous est offert dès la première minute de notre existence… Et si l’on prenait d’assaut «le temps» pour en faire un allié auquel l’on deviendrait plus sensible, sans doute que chaque minute de notre vie prendrait un sens différent. Aujourd’hui, ne laissons pas «le temps» nous dérober les précieuses minutes de notre existence. Sachons compter sur chacune d’entre elles tout en s’accordant toute l’indulgence possible, pour faire en sorte qu’elles ne soient composées d’aucun regret … Aujourd’hui, soyons davantage conscients de la qualité des gens qui nous entourent, ces êtres avec lesquels nous tissons quotidiennement des liens. Faisons en sorte que ces liens soient forts et que «le temps» devienne pour nous ce complice qui nous permette de dire librement aux personnes précieuses de notre vie: «Tu es important pour moi», «Je t’aime»; évitant ainsi une fois de plus, à avoir à penser ou à dire, ne serait-ce qu’un instant plus tard: «J’aimerais rembobiner la cassette…» Auteure : Nicole Pâquet, PRF INFOS Saviez-vous qu’une entreprise CERTIFIÉE en services funéraires se doit de démontrer qu’elle suit des procédures écrites qui couvrent les exigences relatives à la présentation du défunt ou de l’urne contenant ses cendres. - référence au document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ 9700-699) article 5.9.1.

Conjuguer vivre et survivre

Conjuguer vivre et survivre

Je vis la pleine satisfaction de l’accomplissement de mon être, de ce que je suis, pendant que d’autres survivent à la souffrance de ne pas avoir pu trouver leur propre identité. Tu vis avec plaisir ta popularité et la reconnaissance des tiens dans la collectivité, pendant que certains survivent aux moqueries que leur livrent les gens de leur entourage. Il vit en pleine santé dans la quiétude de son foyer, pendant que d’autres survivent avec la maladie qui cohabite avec eux dans leur logis. Nous vivons la joie et la satisfaction de nos déplacements lors de beaux voyages, pendant que certains survivent à l’isolement imposé par leur corps épuisé. Vous vivez au grand jour de la prospérité de votre travail, pendant que d’autres survivent en secret dans l’incertitude de leur lendemain. Ils vivent du matin au soir le grand bonheur de l’arrivée du nouveau-né dans la famille, pendant que certains survivent jour et nuit à la grande peine d’avoir perdu un être cher. Nous pourrions étaler encore de nombreux autres énoncés en conjuguant l’opposition de ces réalités. Depuis toujours, certains vivent allégrement pendant que d’autres trop souvent survivent difficilement. Et si nous devenions plus sensibles à cette évidence, si nous partagions de notre temps, si nous étions à l’écoute des autres, de façon à ce que la survivance des autres soit davantage allégée par notre présence, notre support, notre empathie… Au cours des prochains jours, les membres du personnel de la Maison commémorative familiale Rouleau vous invitent à tenter de conjuguer temps et compassion pour faire en sorte que ceux qui survivent présentement, puissent connaître davantage la joie et l’allégresse de vivre. Auteure: Nicole Pâquet, Professionnelle en rituels funéraires

La force de la destinée

La force de la destinée

Pour commentaires : David Beaulieu, PRF agréé david.beaulieu@lrouleau.com Depuis des siècles, l’homme a déboisé et mis beaucoup d’énergie à construire des routes. Il a aussi appris à travers ses pratiques, à le faire en respectant les lois de Dame Nature et en composant avec tout ce qu’elle a pu mettre à sa disposition. C’est ainsi qu’avec le temps, le dessin de nos routes a été influencé par les emplacements des cours d’eau et des dénivellations. Les ingénieurs en génie civil ont participé à l’avancement de la science en introduisant d’imposantes infrastructures telles des viaducs, de majestueux ponts, dans le but de faciliter nos déplacements dans la plus grande sécurité et ce, tant en milieu urbain que rural. On a déjà vu Dame Nature se révolter et démontrer sa grande force en ramenant dans leur lit, les rivières qu’elle avait elle-même disposées jadis, détruisant du même coup tout ce que l’homme pensait avoir bâti avec soin. Peu importe le lieu, Dame Nature demeure la maîtresse et directrice en toutes catégories. Les grands vents, le feu engendré par la chaleur torride, les pluies torrentielles, les embâcles printanières des rivières causées par l’accumulation des glaces, en sont des exemples. Au plan terrestre, peu importe l’avancement de la technologie, l’homme demeure bien faible et sera toujours bien petit devant la puissance imprévisible et la force inépuisable de cette grande Dame. De la même façon, on aura beau vouloir fignoler notre destinée, la vie qui nous a été gratuitement donnée demeure une bien frêle essence, qui peut à tout moment nous être ravie. La mort demeure cette force imprévisible et sournoise qui vient, à notre insu, rompre le chemin du cœur ; ce chemin qui a été emprunté depuis toujours, pour se rendre aux agréables conversations tenues avec papa, maman, grand-papa, grand-maman, un conjoint ou avec un ami. C’est ainsi que trop souvent, cette visiteuse inattendue vient creuser un grand trou vide que chacun tente de remplir à sa manière, lorsque l’un d’eux nous quitte. Certes, on ne peut rien contre elle. Le gros bon sens est sans doute de garder le cœur grand ouvert en toute conscience pour réaliser tout le bonheur et la chance d’être entouré au quotidien de ces personnes qui font la beauté de «notre vie», et d’en savourer chaque minute. En ce sens, que cette saison qui s'annonce soit favorable pour chacun de vous. Qu’elle vous permette de bâtir les plus belles passerelles qui embelliront votre vie, le plus précieux présent et à la fois le plus fragile. Auteure : Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires INFOS En référence à l’article 5.14 du document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ9700-699), seule une entreprise funéraire CERTIFIÉE à l’obligation d’offrir des services de soutien et de suivi pour la famille et les proches du défunt. Pour ce faire, elle doit remettre un guide d’accompagnement et les aider à remplir les formulaires administratifs et les démarches suite à un décès.

Mon premier anniversaire sans toi

Mon premier anniversaire sans toi

Plusieurs d’entre nous ont déjà eu cette pensée, j’en suis certain. Il va de soi que cette idée est accompagnée d’innombrables autres images, par exemple : « Aujourd’hui pour la première fois, tu n’étais pas là pour me dire : « Bon anniversaire », comme tu le faisais à chaque année…» On dirait qu’aujourd’hui, le vide laissé par ton absence me semble encore plus grand… Je repense au gigantesque gâteau que tu m’avais fait préparer, où les nombreuses bougies illuminaient mon visage heureux de voir tous ces gens que tu t’étais donné la peine de réunir pour moi… Je manipule avec nostalgie la montre-bracelet que tu m’as offerte pour mon anniversaire, il y a quelques années. Je contemple la trotteuse qui poursuit sa course sans jamais s’arrêter ni reculer, et qui me rappelle le temps passé depuis ton départ …» Je vous invite aujourd’hui à réfléchir au travail de la trotteuse de votre montre-bracelet. Son mouvement, orchestré par la pile, fait en sorte qu’elle ne va jamais ni trop vite ni trop lentement, poursuivant incessamment son travail, seconde après seconde. À l’instar de la trotteuse, vous vous devez de toujours avancer, lentement mais sûrement, même en ce jour de votre anniversaire qui vous semble plus difficile à vivre qu’auparavant… Vous qui êtes envahi par toutes ces pensées qui viennent vous interpeller le jour de votre anniversaire, je vous suggère de suivre le mouvement de la trotteuse, de poursuivre votre route pour donner un sens heureux à cette journée d’anniversaire qui est la vôtre, parce que vous le méritez et que pour vous, la vie continue. Je vous suggère de vous rendre par exemple à la parfumerie du coin pour vous gâter et vous procurer le parfum qui vous fait envie depuis si longtemps, ou de vous rendre dans cette quincaillerie où se trouve l’outil rêvé qui vous permettra de faire valoir votre créativité ou de vous faire plaisir, de toute autre façon. Je vous invite surtout à accepter les invitations qui vous seront lancées pour faire de cette journée d’anniversaire, l’une des plus belles de l’année. Malgré tout, il se trouve sans doute au fond de votre cœur le plus beau des cadeaux pour votre jour d’anniversaire, soit le souvenir impérissable du sourire et des yeux pétillants de celui ou celle qui vous manque tant. Les membres du personnel de la Maison commémorative familiale Rouleau se joignent à moi pour souhaiter avec tendresse : «Bon anniversaire» à ceux dont c'est le premier anniversaire en l'absence de l'être cher. Auteure : Nicole Pâquet, PRF

Et vous, comment vous appelle-t-on ?

Et vous, comment vous appelle-t-on ?

Et vous comment vous appelle-t-on ? En ces temps-ci de l’année nous soulignons la Fête des Mères. Décider d’être une mère ou un père est à mes yeux le plus grand engagement, la mission la plus importante et surtout le geste d’amour le plus gratuit qu’il soit que l’on peut prendre dans une vie, évidemment lorsqu’il est pris au sérieux... À chaque jour, tout le monde peut nous appeler par notre nom : Marie, Rose, Édith, Claude ou par notre titre : secrétaire, directeur de compagnie, mécanicien, infirmière, docteur(e), ou encore par notre sobriquet : Caillette, Jos, Ness, etc.... mais pas tout le monde porte le nom de maman qui est sans contredit le plus beau, le plus grand et le plus noble... Laissez-moi vous raconter une histoire à ce sujet : Un jour un enfant, demande à sa mère : « Maman, est-ce que je pourrais vous appeler par votre prénom papa et toi ? Tous mes amis le font, eux.» Sa mère de lui répondre : « Tu sais Éric, toutes les personnes sur la terre peuvent nous appeler M... et J-C... il y a seulement toi au monde qui peux nous appeler «Maman» et «Papa» alors je t’en prie....» Et voilà tout était dit. Quelques années plus tard Éric, leurs fils unique, est décédé. Plus jamais ces mots n’ont été présents dans leur quotidien. Papa, Maman, ces mots qui semblent de plus en plus rares laissent pourtant un vide énorme dans leur cœur. Et vous comment vous appelle-t-on? Quant à nous qui avons la joie d’être près de notre maman ou comme dans mon cas, de la mère de mes enfants, saisissons cette occasion pour lui dire à quel point elle est importante... Aux mères qui vivent cette journée avec, en leur cœur, l’absence de leur enfant chéri décédé et à tous les enfants orphelins de mère, nos tendres pensées vous accompagnent. Au plaisir de recevoir vos commentaires et vos réactions par courriel david.beaulieu@lrouleau.com Vous pourrez toujours lire les archives des chroniques sur le site www.lrouleau.com ou encore sur notre page Facebook.

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