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Chroniques

Restez informé(e) en consultant cette section régulièrement. Nous y inscrivons les dernières nouvelles, les récents événements et des chroniques se rattachant à notre Maison commémorative familiale.

Le temps, un cadeau de qualité pour le Temps des Fêtes

Le temps, un cadeau de qualité pour le Temps des Fêtes

Aujourd’hui, le tic-tac de mon horloge me ramène à la mémoire une multitude de souvenirs tels de bons moments passés auprès de ceux et celles qui ont déjà fait partie de mon quotidien et qui aujourd’hui, ne sont plus… Cette jolie musique m’indique aussi que cette minute qui vient de passer ne se représentera plus jamais dans ma vie. J’aurais beau vouloir la rattraper, que j’en perdrais je ne sais combien d’autres. En fait, il est inutile de vouloir rattraper le temps passé, mais en même temps, il est important de demeurer conscient que le temps présent que nous vivons chaque jour est un cadeau précieux. Le temps … il devient notre compagnon dès notre conception en passant par notre premier pleur de bébé naissant jusqu’à notre dernier souffle. Il voyage quotidiennement à nos côtés, mais il demeure aussi «incognito» pour ceux qui ne se soucient même pas de son existence. Malgré tout, il devient quelque chose de très convoité lorsque l’on sent qu’il nous file entre les doigts, comme lorsque vient le temps de faire les emplettes de la semaine, de s’occuper de la maisonnée, de se rendre au travail, de se présenter à l’heure à un rendez-vous. Hélas, nous savons tous que nous sommes impuissants devant cet allié incontrôlable de notre vie. De plus, le temps devient sans contredit une denrée recherchée, par exemple lorsqu’un médecin annonce tristement à son patient le décompte approximatif des jours de vie qui restent pour lui. Cette nouvelle amène brusquement à la mémoire de ce dernier que le temps deviendra son plus précieux trésor pour les jours à venir. Le temps sera alors un joyau non seulement pour lui-même, mais pour tous ceux qui l'entoureront et qui ne compteront que sur le temps pour être près de cette personne pour qui les jours seront comptés, se permettant ensemble de savourer toutes les minutes de leurs précieuses rencontres souvent improvisées. Vous comme moi, avez déjà entendu dire : « J’aurais dû prendre le temps de passer le voir.» «La dernière fois que je l’ai vue, j’aurais dû lui dire que je l’aimais tandis qu’il était encore temps». Et combien d’autres énoncés du genre que je pourrais répertorier. Ah! Le temps, ce fautif ! Les professionnels en rituels funéraires (PRF) et les officiers en rituels funéraires (ORF) de la Maison commémorative familiale Rouleau vous suggèrent de prendre du temps pour vous, pour vos proches, de profiter de toutes ces minutes que vous passez avec ceux que vous aimez en gardant bien en tête que tous ces moments sont des cadeaux, les plus beaux que l’on puisse donner et recevoir en ce Temps des Fêtes. Tous les employés de la Maison commémorative familiale Rouleau s’unissent pour souhaiter chaleureusement à toute la communauté du grand territoire de la Matanie et des environs, un Noël et une année remplis de paix, de sérénité et d'amour.

La certification, notre cadeau de Noël ; ICI le professionnalisme est authentique

La certification, notre cadeau de Noël ; ICI le professionnalisme est authentique

Par : David Beaulieu, PRF david.beaulieu@lrouleau.com Ici, le professionnalisme est authentique Vous êtes sans doute en pleine période de magasinage du Temps des Fêtes. Vous recherchez un cadeau distinctif, original et de qualité. Lors de vos achats, vous êtes exigeants sur la garantie offerte par le fabricant ou par le magasin et ce, en prévision d’un éventuel remboursement au cas où vous constateriez que le cadeau que vous venez d’acheter comporte des défauts de fabrication. De plus, avant de procéder à votre achat, vous vous assurez également de la bonne réputation du service après-vente du magasin. Vous vous méfiez également des aubaines sur la marchandise qui est en solde ou en liquidation et d’instinct, vous posez des questions au vendeur : «Pourquoi des prix à rabais ont été appliqués à cette marchandise? Y a-t-il des vices cachés ? Y a-t-il quelque chose que nous devrions savoir? Considérant ce rabais, le fabricant ou le magasin a-t-il coupé sur la qualité du produit ou le service après-vente? Et maintenant, si vous appliquiez cette situation au domaine des services funéraires, quelles seraient vos réflexions? Le 23 octobre dernier, la Maison commémorative familiale Rouleau a reçu sa certification professionnelle du Bureau de normalisation du Québec (BNQ), c’est notre cadeau de Noël à nous ; et nous tenons à le partager avec vous et à remercier toute notre fidèle clientèle pour la confiance manifestée depuis bon nombre d’années. Il ne s’agit pas d’une certification bidon ou d’une vulgaire marque publicitaire, car pour l’obtenir nous avons dû travailler avec acharnement pendant près de 7 ans, ayant été parmi les précurseurs au Québec de cette innovation ayant pour but d'assurer à tous les citoyens du Québec une qualité de services hors pair. Notre professionnalisme est authentique, ce n’est pas un slogan. Notre publicité ne ressemble pas à une vente de débarras. Vous ne verrez pas chez-nous des services qui sont amoindris ou complètement inexistants après les rituels funéraires. Pourquoi ? Tout simplement parce que nous avons trop de respect pour nos mandataires et les défunts qui nous sont confiés. Nos valeurs professionnelles nous interdisent de considérer les commémorations funéraires comme un marché aux puces, où tout est à vendre, peu importe la qualité du produit et du service. Nous vous proposons des choix qui correspondent aux besoins de chacun de nos mandataires et les accompagnons dans leurs démarches pour que le défunt reçoive une destination finale en conformité avec le respect qui est dû aux humains. Prendre soin du corps humain dans ses derniers moments exige des rituels soigneusement préparés, une minutie et une retenue inspirées de respect et de professionnalisme. Nous refusons de considérer un être humain comme une vulgaire marchandise dont on doit disposer rapidement en fin de vie. Le « fast-food » funéraire ne fait pas partie de notre ADN. Pourquoi ? Parce que la célébration commémorative d’une vie ou les funérailles ne doivent pas se dérouler à toute vitesse sans cérémonies solennelles, sans un dernier hommage au corps du défunt et sans prendre le temps de vivre son deuil. Voilà la tâche et les responsabilités qui nous incombent. En cette période des Fêtes, je vous invite à avoir une pensée spéciale pour les familles endeuillées de votre entourage, à les accompagner et à les soutenir dans leur deuil ; n’est-ce pas là l’un des plus beaux présents à leur offrir, votre écoute, votre empathie, votre épaule ?…. Je vous remercie encore de prendre quelques minutes de votre temps pour me lire et ce, semaine après semaine. Vos bonnes paroles, vos écrits me permettent de poursuivre avec vous cette belle aventure par le biais de l’écriture. Je vous invite à continuer à me transmettre les sujets pour lesquels vous souhaitez être informés, soyez assurés que je lis toutes vos correspondances, n’hésitez pas à m’écrire à david.beaulieu@lrouleau.com

La certification professionnelle dans les services funéraires, est-elle un gage de qualité?

La certification professionnelle dans les services funéraires, est-elle un gage de qualité?

Par David Beaulieu, PRF Le 28 novembre 2012 david.beaulieu@lrouleau.com Par David Beaulieu, PRF david.beaulieu@lrouleau.com Dans un souci de toujours aider les survivants du deuil, la Maison commémorative familiale Rouleau a adhéré au cours de la dernière année à un Réseau d’entreprises funéraires qui mettent en commun leur savoir-faire et ce, dans le but d’offrir à leurs mandataires les meilleurs services tout en ayant comme priorité l’innovation dans le domaine funéraire. Ce réseau s’appelle le Réseau Signature PRF, un acronyme qui signifie Professionnels en Rituels Funéraires. Déjà, une entente de formation à distance aux entreprises membres du réseau PRF a été mise sur pied en collaboration avec le Cégep de Rimouski. Ce programme permettra l’obtention d’une attestation d’études collégiales (AEC). Cette formation débutera sous peu. Dans cette même perspective, il y a déjà 5 ans nous avons été nommés pour travailler avec des collègues, des regroupements comme le Réseau FADOQ ainsi que des représentants du milieu de la protection du consommateur, afin de mettre en place une norme professionnelle pour les services funéraires. Voilà c’est fait! Le bureau de normalisation du Québec (BNQ) - un organisme gouvernemental affilié au Centre de recherches industrielles du Québec (CRIQ) - a lancé officiellement il y a presque un an, la norme BNQ sur la prestation de services professionnels à la clientèle pour les entreprises de services funéraires. Les entreprises funéraires au Québec pourront obtenir une certification professionnelle reconnue par un organisme gouvernemental indépendant soit le Bureau de normalisation du Québec - une première en Amérique du Nord. D’autres provinces emboîteront le pas dans un avenir rapproché. Dans cette norme professionnelle, on aborde les étapes de la vie et les rituels funéraires sous l’angle des rites de passage. Et un passage est toujours étroit, comme la naissance, l’adolescence, la vie d’adulte et finalement le passage de la vie à la mort. Pour adoucir ces étapes de la vie, les sociétés ont inventé des rituels de passage pour rassurer l’initié en le faisant accompagner par des personnes compétentes, sages et expérimentées. Je suis fier d’annoncer que notre entreprise, la Maison commémorative familiale Rouleau est l’une des premières entreprises à être certifiées au Québec. Pourquoi ? Tout simplement parce que nous sommes des adeptes du service-qualité pour nos mandataires et que nous ne craignons pas d’être évalués par un organisme externe pour la qualité de nos services. Ceci implique pour nous des obligations dont notamment, rendre des services conseils de qualité supérieure et offrir aux familles endeuillées tous les rituels adéquats que requiert la commémoration de l’être disparu et ce, tout en répondant aux critères les plus exigeants dans le domaine funéraire. Pour un professionnel en rituels funéraires(PRF), la qualité des services est l’une des plus grandes préoccupations. Son adhésion à une charte de valeurs organisationnelles, personnelles et professionnelles se résume en 5 valeurs : l’engagement, le respect, l’éthique, l’intégrité et l’empathie. Lors d’un décès, le sentiment de perte ressenti par les proches et les amis peut avoir un commencement de solution en se confiant à des gens compétents. Voilà la tâche et les responsabilités qui nous incombent.

Des funérailles, est-ce encore important de nos jours ?

Des funérailles, est-ce encore important de nos jours ?

Par David Beaulieu, PRF david.beaulieu@lrouleau.com Nous sommes à l’ère où de multiples transformations se font sentir dans notre société et ces changements touchent également le milieu funéraire ; ce qui me porte à croire que ces modifications sont sans doute la cause de bon nombre de vos questionnements. Parmi vos interrogations, s’inscrivent la pertinence de la tenue des funérailles et l’importance ou non de ces rituels en période de deuil. Auparavant, les gens n’avaient pas le choix, tout était prévu : le cortège, les couleurs, le réconfort de toute la communauté. De nos jours, souvent les personnes plus âgées oublient ou mettent de côté les rituels qu’ils ont bien connus dans le temps, par peur de déranger. J’ai même déjà entendu : « Je ne veux pas faire de mal à mes enfants … alors ils vont m’oublier et ils pourront continuer leur vie». L'appauvrissement des rites funéraires rend le deuil de plus en plus difficile à traverser pour ceux qui restent. Lors de la présentation du corps, il y a des parents, des amis qui viennent vous rencontrer et vous faire raconter l’évènement de la mort. Le fait de le raconter 15 fois, 20 fois est bénéfique, considérant son effet «libérateur», parce qu’on ne raconte jamais une histoire de la même façon. De plus, la célébration commémorative fait partie des rites qui sont porteurs de symboles, et soutien pour les personnes en deuil. Elle est également sans l’ombre d’un doute l’une des fonctions essentielles qui vous obligent à prendre le temps ou à vous donner le temps nécessaire pour intégrer cette nouvelle réalité qu’est la vie sans cet être cher disparu. On aura beau vouloir changer et réinventer les choses mais même en considérant l’évolution de tout ce qui entoure l’être humain, cela ne veut pas dire que son ressenti et son état d’âme ont changé par rapport à la mort. Au contraire, à travers le temps, le décès d’un être cher sera toujours pour une famille, un ami, une communauté, un moment difficile de l’existence et sera vécu comme un déchirement qui suscite souvent une multitude de questionnements sur notre propre mort et ce, peu importe à quel siècle nous naîtrons ou mourrons. Au même titre que ceux qui font le choix parfois trop rapide, de ne pas exposer le corps de l’être cher - ceux qui choisissent de ne pas faire de cérémonie funéraire ressentent souvent amertume et regret face au fait accompli. (Source : Dr. Alan D. Wolfet, Ph.D.) Quand tout semble s’écrouler autour de nous, les rites funéraires contribuent à nous faire retrouver une certaine stabilité.

Fier d'être un visionnaire d'ICI

Fier d'être un visionnaire d'ICI

Par : David Beaulieu, PRF david.beaulieu@lrouleau.com Voilà c’est fait! Les Maisons commémoratives familiales Fournier et Rouleau sont maintenant certifiées par le Bureau de normalisation du Québec (BNQ). Depuis 2006, nous travaillons sur ce projet et je suis fier d'être l’un des initiateurs d’une certification professionnelle dans le domaine funéraire. Tout ça pourquoi? Pour faire évoluer la profession bien sûr, mais aussi et surtout pour assurer un service de qualité aux personnes vivant un deuil et qui doivent faire confiance à une Maison funéraire certifiée, les seules pour l’instant dans tout le Bas-St-Laurent et la Gaspésie. Je suis fier également de la création de deux programmes uniques de formation dans le monde funéraire, développés en partenariat avec le CEGEP de Rimouski. Pourquoi uniques? Parce que c’est la première fois que des programmes de formation continue, PROFESSIONNELS EN RITUELS FUNÉRAIRES ET OFFICIERS EN RITUELS FUNÉRAIRES aboutissent à la fois à l’obtention d’une reconnaissance académique (une attestation d’études collégiales (AEC)) et à l’obtention d’un titre professionnel (PRF, pour Professionnel en Rituels Funéraires et ORF, pour Officier en Rituels Funéraires). Enfin, une RECONNAISSANCE ET UNE NOTORIÉTÉ pour tous ceux et celles qui se dévouent passionnément pour leur profession. En mettant en place ces deux programmes pour l’obtention d’un des deux titres professionnels, nous nous imposons des exigences supérieures à la moyenne dans le monde funéraire d’aujourd’hui, afin d’offrir à notre clientèle et à nos mandataires un service de qualité supérieure. Ce service consiste, faut-il le rappeler, à écouter et à épauler dans le deuil, chaque année, des centaines de familles québécoises. Le décès d’une personne est aussi un moment unique, qui demande une préparation minutieuse, de l’empathie et beaucoup de professionnalisme. Ce métier diront certains, ce travail diront d’autres, est en fait une véritable profession, dans ce qu'il y a de plus riche et de plus profond dans une vie humaine. C’est la reconnaissance de l’importance des rites de passage de la vie à la mort, la reconnaissance de l’importance de l’accomplissement d’une vie, peu importe le statut social d’un citoyen ou de l’importance du vécu d’une personne. Qu’elle soit pauvre ou riche, une personne, un citoyen, a droit à des rituels funéraires décents et à des services professionnels de qualité supérieure. Je vous remercie d’avoir pris quelques minutes de votre temps pour me lire et je vous invite à continuer de me transmettre les sujets pour lesquels vous souhaitez être informés, soyez assurés que je lis toutes vos correspondances, n’hésitez pas à m’écrire à: david.beaulieu@lrouleau.com

La norme reconnue

La norme reconnue

Yves Therrien ytherrien@lesoleil.com le 3 juin 2011 Le professionnalisme des entreprises funéraires sera désormais reconnu par une certification du Bureau de normalisation du Québec avec la mise en place d’une norme de qualité qui a été annoncée hier à Québec. «Nous voulions cette norme pour élever les standards dans l’industrie funéraire», explique en entrevue la directrice générale de la Corporation des thanatologues du Québec, Nathalie Samson. «Pour les consommateurs, ce sera plus transparent quant à la qualité des services. Et la norme va plus loin que la formation professionnelle des gens dans le domaine, car il s’agit d’un sceau de qualité. C’est plus qu’un code d’éthique, même si nous en avons déjà un.» Selon la directrice de la corporation qui représente plus de 55 % des entreprises funéraires au Québec, la norme a aussi l’avantage d’être une certification remise par un organisme externe et neutre. La certification sera accessible à toutes les maisons funéraires, qu’elles soient membres ou non de la Corporation des thanatologues. «Nous avons commencé à penser à cette norme en 2006 parce que nous étions préoccupés par des moyens d’aller plus loin que la formation, ajoute Mme Samson, en pensant à une norme de qualité qui tiendrait aussi compte des particularités régionales et des différentes formes de funérailles. Les funérailles sont différentes les unes des autres. Ce n’est pas un copier-coller d’un événement à l’autre ou d’une région à l’autre. Mais la qualité des services doit être élevée dans tous les cas en tenant compte de la famille endeuillée devant soi.» Puisque c’est une norme qui touche le professionnalisme, elle touchera aussi toute la chaîne des services et les fournisseurs des maisons funéraires, puisque la maison funéraire devra s’assurer de la qualité des produits et des services accompagnant les services funéraires. «Ce pourrait être en proposant une liste des fournisseurs accrédités comme pour les pierres tombales par exemple», ajoute Mme Samson. «La norme Entreprises de services funéraires – professionnalisme certifié a pour objet de fixer les exigences quant à la qualité de la prestation des services à la clientèle offerts par les entreprises de services funéraires. Elle définit, par une démarche consensuelle, les standards de professionnalisme à atteindre pour le milieu funéraire», indique le communiqué annonçant la création de la certification. Le nouveau logo permettra aux consommateurs d’identifier les entreprises funéraires certifiées.

Les nouveaux rituels funéraires ?

Les nouveaux rituels funéraires ?

Les « nouveaux » rituels funéraires ? Dans mon dernier article, je vous faisais part (brièvement) de ce que pouvait être un rituel, suite aux présentations que j’ai faites sur le sujet depuis quelques temps. Lors de ces présentations on me demande souvent de parler des « nouveaux » rituels funéraires. Depuis plusieurs années, au Québec et ailleurs en Amérique du Nord, un vent de changement souffle dans les façons de vivre un rituel funéraire. Il y a déjà plusieurs années, la crémation fut un changement (ou une nouveauté) majeur. Cette nouvelle façon de disposer d’un corps est arrivée à un moment où une grande partie de la société (lire les baby-boomers et leurs parents) recherchait quelque chose pour remplacer les rituels chrétiens connus. L’équation fut donc simple : on associa les « nouveaux rituels » à la crémation. Souvent lorsque les gens s’intéressaient à la crémation AUCUN rituel n’avait lieu (je généralise pour les besoins de cet article, mais un changement défini fut observé). D’autres facteurs comme le grand besoin de performance de la société, le peu de temps disponible des familles, le déni social de la mort ont contribué à prendre la crémation comme un rituel. Or je vous annonce que la crémation n’est pas un rituel ! C’est un mode de disposition du corps, comme l’inhumation l’est aussi… Cela étant dit, la crémation peut faire partie d’un rituel funéraire mais cela ne peut pas être LE rituel en tant que tel. Un rituel funéraire se doit d’être constitué de plusieurs étapes utilisant entre autres des gestes et des textes symboliques pour donner un sens à un événement et surtout pour donner de l’espoir à ceux et celles qui font partie de ce rituel. Le rituel se veut aussi une façon de se recentrer lorsque nous sommes sortis, à cause de notre peine, des balises sociales connues. Lorsque, dans mon dernier article, je faisais mention que les rituels étaient d’abord Humains et ensuite religieux (si tel est votre désir ou votre croyance), voilà ce à quoi je voulais en venir : l’important c’est d’avoir des rituels et qu’ils soient significatifs. La préparation à un rituel funéraire fait partie intégrante de celui-ci. Il va sans dire qu’il est important de prendre au sérieux cette étape et d’accepter de se faire guider par des professionnels qui ont une expérience crédible. Nous sommes là pour vous accompagner dans ces démarches. Nous ne ferons pas le travail pour vous, mais il s’agit d’avoir un guide pour qu’un rituel soit significatif et que vous en sortiez grandi. Dans un reportage de Second Regard, il fut mentionné que parfois l’organisation de rituels funéraires peut déraper et manquer la cible, nous l’avons tous vu et ne souhaitons pas que cela se produise. Les rites et rituels sont aussi remplis de nos coutumes, de notre histoire et de notre culture. L'histoire fait donc partie de nos rituels. Lorsque nous parlons de changements dans les rituels funéraires, il s'agit plutôt de changements dans notre façon de vivre ceux-ci. Une société en mouvement change nécessairement sa façon d'interpréter les choses. Ce que l’on fait de nos morts reflète inévitablement ce que nous sommes comme société avec ses bons et moins bons côtés. De grands débats sont à l’horizon et quelques-uns sont déjà commencés, comme la consultation publique sur le droit de mourir dans la dignité et la suite logique de cette question implique naturellement la mort. Donc, que ferons-nous de nos rituels funéraires ? Est-ce qu’il est normal que la commission des normes du travail ne donne qu’une journée payée lors du décès d’un proche ? Plusieurs questions auxquelles nous devrons répondre …

Parler des rituels funéraires une bonne chose ? Partie1

Parler des rituels funéraires une bonne chose ?  Partie1

Depuis deux semaines j’ai donné quelques conférences sur les rituels funéraires pour différents organismes. Souvent les personnes responsables d’organismes me demandent principalement de parler des arrangements préalables, c’est le réflexe normal lorsqu’on veut informer les gens. Donc, lorsque j’amorce ma conférence, je commence tout d’abord en me présentant et en expliquant qu’aujourd’hui je parlerai un peu des arrangements préalables, mais que je parlerai surtout des rituels funéraires et de l’importance d’avoir des rituels dans nos vies. Je surprends souvent l’assemblée qui s’attend à ce que je parle de fiducie et de cercueils ! Pourquoi commencer en parlant de rituels funéraires alors qu’on est ici pour des arrangements préalables ? Pour plusieurs raisons en fait ! Dans cette chronique je tenterai d’expliquer ce qu’est un rituel et d’où cela provient… Les rituels ca part d’où ça ? Je ne prétends pas détenir la vérité et je tenterai d’expliquer simplement un concept plutôt complexe qui fait partie de nos vies depuis toujours. Imaginez le premier humain à voir son semblable mourir. Cela a dû être une expérience pour le moins traumatisante et plusieurs questions se sont sûrement bousculées dans la tête de l’homme. Pourquoi lui et pas moi ? Son corps est là mais il y a quelque chose de différent… Cela va-t-il m’arriver à moi aussi ? Quand ? Et s’il ne répond plus, il est où ? Qu’est ce que je fais avec cette situation ? Je « caricaturise » un peu mais vous comprenez les sentiments probablement ressentis à ce moment : la peur devant l’inconnu. Donc pour avancer très rapidement dans le temps, il faut comprendre que l’humain en société s’est doté de gestes et de représentations pour tenter d’expliquer l’inexplicable : la mort. On dit que les rituels c’est le théâtre de l’âme. Les rituels sont facilement reconnaissables dans les célébrations religieuses (l’eau bénite et le geste, l’encens et le geste…) mais ne sont pas exclusifs au domaine religieux ; les rituels sont d’abord humains. Les rituels sont le résultat de réflexions sociales, communautaires et représentent la culture, l’histoire et les coutumes d’un peuple et, puisque la mort fait partie de la vie, l’humain s’est doté de rituels funéraires… Je vous propose donc une définition d’un rituel funéraire par Josée Jacques, psychologue: Définition d’un rituel funéraire : Les rituels funéraires constituent un temps d’arrêt marquant la perte d’un être significatif. Ils contribuent à faciliter le deuil tant chez les adultes que chez les plus jeunes. En effet les rituels funéraires permettent de confirmer la mort; de se rendre compte de la perte entraînée par la mort; d’exprimer ses émotions; de recevoir un soutien social; de se rappeler les qualités et l’unicité de la personne décédée; de donner un caractère spirituel sacré et/ou religieux à la mort; de réfléchir au sens de la vie et de la mort. » Josée Jacques Si vous me lisez pour les prochaines chroniques nous élaborerons sur d’autres facettes de ce sujet qui finiront par se relier et je le souhaite, vous donner les outils nécessaires pour entamer une réflexion sur le thème, par exemple : Les rituels funéraires en changement Des professionnels pour les rituels Au plaisir de recevoir vos commentaires et vos réactions suite à ces «chroniques» par courriel à : david.beaulieu@lrouleau.com Vous pourrez aussi lire les archives des chroniques sur le site www.lrouleau.com. Nous sommes là... www.lrouleau.com • 562-2166 David Beaulieu

L’art de la mort

L’art de la mort

MARIO ROY mroy@lapresse.ca L'exposition À la vie, à la mort est présentée jusqu'au 6 septembre au Musée des religions du monde, à Nicolet. Oeuvre du portraitiste Walter Schels et de la journaliste Beate Lakotta, elle est constituée des photographies de 26 personnes, prises peu avant puis peu après leur décès. De courts textes décrivent leurs ultimes réflexions, dominées par l'étonnement et l'incompréhension. Ce n'est évidemment pas une exposition facile à fréquenter. Mais elle est nécessaire. La mort semble ne plus exister, en effet. Le sujet est banni des conversations. On meurt en institution, soustrait aux regards, en un banal épisode techno-médical. Les dépouilles ne sont plus exposées, mais rapidement incinérées. Les cendres, qui n'ont plus rien d'humain, sont enfouies dans des urnes discrètes. Rien de cela n'est vraiment normal. La preuve, c'est que la mort effraie comme jamais dans le passé parce qu'elle n'est plus enseignée, pour ainsi dire, et ne fait plus partie du processus normal de la vie. Dans la civilisation judéo-chrétienne, des «modes d'emploi» de la mort existaient dès le XVe siècle?: ainsi, Ars Moriendi, ou L'Art de la mort, a été publié en 1415 et ensuite réédité plus d'une centaine de fois. Ces guides étaient évidemment imbibés de bondieuseries?: comment faire autrement puisque c'est précisément la conscience de la mort qui a entraîné l'invention de tous les dieux et de toutes les religions? Or, le vacuum créé par le recul de la foi religieuse dans la plupart des sociétés développées n'a pas été comblé par ce qui aurait dû être un corpus laïque, humaniste, destiné à pacifier la mort. Une telle chose n'existe pas. À la fois médecin et essayiste, Atul Gawande dit: «Au cours des dernières décennies, la médecine a rendu caducs des siècles d'expérience, de tradition, de discours sur notre mortalité et a créé une nouvelle difficulté pour le genre humain: réapprendre comment mourir» (dans The New Yorker, notre traduction). De sorte que, pour l'instant, chacun marche à tâtons et dans la douleur sur le chemin menant à sa propre fin. C'est le cas, actuellement, du journaliste et essayiste britannique Christopher Hitchens, auteur de Dieu n'est pas grand, un des pères de ce qu'on appelle maintenant le Nouvel athéisme, atteint à 61 ans d'un cancer probablement incurable. Il en parle avec franchise et profondeur ce qui, venant de lui, est d'un grand intérêt (voir à ce sujet et au sujet de ses mémoires, Hitch-22, le blogue de l'édito sur Cyberpresse). En banlieue de Québec, il y a quelques jours, un couple âgé s'est donné la mort en un pacte de suicide, déduit-on. On se demande en pareil cas: peut-on se suicider pour ne pas avoir à affronter une mort plus dure encore? Ce n'est pas absurde: le cas est fréquent chez les soldats en mission risquée, par exemple, ou chez certains malades qui se savent condamnés. Que faire devant une telle détresse? En un mot, peut-être: moins de médecine invasive et inutile, plus de secours humains et de choix laissés à celui qui va mourir; moins de fabulation ésotérique et plus de tendresse. Davantage de lieux de mort comme il y a des lieux de naissance (ou mieux encore: plus de soutien à domicile). Davantage d'aide psychologique. Et, surtout, surtout: un retour de l'acceptation et de la présence de la mort dans la vie.

Peut-être...

Peut-être...

Peut être que certains d’entre vous reconnaissent ma photo. J’ai peut être eu le privilège d’accompagner certains d’entre vous à la suite du décès de l'un de vos proches… Mon nom est David Beaulieu. Je suis vice-président et professionnel en rituels funéraires à la Maison commémorative familiale ROULEAU. Voilà pour les présentations… Dans les mois qui suivront, j’userai de ces quelques lignes pour traiter de différents sujets en lien avec la mort comme le deuil, les étapes du deuil. Je vous ferai part de certaines lectures ou citations, je vous transmettrai des informations sur des activités spéciales dans la région, je tenterai de vous lancer sur différentes pistes de réflexions... Je souhaite que la lecture de ces chroniques engage des discussions avec vos proches. La mort et le deuil sont bien souvent des sujets tabous ou peu discutés parce qu’ils sont remplis d’émotions et de douleur; utilisons cette opportunité pour parler... Pour nous, vous accompagner ce n’est pas seulement être présents lors du décès de l’un des vôtres, mais c’est aussi vous offrir des outils qui peuvent vous aider à traverser ces moments d’épreuves dans vos vies. Je ne suis pas psychologue et cette chronique n’a pas la prétention d’être une consultation, mais par les réflexions qu’elle engendrera, je suis convaincu qu’elle deviendra un outil… Peut être... Au plaisir de recevoir vos commentaires et vos réactions suite à ces «chroniques» par courriel à : david.beaulieu@lrouleau.com. Vous pourrez aussi lire les archives des chroniques sur le site www.lrouleau.com. Nous sommes là... www.lrouleau.com • 562-2166 David Beaulieu

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