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Chroniques
 
Les promesses
Lorsque tout va bien dans notre vie et que nous discutons des rituels funéraires avec nos proches, il nous arrive de dire : « Quand je vais mourir, je veux que vous me promettiez que je serai incinéré, pas exposé, que mes cendres seront dispersées aux quatre vents et que mes funérailles se dérouleront à telle église, etc…». Mais voilà qu’au moment du décès, ceux qui restent doivent, en plus d’affronter la peine, exécuter les promesses faites dans des circonstances de joie et de vie, sans la pleine conscience de tout ce que ces promesses peuvent impliquer pour eux et pour les autres.

Quand vous vous exprimez à ce sujet, soyez vigilants et prudents car peut-être que certaines promesses ne seront pas ajustées aux sentiments que ressentiront vos proches au moment de vivre l’épreuve. Peut-être qu’ils réaliseront que leurs besoins sont différents maintenant qu’ils font face à l’épreuve. Peut-être qu’ils ressentiront le besoin de vous revoir une dernière fois. Peut-être qu’ils regretteront d’avoir fait ces promesses et souhaiteront les respecter juste parce qu’ils l’ont promis et qu’ils veulent respecter vos volontés. Peut-être qu’ils réaliseront aussi à ce moment-là que le deuil a une dimension personnelle, bien sûr, mais aussi une dimension familiale, sociale et communautaire qu’il faut aussi respecter.

La définition du respect, ce n’est pas d’exécuter des demandes qui peuvent blesser les gens qu’on aime. Comme le dit l’Abbé André Bouchard; « le respect c’est la qualité du regard que l’on pose sur les personnes, les événements et les choses. Regardons à deux fois avant de prendre une décision si lourde de conséquences pour ceux et celles qui restent. »

Les rituels funéraires ont été inventés par et pour les humains afin de permettre un passage important de la personne décédée et de son entourage. Les rituels funéraires, c’est culturel, et ils ont une fonction thérapeutique. Avant de trop les réduire, il est essentiel d’en comprendre l’importance et l’utilité lors d’un deuil. On ne peut pas sortir de notre vie, de nos engagements en cachette, soucions-nous des autres même quand nous ne serons plus là, car pour ceux et celles qu’on laisse, ça peut faire une grande différence pour leur guérison.

Comme professionnel en rituels funéraires, ce que je perçois en ces moments, malgré la douleur et la peine qu’ils vivent, c’est que ceux et celles qui restent ont la capacité de faire les choix importants pour eux et pour leur entourage. Si, parfois, vous tenez à laisser des directives à l’égard de vos rituels, il serait judicieux de leur laisser aussi le message suivant : « Si pour une raison ou une autre, vous deviez modifier en tout ou en partie mes volontés exprimées, sachez que je serai de tout coeur avec vous et tout à fait en accord avec les modifications que vous jugerez à propos d’apporter à ce moment-là.»

Notre plus grand souhait n'est-il pas que ceux et celles que nous laissons arrivent à traverser le deuil et qu’ils soient un jour capables d’aimer et de s’engager à nouveau dans des liens d’amitié et d’amour ? Les rituels funéraires sont un des éléments importants qui favorisent la guérison du coeur pour atteindre ces objectifs.

 
 
Au nom de la pérennité
La vie fut remplie de belles aventures et combien elle fut généreuse. Malgré les jours, malgré les mois, rien n’aurait pu me faire croire que la mort, cette dérobeuse, viendrait brimer si vite notre

quiétude et me prendre telle une voleuse, toi qui fus dans ma vie, si précieux(se).

Pendant ces moments difficiles, mes proches ont su m’entourer. Malgré les jours, malgré les mois, ils ont été là et le sont encore aujourd’hui pour m’épauler. Pendant les jours plus gris, j’ai pu aussi bénéficier des services de gens qualifiés. Ils ont su trouver les mots et m’offrir un accompagnement professionnel et chaleureux pour me réconforter.

Ma peine fut grande, venant assombrir tous mes matins. Malgré les jours, malgré les mois, j’ai dû apprivoiser ton absence et trouver le chemin me guidant vers un autre lendemain.
Je dois poursuivre ma route sachant que la vie cherche à me tendre la main.

Je sais que dans mon coeur, toujours tu vivras et resteras. Malgré les jours, malgré les mois, les beaux souvenirs seront toujours là. Je te remercie pour tous ces moments partagés avec toi. Ce n’est qu’un au revoir, car je me plais à croire que l’on se reverra.

Aujourd’hui, j’emprunte avec espoir les sentiers de la guérison. Malgré les jours, malgré les mois, j’ai confiance que viendront pour moi des jours de grandes moissons où le soleil saura m’apporter la chaleur de ses rayons et me permettre avec le temps d’entrevoir de nouveaux horizons.

Il fut inscrit un jour en ces pages, la nouvelle de ton décès consulté par tant de gens qui t’aimaient. Malgré les jours, malgré les mois, tous peuvent encore faire retour à cette page pour revoir le souvenir des événements et l’évocation de ton portrait, souscrivant ainsi à la grandeur de ton héritage afin qu’il ne s’éteigne jamais.

Au nom de la pérennité, je tiens à te garder présent en mots et en images. Malgré les jours, malgré les mois, ton empreinte restera tel un adage pour permettre à tous de conserver en permanence la précieuse trace de ton passage.

Il est salutaire de pouvoir à l’occasion, retrouver les inscriptions qui ont été publiées et qui ont été signifiantes, au moment où nous ont quittés les êtres que nous avons tant aimés. C’est ainsi que la Maison commémorative familiale Rouleau vous rassure quant aux inscriptions qui sont faites jour après jour sur son site web. Celles-ci seront toujours disponibles pour consultation, témoignant ainsi de l’importance de se commémorer avec respect toutes ces vies qui ont été.

« C'est la présence de la mort qui donne un sens à la vie » (de Maurice Genevoix)

Auteure : Nicole Pâquet
Professionnelle en rituels funéraires

INFOS
En référence à l’article 5.3.2 du document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ9700-699), seule une entreprise CERTIFIÉE en services funéraires se doit d’offrir à sa clientèle la possibilité de rédiger un avis de décès et de le diffuser dans différents médias, notamment sur le Web.

 
 
J'ai besoin d'en parler
Peut-être qu'au cours de ces dernières semaines ou de ces derniers jours, vous avez été ébranlés par la mort d’un être cher. Les rituels funéraires ont déjà eu lieu dans la plus grande sérénité. Vous étiez entourés de nombreux parents et amis, de gens de toute une communauté qui se sont déplacés pour venir rendre un dernier hommage à cette personne si chère. Suite à ces événements, les membres de vos familles et vos amis sont retournés à leur domicile ; c’est maintenant la solitude, le vide….

C’est dans ces moments que l’on se retrouve seul, la plupart du temps sans personne à qui parler, même si ce besoin semble criant. On se demande alors pourquoi toutes ces personnes qui étaient là présentes et réconfortantes au salon funéraire et au moment de la célébration commémorative semblent maintenant distantes. Pourquoi semblent-elles soudainement occupées à faire toutes sortes de choses, sauf parler ; parler du départ de cette personne qui n’est plus.

Lorsqu’un endeuillé tente d’exprimer sa peine aux membres de son entourage, souvent ces derniers lui répondent pour éviter toute conversation : «Ne te laisse pas abattre - Prends-toi en main – T’es une personne forte, tu vas t’en sortir – Sors davantage, ça va te faire du bien» Une bonne majorité des personnes qui se comportent ainsi ne sont pas volontairement maladroites. C’est que bien souvent, elles ne sont pas à l’aise, elles ne savent pas quoi dire ni quoi faire lorsqu’une personne endeuillée tente de leur parler de la relation qui vient de prendre fin. Ces personnes ne savent peut-être pas et ne sont probablement pas conscientes que pour un endeuillé, il est important de parler, de raconter plusieurs fois sa peine, cela l’aide à libérer ce qu’il ressent. Si l’endeuillé pouvait davantage partager son chagrin et exprimer ses émotions, il pourrait plus facilement accéder à la «guérison».

Un deuil prend toute la place, pendant que les membres de toute une communauté reviennent vite à leurs préoccupations quotidiennes. Un deuil prend parfois beaucoup de temps à se faire. Ne craignons pas d’assister et d’écouter ces gens qui ont grand besoin de parler. Souvent, des gens nous font part de leur gratitude et nous disent à quel point ils ont été touchés par l’oreille attentive d’un proche, d’un ami ou d’un voisin à un moment où ils en avaient tant besoin.

À la Maison commémorative familiale Rouleau, nous prêtons aussi notre oreille pour vous écouter et notre épaule pour vous accompagner dans ces moments douloureux de votre existence. Vous pouvez compter quotidiennement sur notre soutien empathique. Nous sommes ICI pour servir toute une communauté avant, pendant et après les rituels funéraires.

Auteure: Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires


INFOS
En référence à l’article 6.2.1 du document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ9700-699), un directeur d’entreprise funéraire CERTIFIÉE doit détenir soit un permis d’embaumeur, soit un diplôme d’études collégiales (DEC), soit un diplôme universitaire, et il doit avoir suivi une formation donnée par un organisme reconnu dans le domaine funéraire.
 
 
Est-il préférable d’intégrer les enfants aux rituels funéraires?
Les adultes se questionnent souvent sur les attitudes à adopter auprès des enfants lorsqu’une personne de leur entourage décède. Ils veulent leur épargner la tristesse ou encore les images associées à la mort. Par peur de les effrayer ou encore d’éveiller trop d’émotions, ils ont souvent tendance à les exclure des rituels funéraires.

Pourtant, même si ces moments peuvent être chargés émotivement, ils peuvent être aussi bénéfiques pour les enfants qu’ils le sont pour les adultes. En effet, l’assistance à des rituels et/ou la vue de la personne décédée peut permettre à l’enfant de mieux reconnaître la réalité de la perte.

De plus, en participant aux activités de ses proches, l’enfant a l’impression de faire partie de la famille et d’être intégré à son milieu. Sa présence aux rituels lui évite ainsi un sentiment d’exclusion. De plus, en constatant que la mort est bien réelle, il délaisse certaines pensées magiques qu’il peut entretenir ou les scénarios qu’il a pu imaginer. D’ailleurs, pour l’enfant, la réalité est souvent moins troublante que l’imaginaire. En participant aux rituels, il reçoit le soutien de ses proches et bénéficie de leur affection.
Avant la visite au salon funéraire ou la participation aux différents rituels, un adulte devrait prendre soin de lui expliquer de façon détaillée le déroulement de ce qu’il va vivre et de ce qu’il verra ou entendra.

Lors des rituels, une personne moins impliquée sur le plan affectif devrait être désignée pour accompagner l’enfant et lui donner le support dont il a besoin. Cette personne pourra ainsi le consoler, répondre à ses besoins et à ses questions. Sans lui donner une multitude de détails, elle se montrera honnête et authentique. Ainsi, cette personne peut dire qu’elle ne sait pas exactement ce qui se passe après la mort, mais qu’elle croit que…

Le respect du rythme et des volontés de l’enfant est de mise. Si celui-ci se sent incapable de participer aux rituels funéraires de la personne décédées, on peut lui proposer un geste individuel qui sera significatif pour lui : allumer une bougie, faire un dessin rappelant un souvenir agréable, planter un arbre, créer un coffre à souvenirs dans lequel l’enfant placera ce qui lui rappelle le défunt, etc.

L’important est ne rien imposer et de rassurer l’enfant sur sa non culpabilité en ce qui concerne les événements. Avec simplicité, il doit être informé qu’il ne pourra plus revoir la personne défunte, mais qu’il pourra toujours penser à elle et l’aimer.
 
 
Nos plus beaux souvenirs
Pour commentaires :

David Beaulieu, PRF
david.beaulieu@lrouleau.com

Nous avons tous en réserve des épisodes dans nos vies qui sont de mauvais souvenirs que l’on souhaiterait vivement oublier. Toutefois, il y a aussi de douces images du passé que l’on souhaiterait faire revivre à tous les jours. Nous gardons toujours un attachement à ceux et celles qui ont quotidiennement fait partie de nos vies et ce, peu importe quand et comment elles ont pu nous quitter. Il ne faut pas hésiter à échanger avec nos proches afin qu’ensemble on puisse se souvenir de mille et un petits faits ou gestes qui sont tirés d’événements ou de précieux moments passés auprès de ceux qui ont quitté ce monde… D’ailleurs, plusieurs d’entre vous se souviendront et se rappelleront…

• Des vacances de jeunesse passées au chalet de vos parents où votre maman vous cuisinait les meilleurs ragoûts au monde ;

• Des randonnées en forêt avec un frère aîné durant lesquelles il vous a appris à maîtriser la technique du tir à l’arc ;

• Les fous rires partagés avec une soeur lors de voyages dans le Sud, ou même des marches prises pendant les soirées froides et enneigées d’hiver ;

• De la façon dont votre père savait toujours tirer le meilleur de tout ce qui semblait pourtant être le pire;

• Des longues conversations avec votre mère sous la véranda où elle vous a enseigné les secrets du tricot en racontant ses expériences passées ;

Au plus profond de nous se trouve un coffret où nous pouvons ranger les plus merveilleuses histoires et les plus belles images du passé tout en gardant bien présent à notre esprit le plus important…

La mort emporte avec elle le lien physique qui nous lie à ceux qui nous sont chers, mais elle ne peut pas emporter nos plus beaux souvenirs… il n’en tient qu’à nous de toujours les entretenir !

auteure : Nicole Pâquet, PRF

 
 
Le FAST FOOD funéraire est-il bon pour la santé de ceux qui restent ?
Certaines personnes me demandent de faire une crémation directe lors d’un décès d’un parent ou d’un proche. Je me questionne toujours : pourquoi un tel empressement ? La peur de vivre son deuil ? La peur de déranger ? La peur que les funérailles coûtent trop cher ? En fait c’est un peu tout ça. Dans le jargon du monde funéraire, on appelle cela du FAST-FOOD FUNÉRAIRE, comme lorsque que l’on mange des mets rapides. Est-ce bon pour la santé ? Bien sûr que non !

Lors d’un décès, on oublie souvent la santé de ceux qui restent, les proches du défunt qui ont besoin de vivre leur deuil. Pourquoi ne pas prendre le temps de voir une dernière fois le corps de celui ou de celle qui nous quitte ? Pourquoi ne pas permettre pendant quelques heures à ceux qui ont aimé la personne décédée de lui rendre un dernier hommage ?

Plusieurs de nos mandataires regrettent après coup d’avoir fait une crémation directe, puisqu’ils n’ont pu vivre adéquatement leur deuil.

Avant de prendre une décision concernant vos rituels funéraires, je vous conseille de penser à la santé de ceux qui restent. En effet, nous pouvons maintenant photographier certains moments précieux en souvenir de la personne décédée et rendre ces photos disponibles sur notre site internet au www.lrouleau.com, avec le consentement préalable de la famille. Tous ceux qui ne pourront se rendre sur place lors des cérémonies d’adieu pourront consulter ces photos, ce qui pourrait contribuer à l’acceptation de la perte de l’être cher et faciliter la transition en cette période de souffrance et de vide intérieur.

Une commémoration funéraire, sans le bienfait que procure la présence du corps du défunt, n’a pas le même impact pour ceux qui désirent vivre pleinement leur deuil lors de la disparition de l’être aimé, que ce soit un conjoint, un enfant ou un proche. Mon expérience acquise depuis plus de dix ans dans le domaine funéraire m’amène à conclure que le FAST-FOOD FUNÉRAIRE (ou la crémation directe) ne permet pas de vivre pleinement et sereinement un deuil et trop souvent mine la santé psychologique de ceux qui restent.
 
 
Nos souvenirs peuvent-ils s'envoler ?
Pour commentaires :

David Beaulieu, PRF
david.beaulieu@lrouleau.com

À chacun ses pensées, à chacun son attachement aux souvenirs des êtres qui ont déjà fait partie de nos vies et qui aujourd’hui ne sont plus. Peu importe que ces souvenirs soient vagues ou plus clairs dans notre mémoire, ils sont des plus précieux.

Nos souvenirs peuvent aussi se faire plus précis, se faufilant à travers d’innombrables objets qui meublent notre décor nous rappelant de bons moments passés auprès d’un être cher. Ils peuvent aussi être réveillés par des objets représentant les traces des générations qui nous ont précédés.

Il arrive aussi que ce qui n’a pas d’importance pour l’un représente tout pour quelqu’un d’autre.
La nouvelle qui a été publiée dans le Journal La Presse il y a quelques mois en est un triste exemple. L’article fait référence à un homme qui s’est fait cambrioler et qui du même coup, s’est fait voler les cendres de sa mère qu’il conservait dans sa chambre depuis les 10 dernières années. Pour le cambrioleur, le contenu de cette boîte est sans doute sans aucune valeur. Par contre, pour l’homme qui a été dépourvu des cendres de sa mère, il va de soi que cela représente une perte inestimable.

Ne trouvez-vous pas que ce fait porte à une grande réflexion par rapport à nos émotions, à nos certitudes et à tout ce qui nous lie aux souvenirs des êtres qui nous sont chers ? Dans ce cas-ci, on parle des cendres d’une personne défunte qui sont conservées à domicile suite à un décès. Il est reconnu que cette pratique peut être rassurante au cours des premières semaines qui suivent le décès, mais à long terme, cela ralentit considérablement le processus du deuil. Ce ralentissement survient habituellement lorsque la personne endeuillée tend à maintenir une relation quasi vivante avec la personne décédée (avec l’urne contenant les cendres). Il est donc souhaitable que cette période soit temporaire, le temps que nos émotions nous guident vers un détachement sain et salutaire. Il est entendu qu’il est propre à chacun de prévoir le moment où sera venu le temps de poursuivre sa route vers de nouveaux horizons.

Vous connaissez sans doute l'existence de notre columbarium et de son utilisation, de la raison d’être d’un tel lieu et ce, au même titre que les cimetières. J'aimerais vous sensibiliser à l’importance de prévoir un lieu pour les cendres des êtres chers que vous conservez peut-être encore à domicile aujourd’hui et peut-être depuis fort longtemps. Ne serait-il pas plus sage de prévoir un lieu commun à visiter où toute une communauté pourrait «se souvenir» ?

Vous savez, se détacher de quelqu’un ne veut pas dire «l’abandonner», cela veut simplement dire «le laisser vivre, ailleurs et autrement», pendant qu’il peut exister libre et à tout moment dans nos souvenirs.

Auteure : Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires

INFOS
Une entreprise CERTIFIÉE en services funéraires se doit de démontrer qu’elle suit des procédures écrites qui couvrent les exigences relatives à la présentation du défunt ou de l’urne contenant ses cendres. - référence au document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ 9700-699) article 5.9.1.

 
 
Leçon de vie
Pour commentaires :

David Beaulieu, PRF agréé
david.beaulieu@lrouleau.com


Dès son arrivée au monde, on souhaite ardemment pouvoir transmettre à notre enfant les plus belles valeurs de la vie. On lui apprend une multitude de choses qui lui permettront de s’épanouir et d’évoluer.

Il y a quelques semaines, c’était la rentrée scolaire. Pour certains de vos tout-petits, ce fut la première expérience pour prendre le bus pour se rendre à l’école. Pour vous, ce fut le déchirement de devoir le laisser partir sans vous pour une nouvelle étape de sa vie ; sans doute le premier détachement significatif pour vous-même et votre enfant.

Depuis sa naissance, vous lui avez déjà enseigné plusieurs leçons de base, par exemple :
• À parler, à s’exprimer avec un vocabulaire varié;
• À marcher sans trébucher pour atteindre ses buts;
• À manger seul, en lui enseignant quels sont les aliments de choix;
• À se vêtir, à lacer ses chaussures avec finesse;

Nos grands-parents ont livré ces enseignements à nos parents. À leur tour, nos parents nous ont transmis leur savoir que nous léguons à nos enfants. Nous osons croire que nos enfants suivront nos traces en transmettant ces connaissances à leurs enfants, et ainsi de suite.

Au fur et à mesure que les mois s’écouleront, que les années passeront, il sera enseigné à votre enfant par vous-même et par d’autres personnes qui croiseront son chemin :

• À savoir reconnaître les beautés de la nature et de la vie ;
• À apprécier les gens qui l’entourent;
• À respecter le code de la route et ses panneaux de signalisation;
• À partager à l’occasion ses avoirs avec les plus démunis;
• À avoir un regard ouvert sur le monde;
• Et combien d’autres leçons encore, il en sera ainsi tout au long de sa vie …..

En fait, la vie est une suite d’apprentissages de toutes sortes. Vous avez sans doute déjà entendu l’expression populaire : «On apprend à tout âge». Malgré cela, de génération en génération, il y a une leçon qui ne nous est pas enseignée : celle d’apprendre à mourir. Certains diront : « Mais c’est insensé, on ne peut pas apprendre à mourir ; cela viendra suffisamment vite et rien ne presse pour s’arrêter à penser à ça tout de suite».

D’autres diront que cela est pour nous tous l’aboutissement de cette vie, que ce n’est pas une leçon que nous avons à apprendre puisque la mort viendra d’elle-même se présenter.

Mais à quoi bon faire l’autruche puisque la mort fait partie de la vie. Tôt ou tard, tout le monde entreprendra un jour ce chemin, tout le monde devra franchir cette porte.

Apprendre à mourir, c’est en tout premier lieu devenir conscient de cette réalité. C'est aussi se donner les outils pour y faire face le plus sereinement possible quand viendra le moment.

Auteure: Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires

INFOS
En référence à l’article 5.9.1 du document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ9700-699), saviez-vous que seule une entreprise funéraire CERTIFIÉE doit informer sa clientèle de l’existence de la politique de mesure de satisfaction et du processus des plaintes et les rendre accessibles à sa clientèle, sur demande.
 
 
Vous servir au dernier passage de votre vie
Tout n’est toujours qu’un éternel recommencement. Telle la jeune tige frêle qui sort du sol au printemps, qui sèmera ses grains à tous vents pour se multiplier ensuite et enfin s’endormir en terre jusqu’au printemps et recommencer le même rituel.
Ne trouvez-vous pas que cette même théorie s’applique selon nos croyances, en bonne partie pour les êtres humains que nous sommes? Nous avons nous aussi à traverser les passages de la vie qui peuvent sembler étroits:

• le passage de vie utérine à la mise au monde incluant l’enfance;
• le passage de l’enfance à l’adolescence (la jeunesse);
• le passage de l’adolescence à la vie adulte;
• et finalement le passage de la vie à trépas.

C’est au moment de la mort d’un être cher que tout devient plus tragique. La vie des humains étant parsemée de grandes secousses, les sociétés et les religions ont inventé des rites ou rituels de passage pour rassurer les familles endeuillées.

Avec la mort, le sentiment de perte apparaît parfois insoutenable et c’est là que les rituels prennent tout leur sens; ils viennent rappeler l’histoire du défunt, ses apports à la société et à la culture, la façon dont il a habité son existence, ainsi que l’héritage de valeurs à continuer, en conformité avec ses croyances, ses convictions et ses réalisations. À partir de cela, les personnes endeuillées pourront peut-être se dire qu’il est opportun que le traitement accordé à leur défunt se doit d’être authentique et à la hauteur de toute son existence.

La Maison commémorative familiale Rouleau demeure pleinement consciente de toute la grandeur de la dimension humaine en manifestant aux familles endeuillées tout l’appui que demande ce passage irréversible et ce, jour après jour.

La Maison commémorative familiale Rouleau, c’est toute une équipe de professionnels en rituels funéraires qui vous offre des services de qualité empreints d'humanité et de sécurité et ce, depuis plusieurs décennies ; une équipe d’ici qui est près de vous, avec vous et pour vous.

Auteure : Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires


INFOS
L’Office de la protection des consommateurs a participé activement à l’élaboration de la norme professionnelle sur les services funéraires et que cela est un avantage pour vous de choisir une entreprise certifiée de services funéraires parce que vous avez davantage le pouvoir d’évaluer les services offerts.


 
 
L'être en déroute
L’être en déroute

Nous sommes tous des maîtres d’œuvre quand vient le temps de planifier nos journées, nos allées et venues, ce que l’on mettra dans notre assiette ; activités que l’on fait à cœur de semaine sans trop se poser de questions. C’est ainsi que l’on organise plusieurs de nos activités, par exemple : nos vacances, notre liste d’épicerie, notre budget, etc. Toute cette planification, liée au domaine du matériel se fait naturellement. Il est toutefois plus ardu de se préparer à tout ce qui fait référence au monde spirituel, ce domaine non palpable et méconnu. Par exemple, est-ce réellement possible de se préparer au décès de quelqu’un que l’on aime profondément?

Lorsque l’un des nôtres nous quitte, trop souvent notre côté rationnel nous laisse croire que l’on est suffisamment fort ou prêt à affronter la tourmente. En contrepartie, le petit enfant qui sommeille en nous vient tel un coup de vent, faire tourner le baromètre de nos émotions à l’annonce de la mauvaise nouvelle. C’est alors que tout notre être se retrouve en pleine tempête. Cet état d’être peut se comparer à une déchirure qui s’inscrit à l’une des pages de nos vies et qui nous interpelle dans notre corps, nos émotions et notre esprit. Il n’est pas surprenant que cela crée tant de ravages.

Pour mieux se libérer de la peine, le meilleur remède est encore de l’accueillir, de pouvoir en parler avec quelqu’un de notre choix, d’exprimer les émotions qui sèment en nous la déroute. Vivre son deuil, c’est la nécessité de faire plus attention à ce moment particulier de notre vie.

Pour vous aider dans pareille circonstance, la Maison commémorative familiale Rouleau se fait tout près de vous pour vous accompagner en s’assurant de vous offrir des services de qualité supérieure, marqués de professionnalisme et d'humanité dont les hauts standards sont directement liés à l’engagement, le respect, l’écoute, l’empathie, l’éthique et l’intégrité.

La Maison commémorative familiale Rouleau, une entreprise d’ICI qui est là avant, pendant et après pour vous aider à vivre ce qui peut être l’imprévisible de demain …

Auteure: Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires


INFOS

Des mesures appropriées doivent être prises pour assurer l’identification du défunt à l’arrivée au crématorium, pendant la crémation, et jusqu’à la destination finale des cendres. À cet effet, un pièce d’identification métallique numérotée doit accompagner le défunt tout au long du processus de crémation et doit être déposée dans l’urne avec les cendres (réf. art.5.10.3 du document BNQ 9700-699/2009)
 




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