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Chroniques

Restez informé(e) en consultant cette section régulièrement. Nous y inscrivons les dernières nouvelles, les récents événements et des chroniques se rattachant à notre Maison commémorative familiale.

Vivre son deuil, un acte de partage et de civisme envers la communauté

Vivre son deuil, un acte de partage et de civisme envers la communauté

Nous vivons dans une société de plus en plus branchée, mais paradoxalement nous sommes de plus en plus isolés. Trop souvent le deuil lors d’un décès est considéré comme une responsabilité personnelle et une obligation strictement familiale pour les proches d’un défunt. De cette façon de penser, découle la tendance au fast-food funéraire ou à la crémation directe. On veut vivre son deuil rapidement pour éviter une période de souffrance, de chagrin. Ceci met fin par conséquent, au recueillement et à l’hommage au défunt en présence d’amis, de collègues de travail ou tout simplement de personnes qui désirent voir une dernière fois le corps de l’être qui a vécu dans sa communauté et qui a été aimé. Vivre un deuil n’est pas un geste privé ou égoïste, c’est un événement marquant dans la vie de tout citoyen, car nous appartenons tous à une communauté de vie. Nous partageons nos joies et nos peines avec notre entourage et nos amis, lorsque nous sommes vivants. Nous célébrons la naissance, le mariage, le bal de fin d’études, les fêtes de Noël, de Pâques et même la fête de l’Halloween. Ce besoin de partage se cristallise maintenant sur internet avec les phénomènes Facebook et Twitter. Alors pourquoi ne pas souligner le départ d’une personne que l’on a aimée, qui a fait partie non seulement d’une famille, mais aussi d’une communauté de vie toute entière. Vivre son deuil est un acte de civisme et de partage avec la communauté qui nous entoure. Nous devons penser les rituels funéraires comme étant l’étape d’une vie, tout autant que les étapes de la naissance et du mariage. Le deuil fait partie des rites de passage, c’est un cérémonial civique de la vie à la mort. N’hésitons pas à prendre le temps de vivre son deuil, de partager en présence du corps du défunt nos peines et nos joies avec nos proches parents, nos amis ou tout simplement avec les citoyens qui veulent célébrer un dernier moment et se remémorer des souvenirs avec l’être aimé et respecté. Vivre son deuil, c’est avant tout un acte civique de respect envers le défunt, d’empathie et de partage avec les proches vivant dans une communauté de vie. Vivre son deuil, ce n’est pas un acte isolé, c’est un moment unique et précieux de partage dans la vie d’un citoyen décédé.

Avec de l'encre et du papier je t'écrirai

Avec de l'encre et du papier je t'écrirai

Pour commentaires : David Beaulieu, PRF agréé david.beaulieu@lrouleau.com Vous avez perdu un être cher, vous avez eu la chance de pouvoir passer les derniers moments à son chevet. Vous avez pu parler avec cette personne de tant de choses avant qu’elle ne vous quitte. Vous avez pu lui dire combien elle vous manquera, combien elle a été importante dans votre vie. Vous avez sans doute pu revivre avec elle divers moments heureux et peut-être par la même occasion, pu lui demander quelques pardons, libérant ainsi votre conscience. Il se peut que vous n’ayez pas eu le courage ou la force de lui dire librement toutes les émotions qui vous habitent. Il se peut également que la vie ait fait que vous n’ayez pas eu le temps d’avoir cet échange avec la personne disparue, parce qu’elle vous a quitté(e) au moment où elle-même s’y attendait le moins. Que vous ayez pu vivre ces moments ou non, je vous encourage à écrire une lettre à la personne qui vous a quitté(e), question de vous aider à traverser cette période de tristesse. Personne ne jugera votre écriture ni vos écrits, vous êtes en dialogue avec l’être disparu. Vous pourrez alors mettre des mots sur des moments heureux vécus, mais aussi sur des évènements malheureux dont vous n’avez peut-être plus jamais osé parler. L’écriture vous permet de vous exprimer et aussi d’extérioriser votre peine pour laisser la place à la sérénité et à l’acceptation. Une fois votre lettre déposée dans une enveloppe bien cachetée et décorée à votre goût, vous pourrez la déposer tout près de la personne que vous avez tant aimée, avant la fermeture du cercueil. Celle-ci pourra alors emporter avec elle comme en secret, vos plus beaux écrits. Les vertus incroyables de l’écriture sont souvent oubliées. L’écriture permet de se libérer, sans aucune crainte d’être jugé(e) par qui que ce soit, n’ayant comme témoin qu'un stylo et une feuille de papier. Osez l'expérience, vous pourrez constater l’effet libérateur et thérapeutique de l’écriture ! Les officiers (ORF) et professionnels (PRF) en rituels funéraires de la Maison commémorative familiale Rouleau vous réitèrent leur support empathique et leur soutien en période de deuil et vous encouragent à expérimenter l’écriture ; une route qui pourrait vous mener sur le chemin de la guérison beaucoup plus que vous ne pourriez l’imaginer. Auteure: Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires INFOS En référence à l’article 5.9.3 du document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ9700-699), seule une entreprise funéraire CERTIFIÉE doit avant toute présentation ou exposition d’un défunt, faire une vérification de l’état du défunt, du cercueil et du salon de présentation par un membre de son personnel. Lorsqu’une urne est exposée, l’entreprise funéraire CERTIFIÉE doit s’assurer de son identification et doit l’exposer de manière respectueuse pour le défunt.

Les promesses

Les promesses

Lorsque tout va bien dans notre vie et que nous discutons des rituels funéraires avec nos proches, il nous arrive de dire : « Quand je vais mourir, je veux que vous me promettiez que je serai incinéré, pas exposé, que mes cendres seront dispersées aux quatre vents et que mes funérailles se dérouleront à telle église, etc…». Mais voilà qu’au moment du décès, ceux qui restent doivent, en plus d’affronter la peine, exécuter les promesses faites dans des circonstances de joie et de vie, sans la pleine conscience de tout ce que ces promesses peuvent impliquer pour eux et pour les autres. Quand vous vous exprimez à ce sujet, soyez vigilants et prudents car peut-être que certaines promesses ne seront pas ajustées aux sentiments que ressentiront vos proches au moment de vivre l’épreuve. Peut-être qu’ils réaliseront que leurs besoins sont différents maintenant qu’ils font face à l’épreuve. Peut-être qu’ils ressentiront le besoin de vous revoir une dernière fois. Peut-être qu’ils regretteront d’avoir fait ces promesses et souhaiteront les respecter juste parce qu’ils l’ont promis et qu’ils veulent respecter vos volontés. Peut-être qu’ils réaliseront aussi à ce moment-là que le deuil a une dimension personnelle, bien sûr, mais aussi une dimension familiale, sociale et communautaire qu’il faut aussi respecter. La définition du respect, ce n’est pas d’exécuter des demandes qui peuvent blesser les gens qu’on aime. Comme le dit l’Abbé André Bouchard; « le respect c’est la qualité du regard que l’on pose sur les personnes, les événements et les choses. Regardons à deux fois avant de prendre une décision si lourde de conséquences pour ceux et celles qui restent. » Les rituels funéraires ont été inventés par et pour les humains afin de permettre un passage important de la personne décédée et de son entourage. Les rituels funéraires, c’est culturel, et ils ont une fonction thérapeutique. Avant de trop les réduire, il est essentiel d’en comprendre l’importance et l’utilité lors d’un deuil. On ne peut pas sortir de notre vie, de nos engagements en cachette, soucions-nous des autres même quand nous ne serons plus là, car pour ceux et celles qu’on laisse, ça peut faire une grande différence pour leur guérison. Comme professionnel en rituels funéraires, ce que je perçois en ces moments, malgré la douleur et la peine qu’ils vivent, c’est que ceux et celles qui restent ont la capacité de faire les choix importants pour eux et pour leur entourage. Si, parfois, vous tenez à laisser des directives à l’égard de vos rituels, il serait judicieux de leur laisser aussi le message suivant : « Si pour une raison ou une autre, vous deviez modifier en tout ou en partie mes volontés exprimées, sachez que je serai de tout coeur avec vous et tout à fait en accord avec les modifications que vous jugerez à propos d’apporter à ce moment-là.» Notre plus grand souhait n'est-il pas que ceux et celles que nous laissons arrivent à traverser le deuil et qu’ils soient un jour capables d’aimer et de s’engager à nouveau dans des liens d’amitié et d’amour ? Les rituels funéraires sont un des éléments importants qui favorisent la guérison du coeur pour atteindre ces objectifs.

Au nom de la pérennité

Au nom de la pérennité

La vie fut remplie de belles aventures et combien elle fut généreuse. Malgré les jours, malgré les mois, rien n’aurait pu me faire croire que la mort, cette dérobeuse, viendrait brimer si vite notre quiétude et me prendre telle une voleuse, toi qui fus dans ma vie, si précieux(se). Pendant ces moments difficiles, mes proches ont su m’entourer. Malgré les jours, malgré les mois, ils ont été là et le sont encore aujourd’hui pour m’épauler. Pendant les jours plus gris, j’ai pu aussi bénéficier des services de gens qualifiés. Ils ont su trouver les mots et m’offrir un accompagnement professionnel et chaleureux pour me réconforter. Ma peine fut grande, venant assombrir tous mes matins. Malgré les jours, malgré les mois, j’ai dû apprivoiser ton absence et trouver le chemin me guidant vers un autre lendemain. Je dois poursuivre ma route sachant que la vie cherche à me tendre la main. Je sais que dans mon coeur, toujours tu vivras et resteras. Malgré les jours, malgré les mois, les beaux souvenirs seront toujours là. Je te remercie pour tous ces moments partagés avec toi. Ce n’est qu’un au revoir, car je me plais à croire que l’on se reverra. Aujourd’hui, j’emprunte avec espoir les sentiers de la guérison. Malgré les jours, malgré les mois, j’ai confiance que viendront pour moi des jours de grandes moissons où le soleil saura m’apporter la chaleur de ses rayons et me permettre avec le temps d’entrevoir de nouveaux horizons. Il fut inscrit un jour en ces pages, la nouvelle de ton décès consulté par tant de gens qui t’aimaient. Malgré les jours, malgré les mois, tous peuvent encore faire retour à cette page pour revoir le souvenir des événements et l’évocation de ton portrait, souscrivant ainsi à la grandeur de ton héritage afin qu’il ne s’éteigne jamais. Au nom de la pérennité, je tiens à te garder présent en mots et en images. Malgré les jours, malgré les mois, ton empreinte restera tel un adage pour permettre à tous de conserver en permanence la précieuse trace de ton passage. Il est salutaire de pouvoir à l’occasion, retrouver les inscriptions qui ont été publiées et qui ont été signifiantes, au moment où nous ont quittés les êtres que nous avons tant aimés. C’est ainsi que la Maison commémorative familiale Rouleau vous rassure quant aux inscriptions qui sont faites jour après jour sur son site web. Celles-ci seront toujours disponibles pour consultation, témoignant ainsi de l’importance de se commémorer avec respect toutes ces vies qui ont été. « C'est la présence de la mort qui donne un sens à la vie » (de Maurice Genevoix) Auteure : Nicole Pâquet Professionnelle en rituels funéraires INFOS En référence à l’article 5.3.2 du document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ9700-699), seule une entreprise CERTIFIÉE en services funéraires se doit d’offrir à sa clientèle la possibilité de rédiger un avis de décès et de le diffuser dans différents médias, notamment sur le Web.

J'ai besoin d'en parler

J'ai besoin d'en parler

Peut-être qu'au cours de ces dernières semaines ou de ces derniers jours, vous avez été ébranlés par la mort d’un être cher. Les rituels funéraires ont déjà eu lieu dans la plus grande sérénité. Vous étiez entourés de nombreux parents et amis, de gens de toute une communauté qui se sont déplacés pour venir rendre un dernier hommage à cette personne si chère. Suite à ces événements, les membres de vos familles et vos amis sont retournés à leur domicile ; c’est maintenant la solitude, le vide…. C’est dans ces moments que l’on se retrouve seul, la plupart du temps sans personne à qui parler, même si ce besoin semble criant. On se demande alors pourquoi toutes ces personnes qui étaient là présentes et réconfortantes au salon funéraire et au moment de la célébration commémorative semblent maintenant distantes. Pourquoi semblent-elles soudainement occupées à faire toutes sortes de choses, sauf parler ; parler du départ de cette personne qui n’est plus. Lorsqu’un endeuillé tente d’exprimer sa peine aux membres de son entourage, souvent ces derniers lui répondent pour éviter toute conversation : «Ne te laisse pas abattre - Prends-toi en main – T’es une personne forte, tu vas t’en sortir – Sors davantage, ça va te faire du bien» Une bonne majorité des personnes qui se comportent ainsi ne sont pas volontairement maladroites. C’est que bien souvent, elles ne sont pas à l’aise, elles ne savent pas quoi dire ni quoi faire lorsqu’une personne endeuillée tente de leur parler de la relation qui vient de prendre fin. Ces personnes ne savent peut-être pas et ne sont probablement pas conscientes que pour un endeuillé, il est important de parler, de raconter plusieurs fois sa peine, cela l’aide à libérer ce qu’il ressent. Si l’endeuillé pouvait davantage partager son chagrin et exprimer ses émotions, il pourrait plus facilement accéder à la «guérison». Un deuil prend toute la place, pendant que les membres de toute une communauté reviennent vite à leurs préoccupations quotidiennes. Un deuil prend parfois beaucoup de temps à se faire. Ne craignons pas d’assister et d’écouter ces gens qui ont grand besoin de parler. Souvent, des gens nous font part de leur gratitude et nous disent à quel point ils ont été touchés par l’oreille attentive d’un proche, d’un ami ou d’un voisin à un moment où ils en avaient tant besoin. À la Maison commémorative familiale Rouleau, nous prêtons aussi notre oreille pour vous écouter et notre épaule pour vous accompagner dans ces moments douloureux de votre existence. Vous pouvez compter quotidiennement sur notre soutien empathique. Nous sommes ICI pour servir toute une communauté avant, pendant et après les rituels funéraires. Auteure: Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires INFOS En référence à l’article 6.2.1 du document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ9700-699), un directeur d’entreprise funéraire CERTIFIÉE doit détenir soit un permis d’embaumeur, soit un diplôme d’études collégiales (DEC), soit un diplôme universitaire, et il doit avoir suivi une formation donnée par un organisme reconnu dans le domaine funéraire.

Est-il préférable d’intégrer les enfants aux rituels funéraires?

Est-il préférable d’intégrer les enfants aux rituels funéraires?

Les adultes se questionnent souvent sur les attitudes à adopter auprès des enfants lorsqu’une personne de leur entourage décède. Ils veulent leur épargner la tristesse ou encore les images associées à la mort. Par peur de les effrayer ou encore d’éveiller trop d’émotions, ils ont souvent tendance à les exclure des rituels funéraires. Pourtant, même si ces moments peuvent être chargés émotivement, ils peuvent être aussi bénéfiques pour les enfants qu’ils le sont pour les adultes. En effet, l’assistance à des rituels et/ou la vue de la personne décédée peut permettre à l’enfant de mieux reconnaître la réalité de la perte. De plus, en participant aux activités de ses proches, l’enfant a l’impression de faire partie de la famille et d’être intégré à son milieu. Sa présence aux rituels lui évite ainsi un sentiment d’exclusion. De plus, en constatant que la mort est bien réelle, il délaisse certaines pensées magiques qu’il peut entretenir ou les scénarios qu’il a pu imaginer. D’ailleurs, pour l’enfant, la réalité est souvent moins troublante que l’imaginaire. En participant aux rituels, il reçoit le soutien de ses proches et bénéficie de leur affection. Avant la visite au salon funéraire ou la participation aux différents rituels, un adulte devrait prendre soin de lui expliquer de façon détaillée le déroulement de ce qu’il va vivre et de ce qu’il verra ou entendra. Lors des rituels, une personne moins impliquée sur le plan affectif devrait être désignée pour accompagner l’enfant et lui donner le support dont il a besoin. Cette personne pourra ainsi le consoler, répondre à ses besoins et à ses questions. Sans lui donner une multitude de détails, elle se montrera honnête et authentique. Ainsi, cette personne peut dire qu’elle ne sait pas exactement ce qui se passe après la mort, mais qu’elle croit que… Le respect du rythme et des volontés de l’enfant est de mise. Si celui-ci se sent incapable de participer aux rituels funéraires de la personne décédées, on peut lui proposer un geste individuel qui sera significatif pour lui : allumer une bougie, faire un dessin rappelant un souvenir agréable, planter un arbre, créer un coffre à souvenirs dans lequel l’enfant placera ce qui lui rappelle le défunt, etc. L’important est ne rien imposer et de rassurer l’enfant sur sa non culpabilité en ce qui concerne les événements. Avec simplicité, il doit être informé qu’il ne pourra plus revoir la personne défunte, mais qu’il pourra toujours penser à elle et l’aimer.

Nos plus beaux souvenirs

Nos plus beaux souvenirs

Pour commentaires : David Beaulieu, PRF david.beaulieu@lrouleau.com Nous avons tous en réserve des épisodes dans nos vies qui sont de mauvais souvenirs que l’on souhaiterait vivement oublier. Toutefois, il y a aussi de douces images du passé que l’on souhaiterait faire revivre à tous les jours. Nous gardons toujours un attachement à ceux et celles qui ont quotidiennement fait partie de nos vies et ce, peu importe quand et comment elles ont pu nous quitter. Il ne faut pas hésiter à échanger avec nos proches afin qu’ensemble on puisse se souvenir de mille et un petits faits ou gestes qui sont tirés d’événements ou de précieux moments passés auprès de ceux qui ont quitté ce monde… D’ailleurs, plusieurs d’entre vous se souviendront et se rappelleront… • Des vacances de jeunesse passées au chalet de vos parents où votre maman vous cuisinait les meilleurs ragoûts au monde ; • Des randonnées en forêt avec un frère aîné durant lesquelles il vous a appris à maîtriser la technique du tir à l’arc ; • Les fous rires partagés avec une soeur lors de voyages dans le Sud, ou même des marches prises pendant les soirées froides et enneigées d’hiver ; • De la façon dont votre père savait toujours tirer le meilleur de tout ce qui semblait pourtant être le pire; • Des longues conversations avec votre mère sous la véranda où elle vous a enseigné les secrets du tricot en racontant ses expériences passées ; Au plus profond de nous se trouve un coffret où nous pouvons ranger les plus merveilleuses histoires et les plus belles images du passé tout en gardant bien présent à notre esprit le plus important… La mort emporte avec elle le lien physique qui nous lie à ceux qui nous sont chers, mais elle ne peut pas emporter nos plus beaux souvenirs… il n’en tient qu’à nous de toujours les entretenir ! auteure : Nicole Pâquet, PRF

Le FAST FOOD funéraire est-il bon pour la santé de ceux qui restent ?

Le FAST FOOD funéraire est-il bon pour la santé de ceux qui restent ?

Certaines personnes me demandent de faire une crémation directe lors d’un décès d’un parent ou d’un proche. Je me questionne toujours : pourquoi un tel empressement ? La peur de vivre son deuil ? La peur de déranger ? La peur que les funérailles coûtent trop cher ? En fait c’est un peu tout ça. Dans le jargon du monde funéraire, on appelle cela du FAST-FOOD FUNÉRAIRE, comme lorsque que l’on mange des mets rapides. Est-ce bon pour la santé ? Bien sûr que non ! Lors d’un décès, on oublie souvent la santé de ceux qui restent, les proches du défunt qui ont besoin de vivre leur deuil. Pourquoi ne pas prendre le temps de voir une dernière fois le corps de celui ou de celle qui nous quitte ? Pourquoi ne pas permettre pendant quelques heures à ceux qui ont aimé la personne décédée de lui rendre un dernier hommage ? Plusieurs de nos mandataires regrettent après coup d’avoir fait une crémation directe, puisqu’ils n’ont pu vivre adéquatement leur deuil. Avant de prendre une décision concernant vos rituels funéraires, je vous conseille de penser à la santé de ceux qui restent. En effet, nous pouvons maintenant photographier certains moments précieux en souvenir de la personne décédée et rendre ces photos disponibles sur notre site internet au www.lrouleau.com, avec le consentement préalable de la famille. Tous ceux qui ne pourront se rendre sur place lors des cérémonies d’adieu pourront consulter ces photos, ce qui pourrait contribuer à l’acceptation de la perte de l’être cher et faciliter la transition en cette période de souffrance et de vide intérieur. Une commémoration funéraire, sans le bienfait que procure la présence du corps du défunt, n’a pas le même impact pour ceux qui désirent vivre pleinement leur deuil lors de la disparition de l’être aimé, que ce soit un conjoint, un enfant ou un proche. Mon expérience acquise depuis plus de dix ans dans le domaine funéraire m’amène à conclure que le FAST-FOOD FUNÉRAIRE (ou la crémation directe) ne permet pas de vivre pleinement et sereinement un deuil et trop souvent mine la santé psychologique de ceux qui restent.

Nos souvenirs peuvent-ils s'envoler ?

Nos souvenirs peuvent-ils s'envoler ?

Pour commentaires : David Beaulieu, PRF david.beaulieu@lrouleau.com À chacun ses pensées, à chacun son attachement aux souvenirs des êtres qui ont déjà fait partie de nos vies et qui aujourd’hui ne sont plus. Peu importe que ces souvenirs soient vagues ou plus clairs dans notre mémoire, ils sont des plus précieux. Nos souvenirs peuvent aussi se faire plus précis, se faufilant à travers d’innombrables objets qui meublent notre décor nous rappelant de bons moments passés auprès d’un être cher. Ils peuvent aussi être réveillés par des objets représentant les traces des générations qui nous ont précédés. Il arrive aussi que ce qui n’a pas d’importance pour l’un représente tout pour quelqu’un d’autre. La nouvelle qui a été publiée dans le Journal La Presse il y a quelques mois en est un triste exemple. L’article fait référence à un homme qui s’est fait cambrioler et qui du même coup, s’est fait voler les cendres de sa mère qu’il conservait dans sa chambre depuis les 10 dernières années. Pour le cambrioleur, le contenu de cette boîte est sans doute sans aucune valeur. Par contre, pour l’homme qui a été dépourvu des cendres de sa mère, il va de soi que cela représente une perte inestimable. Ne trouvez-vous pas que ce fait porte à une grande réflexion par rapport à nos émotions, à nos certitudes et à tout ce qui nous lie aux souvenirs des êtres qui nous sont chers ? Dans ce cas-ci, on parle des cendres d’une personne défunte qui sont conservées à domicile suite à un décès. Il est reconnu que cette pratique peut être rassurante au cours des premières semaines qui suivent le décès, mais à long terme, cela ralentit considérablement le processus du deuil. Ce ralentissement survient habituellement lorsque la personne endeuillée tend à maintenir une relation quasi vivante avec la personne décédée (avec l’urne contenant les cendres). Il est donc souhaitable que cette période soit temporaire, le temps que nos émotions nous guident vers un détachement sain et salutaire. Il est entendu qu’il est propre à chacun de prévoir le moment où sera venu le temps de poursuivre sa route vers de nouveaux horizons. Vous connaissez sans doute l'existence de notre columbarium et de son utilisation, de la raison d’être d’un tel lieu et ce, au même titre que les cimetières. J'aimerais vous sensibiliser à l’importance de prévoir un lieu pour les cendres des êtres chers que vous conservez peut-être encore à domicile aujourd’hui et peut-être depuis fort longtemps. Ne serait-il pas plus sage de prévoir un lieu commun à visiter où toute une communauté pourrait «se souvenir» ? Vous savez, se détacher de quelqu’un ne veut pas dire «l’abandonner», cela veut simplement dire «le laisser vivre, ailleurs et autrement», pendant qu’il peut exister libre et à tout moment dans nos souvenirs. Auteure : Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires INFOS Une entreprise CERTIFIÉE en services funéraires se doit de démontrer qu’elle suit des procédures écrites qui couvrent les exigences relatives à la présentation du défunt ou de l’urne contenant ses cendres. - référence au document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ 9700-699) article 5.9.1.

Leçon de vie

Leçon de vie

Pour commentaires : David Beaulieu, PRF agréé david.beaulieu@lrouleau.com Dès son arrivée au monde, on souhaite ardemment pouvoir transmettre à notre enfant les plus belles valeurs de la vie. On lui apprend une multitude de choses qui lui permettront de s’épanouir et d’évoluer. Il y a quelques semaines, c’était la rentrée scolaire. Pour certains de vos tout-petits, ce fut la première expérience pour prendre le bus pour se rendre à l’école. Pour vous, ce fut le déchirement de devoir le laisser partir sans vous pour une nouvelle étape de sa vie ; sans doute le premier détachement significatif pour vous-même et votre enfant. Depuis sa naissance, vous lui avez déjà enseigné plusieurs leçons de base, par exemple : • À parler, à s’exprimer avec un vocabulaire varié; • À marcher sans trébucher pour atteindre ses buts; • À manger seul, en lui enseignant quels sont les aliments de choix; • À se vêtir, à lacer ses chaussures avec finesse; Nos grands-parents ont livré ces enseignements à nos parents. À leur tour, nos parents nous ont transmis leur savoir que nous léguons à nos enfants. Nous osons croire que nos enfants suivront nos traces en transmettant ces connaissances à leurs enfants, et ainsi de suite. Au fur et à mesure que les mois s’écouleront, que les années passeront, il sera enseigné à votre enfant par vous-même et par d’autres personnes qui croiseront son chemin : • À savoir reconnaître les beautés de la nature et de la vie ; • À apprécier les gens qui l’entourent; • À respecter le code de la route et ses panneaux de signalisation; • À partager à l’occasion ses avoirs avec les plus démunis; • À avoir un regard ouvert sur le monde; • Et combien d’autres leçons encore, il en sera ainsi tout au long de sa vie ….. En fait, la vie est une suite d’apprentissages de toutes sortes. Vous avez sans doute déjà entendu l’expression populaire : «On apprend à tout âge». Malgré cela, de génération en génération, il y a une leçon qui ne nous est pas enseignée : celle d’apprendre à mourir. Certains diront : « Mais c’est insensé, on ne peut pas apprendre à mourir ; cela viendra suffisamment vite et rien ne presse pour s’arrêter à penser à ça tout de suite». D’autres diront que cela est pour nous tous l’aboutissement de cette vie, que ce n’est pas une leçon que nous avons à apprendre puisque la mort viendra d’elle-même se présenter. Mais à quoi bon faire l’autruche puisque la mort fait partie de la vie. Tôt ou tard, tout le monde entreprendra un jour ce chemin, tout le monde devra franchir cette porte. Apprendre à mourir, c’est en tout premier lieu devenir conscient de cette réalité. C'est aussi se donner les outils pour y faire face le plus sereinement possible quand viendra le moment. Auteure: Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires INFOS En référence à l’article 5.9.1 du document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ9700-699), saviez-vous que seule une entreprise funéraire CERTIFIÉE doit informer sa clientèle de l’existence de la politique de mesure de satisfaction et du processus des plaintes et les rendre accessibles à sa clientèle, sur demande.

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