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Hommages

Restez informé(e) en consultant cette section régulièrement. Nous y inscrivons les dernières nouvelles, les récents événements et des chroniques se rattachant à notre Maison commémorative familiale.

Hommage à M. Jean-Claude SÉNÉCHAL

Hommage à M. Jean-Claude SÉNÉCHAL

Cher Jean-Claude, Aujourd'hui est un jour difficile pour ceux qui t'aiment. En fait, c'est un jour difficile pour nous tous, voir partir le grand chef de la famille, notre grand chef à nous, celui qui avait sa place de réservée au bout de la table, lors de nos soupers de famille, la place du grand chef. Nous garderons de beaux souvenirs de cet homme, un mari qui a aimé sa Solange, il nous l'a chanté si souvent à sa façon, un père qui a aimé ses deux filles, Sylvie, Renée-Claude. Il nous le disait tout le temps : mes filles sont les plus belles du monde. Un beau-père qui nous a aimés, Christian et moi, comme ses fils, un Grand Papa qui a aimé ses petits-enfants, Jérôme, François, Philippe, Émilie. Il était si fier de vous. Fier de tes origines : Ste-Florence t'a vu grandir et devenir un homme, c'est là que ta passion pour la nature, la forêt, les animaux, a vu le jour. À chaque fois que nous verrons un oiseau se nourrir à la mangeoire de la maison ou du chalet, nous penserons à toi qui aimais tant les observer. Je te revoie encore, ton TV-Hebdos dans les mains, à la recherche d'une émission traitant de la vie animale, que tu écoutais avec intérêt. Les matins de Noël seront maintenant différents pour nous, mais ils nous rappelleront à chaque année combien tu aimais cette journée. Toujours le premier levé, même si tu t'étais couché tard la veille, tu nous criais de se lever, car c'était ta fête, toi tu étais prêt, tu avais enfilé ton habit, tu avais le coeur à la fête, prêt pour déballer tes cadeaux. À tous les ans, Christian et moi, on te taquinait en te disant que nous irions te donner la bascule pour ta fête, dehors dans la neige, tu savais bien qu'on ne l'aurait jamais fait, mais à chaque année tu criais à Solange : occupe-toi de tes gendres, dis-leur qu'ils me laissent tranquille. Et pour nous rendre la pareille, tu prenais un malin plaisir à attacher nos lacets de chaussures ensemble ou bourrer nos bottes de papier. J'entends encore les enfants demander à Mamie : Grand-papa, il est où ? Et Solange nous répondait : il est parti au bateau. Tu aimais tant aller faire ton tour sur le quai, à ton retour à la maison, tu prenais ton dictionnaire pour aller identifier le drapeau que tu avais vu sur le bateau et découvrir son pays de provenance et, avec l'aide de ton globe terrestre, tu allais voir sa distance par rapport à Matane. Nous garderons de beaux souvenirs de nos soupers de famille, soupers à la fondue que tu aimais tant, où le ton montait au fur et à mesure des sujets de discussions, et qui se terminaient par une partie de cartes, un petit 31 ou un petit bluff. Tu as été longtemps mon partenaire de cartes, on jouait en équipe contre Solange et Renée-Claude et aujourd'hui, on peu bien l'avouer, hein, Jean-Claude, on a triché un p'tit peu, de temps en temps. On va s'ennuyer Jean-Claude de tes chansons, les p'tites tounes de ton cru que tu chantais si souvent à Solange sur des airs inventés et je me permets de citer quelques-unes de tes paroles : «Solange mon ange donne-moi ton coeur, tes beaux grands yeux sont amoureux». Merci Jean-Claude pour ta générosité, tu avais le coeur sur la main, toujours prêt à nous donner une foule de choses pour nous faire plaisir, toujours disponible pour nous donner un coup de pouce, pour nous aider. Les dernières années ont été difficiles pour toi, ton état de santé précaire t'a empêché de faire bien des choses. Merci Solange de t'être si bien occupé de notre père, de notre beau-père, de notre grand-papa. Aujourd'hui, Jean-Claude, tu peux enfin te reposer et respirer. Tu as accompli de belles choses durant ton passage avec nous. De là-haut, veille sur nous et protère-nous, continue de nous aimer, car nous, nous t'aimerons toujours et ta présence restera à jamais gravée dans nos coeurs. Aurevoir, Jean-Claude, xxx...18 août 2010


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Hommage à Mme Irène HARRISSON Otis

Hommage à Mme Irène HARRISSON Otis

CHÈRE GRAND-MAMAN Le dernier chapitre de ta vie vient de se terminer et avec lui s’envole près de 94 années parsemées d’une multitude de souvenirs. Tu as été si proche de nous tous et tu as su nous montrer à quel point aimer pouvait être enrichissant. Jamais nous n’oublierons tous les bons et beaux moments passés près de toi. Tous ceux qui t’ont connue garderont de bons souvenirs de toi. Quant à moi, je me souviendrai toujours que tu me disais : ‘’J’t’aime ben gros ’’. Que tu étais là pour partager mes joies et mes peines. Que tu m’as montré à coudre en faisant avec moi des vêtements pour mes barbies. Nous savons tous que tu étais une cuisinière hors pair et que ce qui te faisait le plus plaisir c’était d’offrir à tes invités de partager le repas. Comme ton pain étais délicieux ainsi que ton fudge blanc et ton sucre à la crème. Grand-maman je me rappelle encore ton grand jardin et je vois tes yeux remplis de bonheur à nous le faire visiter. Comme il était agréable de croquer dans une carotte ou un concombre de ton jardin et de sentir ta fierté d’avoir réussi. Je n’oublie pas le plus important c’est que tu as partagé 60 ans de ta vie avec grand-papa Cyrisse. Vous étiez heureux tous les deux et on le ressentait. Comme c’était merveilleux de vous voir vous bécoter jusqu’à la fin. Vous étiez inséparables et je sais à quel point il t’a manqué lorsqu’il nous a quittés. Grand-maman tu as été une femme très débrouillarde, vaillante, courageuse et toujours prête à relever toutes sortes de défis. Tu as été une femme de tête qui a réussi sa vie. Nous pouvons tous être fiers de ce que tu as accompli. Tes enfants Mona, Line, Ginette et Jacques resteront la tête remplie de bons souvenirs de leur enfance et ils savent que tu les aimais tendrement et qu’ils étaient les trésors de ta vie. Tes petits enfants Brigitte, Marc, Julie, Diane, Pierre, François, Cathy, Éric, Sébastien et Caroline se souviendront toujours tendrement de toi chère grand-maman. Tes arrière-petits-enfants Marie-Michèle, Samuel, Frédéric, William, Mathieu, Félix, Léon et Graham garderont un bon souvenir de leur arrière-grand-maman. Et n’oublie pas grand-maman Irène, nous allons toujours penser à toi et nous rappeler à quel point tu as été précieuse pour nous tous. Nous t’aimons et te souhaitons bon voyage et bon retour auprès de grand-papa Cyrisse. Prie pour nous tous de là-haut afin que l’on puisse poursuivre ici-bas le beau travail que tu as accompli… Au revoir grand-maman! Je t’aime! Brigitte…


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Hommage à Mme Jocelyne COUTURE

Hommage à Mme Jocelyne COUTURE

Voici ce qui inspirait Jocelyne et qui inspire Régis chaque jour : L'Amour est une manière positive de fixer sa pensée vers un but. Ce que tu cultives en ton coeur avec constance, tu l'attires, tu le réalises, tu deviens semblable à lui, tu te convertis en lui. Tu peux tout ce que tu affirmes avec persévérance et ce à quoi tu aspires courageusement. Tout ce que tu fais et tout ce qui t'arrive sert à ton perfectionnement, à la réalisation de toi-même, à ton progrès, à ton salut et à ton bonheur. Le destin est toujurs un bonheur qui t'est adressé. Mais tu dois le reconnaître comme tel et l'affirmer. Il n'arrive que ce que tu ordonnes ! Affirme le bonheur et il se manifeste. Affirme ton succès et toutes les circonstances de ton existence se transformeront en occasion de bonheur. Pour tout ce que tu désires ardemment, dis : «Que cela soit !» et cela sera! «En toi réside la cause de tout ce qui t'arrive dans la vie. Ce n'est que grâce aux pensées vivifiées par l'affirmation que peut changer ta vie.» Pour réussir, il faut penser affirmativement. Penser positivement, c'est amplifier puissamment la confiance en toi et ta force de réalisation et t'éduquer en vue de la réussite.


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Hommage à Mme Lise BERNIER

Hommage à Mme Lise BERNIER

Aurevoir Lise, Aujourd'hui Lise nous a quittés, après bien des années de souffrance. Aujourd'hui Lise, je sais que tu ne souffres plus. Aujourd'hui Lise, je veux me souvenir de toi avec tous ceux que tu as aimés et qui t'aimeront toujours. Car elle est redevenue notre Lise d'avant. Je me souviens du temps où elle aimait tellement danser, drôlement bien d'ailleurs tout le monde le remarquait. Ce qu'elle a pu nous faire rire avec ses histoires qu'elle savait si bien raconter. Comme elle était belle ! Vous souvenez-vous ? Avec son coeur si grand qu'il pouvait contenir le monde entier. Son âme si généreuse qui ne pouvait s'accommoder de la souffrance d'autrui. Elle aurait pu tout donner. Quelle femme maternelle elle était lorsque nous étions jeunes. Elle a toujours aimé prendre soin de nous. Elle a si bien su remplacer notre mère lorsque nous l'avons perdue. Elle a été notre soeur, notre confidente, notre amie et notre mère à un moment ou l'autre de notre vie. Elle était vaillante et très propre, et quelle cuisinière elle était ! Ses desserts MMM... Si vous n'y avez pas goûté, tant pis pour vous autres, vous n'avez pas idée de ce que vous avez manqué. C'était «qu'euc chose». De vrais chefs-d'oeuvre pour le palais. Ce que l'on regrette cependant, c'est de ne pas avoir su trouver le temps de jaser encore une fois avant ton voyage. Maintenant, je sais que tu peux te reposer. Maintenant tu vas bien. Maintenant tu as retrouvé ton âme de jeunesse. Car, c'est bien en voyage que tu es partie. Tu ne nous as pas quittés et tu ne nous quitteras jamais. Tu seras toujours bien vivante dans nos coeurs. Aussi n'oublie jamais que ton mari, ton fils Éric et nous tous tes frères et soeurs, nous t'aimerons toujours. Et avec Gervais vous allez faire tous les deux une belle paire de clowns!... Merci d'être venue dans nos vies, je t'aime (baiser soufflé vers sa tombe).


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Source infinie de sagesse...

Source infinie de sagesse...

Source infinie de sagesse et d'énergie pour les siens et les gens qui l'ont côtoyée, soyez certains que son âme saura vous entourer de paix et de réconfort.


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Hommage à M. Roland GAUTHIER

Hommage à M. Roland GAUTHIER

UN HOMME SI BON Il était un frère, un père, un grand-père, un arrière-grand-père Il nous était un être cher, qui vient de quitter la terre C'était un homme vaillant, honnête et fidèle qui vient de s'envoler tout là-haut dans le ciel. Il aimait chanter, on pouvait toujours l'entendre fredonner Il nous faisait danser rire et chanter Gardez tous vos plus beaux souvenirs gravés à jamais Votre coeur ne l 'oubliera jamais Il aimait la nature Bûcher, était son métier Même dans les moments les plus durs il ne savait pas s'arrêter C'était un homme avec un coeur plein d'amour Il nous en a donné jusqu'à la fin de ses jours Maintenant, c'est à notre tour de faire preuve d'amour De le laisser partir là-haut sans lui faire faire de détour Même s'il n'est plus là à nos côtés Il ne nous a pas oubliés Il nous a laissé de beaux souvenirs à garder Et tout l'amour qu'il nous a donné depuis des années Maintenant, il ne faut pas le retenir Il faut le laisser monter, il a fini de souffrir Derrière ce dernier soupir Je prends le temps de dire : Dans les moments plus difficiles, t'as combattu ton mal Tes blessures qui ne pouvaient plus guérir. Nous versons des larmes, notre coeur fait mal Dans les cieux, tu nous regardes pleurer ton départ Mais ce que tu aimerais voir ce sont des gens avec un sourire, pour te montrer de partir. T'as fait le temps que tu devais faire sur terre T'as accompli ta mission. Tu sais, on ne t'oubliera jamais Repose en paix On finira par se retrouver Quand notre mission sera terminée Je t'aime, arrière-grand-papa ton âme, ton coeur sont éternels Jennyfer Rest in peace ! (30/06/2010)


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Hommage à M. Lucien BÉLANGER

Hommage à M. Lucien BÉLANGER

J'ai maintenant retrouvé la voix. Je peux enfin vous dire tout ce que je n'ai pu vous faire comprendre durant toutes ces années où mon corps m'a fait prisonnier. Je voudrais tout d'abord dire À MA FEMME que je suis très reconnaissant pour tout ce que tu as fait pour moi. Notre vie n'a pas toujours été facile, tu as dû marcher seule les dernières années, mais maintenant sache que c'est mon tour de veiller sur toi. À MES FILLES, sachez que vous êtes ma fierté. Merci d 'avoir été là pour m'accompagner, ça n'a pas été facile, mais vous aviez raison, c'est tellement mieux ici ! À MES PETITS-ENFANTS, Guillaume, Noémie et Arianne, j'espère que vous savez combien je vous aime. Je serai là à chaque pas que vous marcherez, pour vous guider. Je vivrai à travers vous. À MES FRÈRES ET SOEURS, j'espère que vous savez que vous êtes si importants pour moi. Merci d'avoir été là jusqu'à la fin. GHISLAIN, mon gendre depuis 24 ans : continue de prendre soin de mes femmes et de mes petits-enfants. Je t'en suis très reconnaissant. SYLVIE, mon infirmière privée, mon ange gardien. Tes petites attentions m'ont tellement fait de bien. Merci pour tout le temps que tu m'as consacré. C'est maintenant l'heure de dire aurevoir. Ne soyez pas tristes, je suis tellement mieux ici. C'est mon tour maintenant de veiller sur vous tous. JE VOUS AIME, LUCIEN


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Hommage à M. Pierre-Paul GAUDREAU

Hommage à M. Pierre-Paul GAUDREAU

Salut Pierre-Paul ! Voici un hommage de ton épouse Marguerite et de tes enfants : Au mari, au papa, beau-papa et grand-papa, On pourrait prendre une journée pour résumer ta vie, mais nous avons seulement quelques minutes. Nous pouvons dire que tu as été toujours là pour nous à ta façon. La naissance de chacun de tes enfants et petits-enfants a toujours été une fierté à tes yeux. À la sueur de ton front, tu as su élever une famille de 8 enfants avec maman, sans manquer de rien, en agrandissant ta ferme laitière, à nous sucrer le bec avec ton érablière et en nous divertissant en allant aux expositions agricoles où tu paradais tes vaches Canadiennes avec fierté. Tu aimais aller marcher dans tes champs et dans les bois, chasser, pêcher et prendre ta petite randonnée de voiture après la messe. Sans oublier les petits tours de 4 roues et de motoneige. On peut dire aussi qu'on aime faire de petites blagues et petits tours et que nous n'avons pas pris cela chez le voisin. Ta retraite arrivée où tu n'as pas pu en profiter longtemps, car les 6 dernières années la maladie a pris le dessus sur ta santé. Maintenant, tu peux aller te reposer en paix et profite de ta nouvelle vie. Aurevoir papa et veille sur nous et surtout sur notre maman qui a été toujours là pour toi. On t'aimait, on t'aime et on t'aimera pour toujours. De ton épouse Marguerite et de tes enfants. Bye et bon voyage !


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Hommage à Mme Christine Truchon

Hommage à Mme Christine Truchon

(Hommage prononcé lors de ses funérailles qui ont eu lieu le 26 janvier 2010 en l’église de Sainte-Félicité – Écrit et prononcé par Francis Gauthier, petit-fils de Mme Christine Truchon, dite Mamie) Christine Truchon fait partie d’une génération de bâtisseurs qui ont construit le Québec que nous connaissons aujourd’hui. Cinquième d’une famille de trois garçons et de dix filles, elle a grandi sur la ferme familiale à Sainte-Félicité. Cette ferme était bâtie sur une terre que son père avait dû défricher, à coup de corvées de travail. Au départ, la portion sans arbre était à peine suffisante pour construire une maison. Aujourd’hui, portez attention à la troisième maison à l’ouest de la route menant à Saint-Adelme et vous verrez les champs à l’arrière qui représentent tout le travail accompli par son père et la famille, au cours des années. La jeune Christine aime l’école et réussit très bien. Elle se destine vers l’enseignement et fait son entrée chez les Ursulines à Matane. En septembre 1935, alors âgée de 17 ans, elle devient institutrice à Sainte-Félicité. Elle est responsable d’une classe d’une trentaine d’élèves, de six niveaux différents, les plus jeunes ayant 6 ans, les plus vieux 14. En tout, elle sera institutrice pendant huit ans, à Sainte-Félicité, à Grosses-Roches et à Poncheville où, de son propre aveu, elle passa ses plus belles années d’enseignante. Elle gardait en mémoire beaucoup de beaux souvenirs de cette époque. Six années de suite, elle se vit attribuer un bonus de 20 $ pour ses qualités d’institutrice. Le 28 avril 1943, Christine épouse son petit voisin, Robert Gauthier, qui était beau garçon et qui venait souvent la voir sur son bicycle. Ils s’établirent à Sainte-Félicité et eurent six enfants : Clément, Régent, Carmelle, Bernard, Daniel et Chantal. On ne pouvait pas à l’époque être à la fois institutrice et mariée. Christine abandonne donc sa carrière d’enseignante pour se consacrer à sa famille. Même si elle n’est plus institutrice, elle n’en perd pas moins son sens de l’organisation et ses qualités de pédagogue. Elle voit aux besognes quotidiennes de même qu’à celles de la ferme. Très tôt, chacun des enfants est responsabilisé et elle voit à ce qu’ils performent bien à l’école, particulièrement en rédaction. Comme c’était le cas de beaucoup d’hommes à l’époque, chaque automne, Robert quitte pour la Côte Nord, pour bûcher dans les camps. Il quitte en novembre et revient en mars. Pendant ce temps, Christine s’occupe de la famille avec l’aide parfois de ses sœurs. En avril, après de longs mois au camp, Robert est de retour, avec sa poche de linge sale et sa valise de fer. Aux dires de Christine, ses pantalons de travail, des british comme on les appelait à l’époque, tiennent presque debout tout seuls tellement ils sont sales. C’est dire le temps que ça prenait pour les laver dans la cuve… À la suite du retour de Robert, la routine à la ferme reprend. Ainsi, se dérouleront plusieurs belles années d’amour, de bonheur, de satisfaction du travail de la terre et de joies familiales. Au début des années 1970, un nouveau concept fait son apparition dans la famille Gauthier : Christine devient Mamie. Elle le sera sept fois. Jusqu’à son décès, elle sera désignée ainsi avec affection dans la famille. Permettez que je laisse maintenant Christine pour vous parler de Mamie. Mamie, c’est d’abord une personne avec qui on se sentait toujours exceptionnel. Son regard, le réel intérêt qu’elle portait dans ce que nous faisions, même les choses les plus simples, nous rendait fiers. Je me souviens des moments où elle descendait nous rejoindre sur la grève au chalet, les après-midi d’été. On faisait des feux, on jouait au magasin. Elle nous parlait peu d’elle mais s’intéressait beaucoup à nous, à ce que nous faisions. Elle venait nous visiter à notre magasin, entre deux rochers, portant attention aux sculptures de roches qu’on lui présentait, mais qui ne devaient avoir l’air en réalité que de quelques cailloux cassés. Toujours elle exprimait sa grande impression face à nos créations. Elle a d’ailleurs toujours été très créative elle-même. Le nombre d’histoires que j’ai pu lui demander de me raconter… Elle s’était spécialisée avec les années dans les histoires de sorcières. Elle en inventait de nouvelles sans cesse, sur demande, sans démontrer d’impatience. Et des histoires efficaces en plus. Il est même arrivé qu’elle s’endorme en nous en racontant. Une fois, entremêlant réalité et fiction, à demi endormie, elle avait commencé à nous parler d’une certaine Ginette au beau milieu de notre histoire… Des moments partagés comme ceux-là, nous en avons tous plusieurs, comme ces journées de congé d’école passées à faire du pain ou des beignes ou ces appels téléphoniques à discuter de la meilleure façon de faire de la soupe au chou. Le plaisir d’enseigner et de partager son savoir n’a d’ailleurs jamais quitté Mamie. Qu’elle fasse un suivi du déroulement de nos matières à l’école ou qu’elle prenne quelques minutes pour nous montrer, assise à table, à abaisser de la pâte, ces moments la rendaient heureuse. Une institutrice vous dites ? Je me souviens qu’à quelques reprises, elle prenait le temps de m’appeler après avoir reçu une carte de ma part, pour me remercier oui, mais aussi pour me souligner qu’anniversaire ne prenait pas deux «s» ou que j’avais mal accordé un verbe avec son sujet. L’amour porté à notre langue, la fierté de nos origines, de notre Gaspésie natale, l’amour du travail bien fait, la compassion envers les autres, envers son prochain, le respect de soi et des autres, la famille : voilà tout autant de valeurs que nous a transmises Mamie, par ces moments de bonheurs partagés. Voilà tout autant de legs de sa présence dans nos vies. Christine Truchon-Gauthier, Mamie, fait partie d’une génération de bâtisseurs, je le disais. Elle a bâti une jeunesse à une époque où l’éducation n’était pas valorisée, elle a construit un amour qui a duré presque 67 ans, elle a bâti une famille dans les conditions difficiles du travail sur une ferme, une famille qui est réunie ici aujourd’hui. En portant en nous les valeurs qu’elle nous a transmises, en les vivant au quotidien, nous sommes comme ces champs qui longent la route de Saint-Adelme et qui ont été défrichés par son père, nous sommes un symbole de son passage ici-bas, un symbole qui fait qu’elle vivra encore longtemps.


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