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Chroniques
 
Les étapes du deuil : Le choc
Tout porte à croire que la mort effraie comme jamais elle ne l’a fait dans le passé, parce qu'elle n'est plus suffisamment enseignée. Le deuil s’installe dès l’annonce de la mort de la personne aimée. Il prend toute la place dès ce moment et pour les mois qui vont suivre, tout en serrant le coeur. C'est l'une des pires épreuves de l'existence. Avec le temps, le deuil se retirera subtilement pour redonner à nouveau place à la vie.

Le deuil est un long processus au cours duquel l’être humain traverse un «passage obligé». Il se doit d’effectuer un travail sur lui-même pour apprivoiser et vivre le départ de l'être aimé. C’est au cours de cette période que pourra se cicatriser la blessure du coeur. Ce processus comprend plusieurs étapes, dont le choc, le déni, l’expression des émotions et des sentiments, l’accomplissement des tâches subséquentes au deuil, la découverte d’un sens à la vie, l’échange des pardons et enfin l’héritage, là où la lumière revient éclairer la vie.

Dans cette chronique et dans celles qui suivront au cours des prochaines semaines, j’aborderai avec vous le cheminement intérieur lié au deuil, en commençant par la première étape : le choc.

C’est la première phase du deuil ; elle est également la plus courte mais combien intense. C’est l’annonce d’une fin. C’est la paralysie des émotions, des facultés et des perceptions, ce qui explique qu’une telle nouvelle puisse laisser en apparence la personne sans émotion. Le terme «sidération» peut aussi tout à fait convenir pour décrire la réaction de la personne face à l’information qui vient de lui être transmise. L'annonce du décès équivaut à un coup de masse sur la tête et ce, même lorsque la mort se présente suite à une maladie grave. Souvent la personne agit de manière mécanique, comme sous l’effet d’une commotion. Au plan physique, c’est comme si le corps subissait une forme d’anesthésie pour permettre d’absorber l’annonce de cette nouvelle. Il peut survenir également un état de sommeil profond dans lequel les fonctions de la vie semblent suspendues, comme si le corps se retrouvait dans un état d’engourdissement complet. Chez d’autres personnes, tout au contraire, l’annonce du deuil peut engendrer de l’agitation et même provoquer des hallucinations.

Peu importe comment votre corps réagit à l’annonce du décès d’un proche ou d’un ami, tous ces états d’être sont des réactions de résistance que s’impose le corps. Ils sont le signe que celui-ci tente de se protéger.

Le moment du choc est une période de changement très profond. Il donne aux endeuillés le temps de digérer la dure réalité et de se ressaisir en puisant en eux les ressources nécessaires pour gérer la situation (de perte de l’être cher). Malgré les années qui passeront, les détails de ce moment si douloureux demeureront toujours présents dans les souvenirs, par exemple : l’heure de la journée, la musique que l’on écoutait, les mots exacts qui nous ont appris la nouvelle du deuil... Tout cela restera à jamais gravé par l’émotion extrême qui nous a habité à cet instant très précis.

Source : Documentation inspirée par le travail et les écrits de Jean Monbourquette


Auteure : Nicole Pâquet, PRF



 
 
La vie, un cadeau si précieux
Pour commentaires :

David Beaulieu, PRF agréé
david.beaulieu@lrouleau.com

Donner la vie, n’est-ce pas le plus grand et le plus beau miracle au monde ? Deux personnes caressent le rêve de donner la vie à un petit être qui sera le prolongement d’eux-mêmes. Ils passent ensemble de longs moments à se demander : Ce petit trésor sera-t-il une fille ou un garçon ? et à imaginer : À qui ressemblera-t-il ? - Quel sera son poids à la naissance ? Souvent même, ils font des paris concernant le jour et l’heure où il fera son arrivée dans ce monde.

Parfois, la vie vient déjouer ce beau projet de façon imprévisible. Il arrive qu’en cours de route la grossesse prenne fin abruptement, pour diverses raisons. Il se peut aussi qu’après 9 longs mois d’attente, l’accouchement ne se déroule pas tel qu’imaginé… Les futurs parents se déplacent vers le lieu choisi en rêvant de tenir enfin dans leurs bras ce «petit miracle» et soudain, on vient apprendre à ces «créateurs de vie» que leur précieux trésor s'est définitivement rendormi, au moment même où il avait à peine ouvert les yeux. Une peine sans mot et sans nom s'inscrit alors dans l'histoire de ces gens. Lorsqu’on perd nos parents, on devient orphelin, lorsqu’on perd une épouse ou un époux, on devient veuf ou veuve, mais lorsqu'on perd un enfant, il n’y a pas de mot au dictionnaire qui vient définir cet état.

Autant pour celle qui rêvait de devenir mère que pour celui qui caressait l’idée d’être père, toutes sortes de questionnements se présentent : « Sommes-nous responsables ? Avons-nous fait tout ce qu’il fallait...» Généralement, la génétique est l’unique et la seule responsable.

Considérant tous les préparatifs et l’annonce qui avait été faite concernant l’arrivée au monde de ce poupon, et considérant que ces futurs parents et tous les membres de leurs familles étaient dans l’attente de voir, de prendre et de bercer ce petit être qui s’apprêtait à débuter sa vie terrestre, il est primordial pour ces personnes en deuil d’être accompagnées par leurs proches, par leurs amis et voire toute une communauté, parce que la mort est un phénomène naturel qui a des implications sociales et culturelles. Il ne faudrait pas oublier que quelques heures à peine avant ce drame, la vie était là. Pour ce petit ange, pour ses parents éplorés, pour ses grands-parents qui doivent prêter une épaule à leur enfant en désarroi tout en étant eux-mêmes déstabilisés, les rituels ont tous leur raison d’être. Ils viennent adoucir ce passage du connu vers l’inconnu. Les rituels ont été inventés pour ramener l’existence à un cadre acceptable ou «normal»; d’où justement le besoin d’un entourage humain et compétent pour permettre l’accès à ces rituels avec une attitude d’écoute, d’empathie et de présence qui inspire la confiance.

C’est ici qu’interviennent les professionnels en rituels funéraires (PRF) et les officiers en rituels funéraires (ORF) de la Maison commémorative familiale Rouleau. Nous avons pour mission de prendre soin de ces petits êtres, tout en accompagnant leurs parents dans les rituels appropriés et en étant les gardiens de l’éthique et de la dignité humaine. Notre expertise et notre professionnalisme témoignent de nos compétences. Parce que la dignité d’une personne décédée demeure après la mort et nous en sommes les gardiens.

Auteure : Nicole Pâquet, PRF
 
 
Les souvenirs, les objets
Par David Beaulieu, PRF
david.beaulieu@lrouleau.com

Dans notre belle région, les hivers sont parfois longs et les beaux jours tardent à s’installer. Lorsque le soleil se fait plus présent et plus chaud, nous commençons graduellement à modifier notre tenue vestimentaire, nous osons enlever nos manteaux conçus pour les mois de froid intense et les remplaçons par des vêtements plus légers. Par contre, nous prenons
soin de ne pas aller trop vite ; nous procédons par étapes.

Cette entrée en matière me sert de tremplin pour vous entretenir d’un sujet qui préoccupe beaucoup les endeuillés. Souvent ceux-ci me demandent : est-ce que c’est malsain de garder sur les murs de la maison les photos de mon conjoint décédé ? Dois-je me départir de ses vêtements, des objets qui me le rappellent ?

À ce propos, je vous conseille de procéder comme pour vos vêtements le printemps venu. Allez-y progressivement ; commencez par enlever quelques photos et placez-les dans un album. Peu à peu, vous déciderez d’en enlever davantage et finirez par n’en conserver que quelques-unes. Vous éviterez ainsi que le défunt soit plus présent que les vivants dans la maison. Toutefois, il est bon de conserver quelques photos pour aider à la transition. Quant aux autres objets du défunt, n’hésitez pas à accepter l’aide de vos amis pour vous aider à vous en départir quand vous vous sentirez prêt. Vous pourriez les donner à des membres de la famille ou à des organismes qui en feront la distribution à des gens dans le besoin. Ces gestes en apparence insignifiants contribueront beaucoup à poursuivre le travail du deuil. En les posant, vous vous démontrez ainsi qu’à vos proches que vous êtes bien engagé dans l’acceptation de la mort de l’être cher. La période pour réaliser cette étape varie considérablement d’une personne à l’autre. Par contre, le fait de conserver sur une trop longue période les objets du défunt peut faire en sorte que vous ne puissiez pas le «laisser partir».

J’espère sincèrement que ces quelques pistes pourront aider les personnes qui vivent présentement cette étape de la résolution de leur deuil.

Je vous invite à me faire part de vos commentaires en visitant notre page facebook. Vous pouvez également me proposer des sujets dont vous aimeriez que je traite dans les chroniques et me faire part de vos questions concernant le domaine funéraire.

(Source : Excusez-moi, je suis en deuil, Jean Monbourquette/Isabelle D’Aspremont, éditions Novalis)



 
 
Espérance
À chaque année, le 1er jour de l’an est un moment choisi pour faire le constat des événements passés, pour prendre de bonnes résolutions et pour avoir grande foi en la prochaine année dont tous les secrets n’ont pas encore été révélés. Le Jour de l’An vient réajuster le chrono pour venir à la même occasion nous souffler dans le cou, le cycle de la vie qui s’impose à nous : les fins et les débuts, les arrêts et les départs, les vies qui se terminent et celles qui débutent.

C’est ainsi que pour certains d’entre vous, l’année 2017 vous a peut-être menés sur des chemins dont vous auriez bien souhaité éviter la voie. Peut-être êtes-vous de ceux et celles qui ont subi le départ d’un être cher. Il est dans ces circonstances davantage exigeant de trouver au quotidien un nouveau sens à l’existence, de relever les aspects qui viendront bonifier cette période d’adaptation, et ainsi permettre la création de nouveaux projets, de nourrir de nouveaux rêves. En contrepartie, peut-être avez-vous vécu au même moment, le grand bonheur de l’arrivée d’un petit être au sein de la famille. Ce petit enfant qui vous sourit comme s’il vous connaissait depuis fort longtemps. Il le fait probablement parce qu’il se sent en confiance à la vue de votre visage accueillant. Son passé est si petit, son histoire est pour le moment très courte, mais il est souhaité que son avenir soit grand et très prometteur. À lui seul, cet enfant représente une image d’espérance et de rêves qui vous donne cet ultime élan de poursuivre votre route.

Le Jour de l’An est comme un commencement, un signe de la vie qui s’annonce. Et ces nouveaux petits poupons sont là pour venir souvent avec leur grande vulnérabilité et leur naïveté, nous lancer un message d’espoir. Ils viennent contester nos hésitations, nos retenues. Avec leurs regards neufs, ils viennent prescrire plutôt la force et l’audace de continuer. Peut-être parce qu’ils inspirent une promesse de bonheur, parce qu’ils portent en eux en toute innocence et simplicité, l’espérance et la vie.

Les officiers et les professionnels (ORF - PRF) de la Maison commémorative familiale Rouleau souhaitent pour chacune et chacun d’entre vous que les événements passés des dernières années puissent avec le temps, faire jaillir en vous les meilleurs souvenirs, et que l’avenir qui se dessine sous vos pas soit des plus inspirants. Que l’an 2018 soit rempli d’espérance tout en vous accordant sa clémence. Bonne Année !

Auteure : Nicole Pâquet,
Professionnelle en rituels funéraires

INFOS
Pour l’honneur de la profession et pour le respect des valeurs humaines, une entreprise CERTIFIÉE en services funéraires s’engage envers le public à remplir fidèlement ses obligations et à observer les lois et les règlementa qui la gouverne, et à rendre avec distinction les services qu’exigent les familles endeuillées. Référence document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ 9700-699) article 4.1 de la Politique qualité.


 
 
Havre de paix
Cette semaine, j'aimerais susciter votre réflexion sur un aspect du mot «souvenir», en soulignant l’existence du columbarium «Jardin de la Mémoire» de la Maison commémorative familiale Rouleau dont les installations sont existantes depuis plus de vingt ans. Les cendres des êtres chers de plusieurs familles de la Matanie y sont conservées avec dignité et respect. Après tout, ne sont-elles pas la dernière trace du passage de ces personnes sur terre ? Les columbariums, comme les cimetières, sont des lieux propices pour se «souvenir», pour «honorer» toutes ces vies qui ont été.

Pour certains, ces lieux n’ont aucune importance, hélas ! Pourtant avez-vous remarqué que tout au cours de notre vie, nous choisissons notre lieu de résidence, l’aménageons, le décorons, le peignons. Nous en sommes également fiers et souhaitons que notre demeure soit un lieu de rassemblement et de partage avec notre famille, nos amis et tous nos proches. Pourquoi devrait-il en être autrement de notre dernière demeure et ce, peu importe qu’elle se trouve au cimetière ou au columbarium?

Afin de répondre aux besoins des familles, le columbarium de la Maison commémorative familiale Rouleau compte plus de 200 emplacements. Nous avons des emplacements simples, doubles ou familiaux. Sachez que le «Jardin de la Mémoire» a été pensé et conçu dans le but de rendre ces lieux agréables et paisibles. D’ailleurs, plusieurs personnes nous ont mentionné qu’elles apprécient l’atmosphère qui règne au columbarium et qu’elles s’y sentent bien lorsqu’elles rendent visite à un être cher disparu. Certaines d'entre elles nous ont même confié que leurs visites leur procurent un certain apaisement.

Lorsque nous serons arrivés au bout de notre grand voyage, sans doute voudrons-nous aller rejoindre nos proches dans ce qui est ou sera la dernière demeure commune et ce, que ce soit au cimetière ou au columbarium. Nous pourrons ainsi donner à ceux qui nous garderont dans leur coeur, la possibilité de nous visiter, pour se souvenir.

Enfin, je tiens à vous rappeler que le columbarium Jardin de la Mémoire, situé au 205 rue Thibault, est accessible tous les jours. Je vous invite à y faire une visite. Vous découvrirez une oasis de paix et de sérénité et vous constaterez peut-être que les cendres de plusieurs de vos connaissances y sont conservées.



 
 
J'aimerais pour Noël
À l’extérieur, l’hiver fait chanter la neige sous nos pas. Ce 24 décembre, nous sommes rassemblés toute la famille à la maison familiale pour célébrer ensemble, comme le veut la tradition et ce, depuis des générations. La grande couronne enrubannée qui est l’apparat de la porte extérieure de la maisonnée semble vouloir nous souhaiter la bienvenue. Tous ont enfilé leurs plus beaux habits. Le sapin gonflé de lumières illumine la pièce du salon. Je suis attirée par cette magnifique boule de Noël au centre du majestueux conifère. Je m’approche d’elle et me rend compte que cette dernière me renvoie l’image difforme de mon visage. Je constate que cette vision de moi-même vient curieusement traduire mon «mal-être» de ce jour. Ce miroir de verre vient me rappeler que ce soir, je devrai vivre ce Noël sans toi…

Je sens mon cœur qui semble vide et à la fois son rythme qui fait sursauter mes artères tel un tam-tam, m’indiquant que la vie continue pour moi. Mes proches qui ont été près de moi depuis ton départ, savent me border d’une juste dose de bienveillance. C’est ainsi que chacun à sa façon vient meubler mes minutes en tentant aimablement de me distraire. Malgré que je sais que rien ne sera plus pareil, les chants enjoués de Noël viennent bercer mon cœur. Les grands sont fébriles tout autant que les tout-petits qui eux, sont surexcités sachant que le temps de l’ouverture des cadeaux est maintenant arrivé. Pendant que les cris de joie des enfants se font entendre, je me perds dans mes pensées … Quel est le plus beau cadeau ? Et tel un éclair surgit en moi promptement la réponse : Les plus beaux cadeaux ne s’emballent pas…

Il n’existe de pas de papier et de rubans assez scintillants pour envelopper les précieux trésors de la vie comme : ta présence dans ma vie qui me manque à tous les jours, la providence de retrouver dans mon existence la quête d’un nouveau bonheur. Pour d’autres, cela pourrait être la béatitude qui se trouve au fond du cœur quand le médecin annonce que la santé est à nouveau au rendez-vous, ou encore le couple d’amoureux qui reçoit la confirmation que le petit poupon tant désiré naîtra dans les prochains mois. Et combien d’autres délices pour lesquels il n’existe aucun mot assez puissant qui vienne les décrire. Les plus beaux cadeaux se résument aussi par de petits gestes que l’on pose envers les autres, par des présences chaleureuses, par l’écoute et le souci des autres.

Prenons un temps d’arrêt en ce Noël pour revenir au vrai sens de cette fête tout en réalisant la chance inouïe qui est accordée à chacune et chacun d’avoir la santé, de se retrouver dans les bras de celui ou celle qui nous fait tant battre le cœur, d’être entouré des personnes les plus précieuses de notre vie, celles qui font que ce Noël ne serait pas si joyeux sans leur présence.

Pourquoi ne pas se promettre à soi-même en ce Noël, le plus beau cadeau du monde, en clamant : Je fais de ce Noël, celui de l’amour et de l’espoir !

Les officiers et les professionnels en rituels funéraires (ORF–PRF) de la Maison commémorative familiale Rouleau s’unissent pour souhaiter à chacune et chacun un Noël empreint d’amour, de sérénité, de paix, de mieux-être et de bonheur. Bon Noël à toutes et à tous !

Auteure : Nicole Pâquet, Professionnelle en rituels funéraires

INFOS
Saviez-vous qu’une entreprise CERTIFIÉE en services funéraires doit offrir à sa clientèle un guide d’accompagnement pour les aider, et fournir des services de soutien et de suivi pour la famille et les proches du défunt - Référence : document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ 9700-699) article 5.14.


 
 
Vivre son deuil, un acte de partage et de civisme envers la communauté
Nous vivons dans une société de plus en plus branchée, mais paradoxalement nous sommes de
plus en plus isolés. Trop souvent le deuil lors d’un décès est considéré comme une responsabilité
personnelle et une obligation strictement familiale pour les proches d’un défunt. De cette façon
de penser, découle la tendance au fast-food funéraire ou à la crémation directe. On veut vivre son
deuil rapidement pour éviter une période de souffrance, de chagrin. Ceci met fin par conséquent,
au recueillement et à l’hommage au défunt en présence d’amis, de collègues de travail ou tout
simplement de personnes qui désirent voir une dernière fois le corps de l’être qui a vécu dans sa
communauté et qui a été aimé.

Vivre un deuil n’est pas un geste privé ou égoïste, c’est un événement marquant dans la vie de
tout citoyen, car nous appartenons tous à une communauté de vie. Nous partageons nos joies
et nos peines avec notre entourage et nos amis, lorsque nous sommes vivants. Nous célébrons
la naissance, le mariage, le bal de fin d’études, les fêtes de Noël, de Pâques et même la fête de
l’Halloween. Ce besoin de partage se cristallise maintenant sur internet avec les phénomènes
Facebook et Twitter.

Alors pourquoi ne pas souligner le départ d’une personne que l’on a aimée, qui a fait partie non
seulement d’une famille, mais aussi d’une communauté de vie toute entière. Vivre son deuil est
un acte de civisme et de partage avec la communauté qui nous entoure. Nous devons penser les
rituels funéraires comme étant l’étape d’une vie, tout autant que les étapes de la naissance et du
mariage. Le deuil fait partie des rites de passage, c’est un cérémonial civique de la vie à la mort.
N’hésitons pas à prendre le temps de vivre son deuil, de partager en présence du corps du
défunt nos peines et nos joies avec nos proches parents, nos amis ou tout simplement avec les
citoyens qui veulent célébrer un dernier moment et se remémorer des souvenirs avec l’être aimé
et respecté.

Vivre son deuil, c’est avant tout un acte civique de respect envers le défunt, d’empathie et de
partage avec les proches vivant dans une communauté de vie. Vivre son deuil, ce n’est pas un
acte isolé, c’est un moment unique et précieux de partage dans la vie d’un citoyen décédé.
 
 
Avec de l'encre et du papier je t'écrirai
Pour commentaires :

David Beaulieu, PRF agréé
david.beaulieu@lrouleau.com

Vous avez perdu un être cher, vous avez eu la chance de pouvoir passer les derniers moments à son chevet. Vous avez pu parler avec cette personne de tant de choses avant qu’elle ne vous quitte. Vous avez pu lui dire combien elle vous manquera, combien elle a été importante dans votre vie. Vous avez sans doute pu revivre avec elle divers moments heureux et peut-être par la même occasion, pu lui demander quelques pardons, libérant ainsi votre conscience.

Il se peut que vous n’ayez pas eu le courage ou la force de lui dire librement toutes les émotions qui vous habitent. Il se peut également que la vie ait fait que vous n’ayez pas eu le temps d’avoir cet échange avec la personne disparue, parce qu’elle vous a quitté(e) au moment où elle-même s’y attendait le moins.

Que vous ayez pu vivre ces moments ou non, je vous encourage à écrire une lettre à la personne qui vous a quitté(e), question de vous aider à traverser cette période de tristesse. Personne ne jugera votre écriture ni vos écrits, vous êtes en dialogue avec l’être disparu. Vous pourrez alors mettre des mots sur des moments heureux vécus, mais aussi sur des évènements malheureux dont vous n’avez peut-être plus jamais osé parler. L’écriture vous permet de vous exprimer et aussi d’extérioriser votre peine pour laisser la place à la sérénité et à l’acceptation. Une fois votre lettre déposée dans une enveloppe bien cachetée et décorée à votre goût, vous pourrez la déposer tout près de la personne que vous avez tant aimée, avant la fermeture du cercueil. Celle-ci pourra alors emporter avec elle comme en secret, vos plus beaux écrits.

Les vertus incroyables de l’écriture sont souvent oubliées. L’écriture permet de se libérer, sans aucune crainte d’être jugé(e) par qui que ce soit, n’ayant comme témoin qu'un stylo et une feuille de papier. Osez l'expérience, vous pourrez constater l’effet libérateur et thérapeutique de l’écriture !

Les officiers (ORF) et professionnels (PRF) en rituels funéraires de la Maison commémorative familiale Rouleau vous réitèrent leur support empathique et leur soutien en période de deuil et vous encouragent à expérimenter l’écriture ; une route qui pourrait vous mener sur le chemin de la guérison beaucoup plus que vous ne pourriez l’imaginer.

Auteure: Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires


INFOS
En référence à l’article 5.9.3 du document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ9700-699), seule une entreprise funéraire CERTIFIÉE doit avant toute présentation ou exposition d’un défunt, faire une vérification de l’état du défunt, du cercueil et du salon de présentation par un membre de son personnel. Lorsqu’une urne est exposée, l’entreprise funéraire CERTIFIÉE doit s’assurer de son identification et doit l’exposer de manière respectueuse pour le défunt.

 
 
Les promesses
Lorsque tout va bien dans notre vie et que nous discutons des rituels funéraires avec nos proches, il nous arrive de dire : « Quand je vais mourir, je veux que vous me promettiez que je serai incinéré, pas exposé, que mes cendres seront dispersées aux quatre vents et que mes funérailles se dérouleront à telle église, etc…». Mais voilà qu’au moment du décès, ceux qui restent doivent, en plus d’affronter la peine, exécuter les promesses faites dans des circonstances de joie et de vie, sans la pleine conscience de tout ce que ces promesses peuvent impliquer pour eux et pour les autres.

Quand vous vous exprimez à ce sujet, soyez vigilants et prudents car peut-être que certaines promesses ne seront pas ajustées aux sentiments que ressentiront vos proches au moment de vivre l’épreuve. Peut-être qu’ils réaliseront que leurs besoins sont différents maintenant qu’ils font face à l’épreuve. Peut-être qu’ils ressentiront le besoin de vous revoir une dernière fois. Peut-être qu’ils regretteront d’avoir fait ces promesses et souhaiteront les respecter juste parce qu’ils l’ont promis et qu’ils veulent respecter vos volontés. Peut-être qu’ils réaliseront aussi à ce moment-là que le deuil a une dimension personnelle, bien sûr, mais aussi une dimension familiale, sociale et communautaire qu’il faut aussi respecter.

La définition du respect, ce n’est pas d’exécuter des demandes qui peuvent blesser les gens qu’on aime. Comme le dit l’Abbé André Bouchard; « le respect c’est la qualité du regard que l’on pose sur les personnes, les événements et les choses. Regardons à deux fois avant de prendre une décision si lourde de conséquences pour ceux et celles qui restent. »

Les rituels funéraires ont été inventés par et pour les humains afin de permettre un passage important de la personne décédée et de son entourage. Les rituels funéraires, c’est culturel, et ils ont une fonction thérapeutique. Avant de trop les réduire, il est essentiel d’en comprendre l’importance et l’utilité lors d’un deuil. On ne peut pas sortir de notre vie, de nos engagements en cachette, soucions-nous des autres même quand nous ne serons plus là, car pour ceux et celles qu’on laisse, ça peut faire une grande différence pour leur guérison.

Comme professionnel en rituels funéraires, ce que je perçois en ces moments, malgré la douleur et la peine qu’ils vivent, c’est que ceux et celles qui restent ont la capacité de faire les choix importants pour eux et pour leur entourage. Si, parfois, vous tenez à laisser des directives à l’égard de vos rituels, il serait judicieux de leur laisser aussi le message suivant : « Si pour une raison ou une autre, vous deviez modifier en tout ou en partie mes volontés exprimées, sachez que je serai de tout coeur avec vous et tout à fait en accord avec les modifications que vous jugerez à propos d’apporter à ce moment-là.»

Notre plus grand souhait n'est-il pas que ceux et celles que nous laissons arrivent à traverser le deuil et qu’ils soient un jour capables d’aimer et de s’engager à nouveau dans des liens d’amitié et d’amour ? Les rituels funéraires sont un des éléments importants qui favorisent la guérison du coeur pour atteindre ces objectifs.

 
 
Au nom de la pérennité
La vie fut remplie de belles aventures et combien elle fut généreuse. Malgré les jours, malgré les mois, rien n’aurait pu me faire croire que la mort, cette dérobeuse, viendrait brimer si vite notre

quiétude et me prendre telle une voleuse, toi qui fus dans ma vie, si précieux(se).

Pendant ces moments difficiles, mes proches ont su m’entourer. Malgré les jours, malgré les mois, ils ont été là et le sont encore aujourd’hui pour m’épauler. Pendant les jours plus gris, j’ai pu aussi bénéficier des services de gens qualifiés. Ils ont su trouver les mots et m’offrir un accompagnement professionnel et chaleureux pour me réconforter.

Ma peine fut grande, venant assombrir tous mes matins. Malgré les jours, malgré les mois, j’ai dû apprivoiser ton absence et trouver le chemin me guidant vers un autre lendemain.
Je dois poursuivre ma route sachant que la vie cherche à me tendre la main.

Je sais que dans mon coeur, toujours tu vivras et resteras. Malgré les jours, malgré les mois, les beaux souvenirs seront toujours là. Je te remercie pour tous ces moments partagés avec toi. Ce n’est qu’un au revoir, car je me plais à croire que l’on se reverra.

Aujourd’hui, j’emprunte avec espoir les sentiers de la guérison. Malgré les jours, malgré les mois, j’ai confiance que viendront pour moi des jours de grandes moissons où le soleil saura m’apporter la chaleur de ses rayons et me permettre avec le temps d’entrevoir de nouveaux horizons.

Il fut inscrit un jour en ces pages, la nouvelle de ton décès consulté par tant de gens qui t’aimaient. Malgré les jours, malgré les mois, tous peuvent encore faire retour à cette page pour revoir le souvenir des événements et l’évocation de ton portrait, souscrivant ainsi à la grandeur de ton héritage afin qu’il ne s’éteigne jamais.

Au nom de la pérennité, je tiens à te garder présent en mots et en images. Malgré les jours, malgré les mois, ton empreinte restera tel un adage pour permettre à tous de conserver en permanence la précieuse trace de ton passage.

Il est salutaire de pouvoir à l’occasion, retrouver les inscriptions qui ont été publiées et qui ont été signifiantes, au moment où nous ont quittés les êtres que nous avons tant aimés. C’est ainsi que la Maison commémorative familiale Rouleau vous rassure quant aux inscriptions qui sont faites jour après jour sur son site web. Celles-ci seront toujours disponibles pour consultation, témoignant ainsi de l’importance de se commémorer avec respect toutes ces vies qui ont été.

« C'est la présence de la mort qui donne un sens à la vie » (de Maurice Genevoix)

Auteure : Nicole Pâquet
Professionnelle en rituels funéraires

INFOS
En référence à l’article 5.3.2 du document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ9700-699), seule une entreprise CERTIFIÉE en services funéraires se doit d’offrir à sa clientèle la possibilité de rédiger un avis de décès et de le diffuser dans différents médias, notamment sur le Web.

 




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