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Hommage
 
Hommage M. Ghislain DUMAS
Hommage lu lors de la célébration commémorative en l'église de St-René

Cher petit frère,

Nous sommes tous ici réunis pour un dernier au revoir et aussi pour te dire que tu vas nous manquer. Quand un de nous quitte cette terre, c'est toujours douloureux car ça nous ramène à la dure réalité de constater que notre famille se désagrège doucement.

Tu étais très discret, mais nous savions reconnaître ta grande générosité. Il est important de souligner ton grand désir d'apprendre, de connaître, surtout les faits historiques de notre coin de pays et un peu partout à travers le monde. Très travaillant, tu ne prenais pas le temps d'avoir des loisirs. Ta passion pour les voyages à l'étranger était dominante. Le mois de janvier avec ses gros froids te disait qu'il était temps pour toi de partir à la découverte d'un endroit plus chaud. Ton sac à dos, tes vaccins mis à jour, un billet d'avion et c'était un départ pour deux (2) mois dans les Iles de l'Atlantique mais surtout l'Amérique du Sud. Ton dernier périple fut Panama... Ces voyages te rendaient tellement heureux et quel regard émerveillé tu avais à ton retour !

Tu es désormais parti pour une autre destination, sans sac à dos cette fois, ni billet de retour. Nous sommes tous persuadés que tu as fait la découverte d'un pays inconnu mais combien reposant.

Nous, tes frères et sœurs, te garderons toujours une place de choix dans notre cœur.

Aurevoir Ghislain et bon repos XXX

14 juillet 2017

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Hommage à Mme Adèle MURRAY COLL
Le texte a été rédigé par Elizabeth Cyr et Katherine Cyr et il a été lu par Elizabeth Cyr, Katherine Cyr et Stéphanie Chassé, lors de la célébration commémorative en l'église St-Rédempteur de Matane.


Comme une journée bien remplie nous donne un bon sommeil, une vie bien vécue nous mène à une mort paisible.

Tandis que les soldats canadiens partent à la première guerre mondiale, Henri Murray et Marie-Anne Simard accueillent la petite Adèle Murray le 22 novembre 1914.

En 1926, alors que la télévision naissait, le côté débrouillard et déterminé ressortait déjà chez Adèle, qui n’avait que 12 ans. Sa mère, qui lui interdisait d’utiliser sa machine à coudre, était sortie pour la journée. Adèle saisit l’occasion pour utiliser la machine en cachette et se faire une robe. À l’arrivée de sa mère, cette dernière réalisa le talent de sa fille et Adèle put utiliser la machine à son gré.

Par la suite, la couture fut un thème récurrent dans sa vie. Elle décousait régulièrement des vêtements pour en refaire.

La couture n’était d'ailleurs pas son seule talent, elle était une femme polyvalente qui tricotait, tissait, crochetait et brodait.

Peu après le début de la Grande dépression, Adèle quittait le nid familial vers l’âge de 15 ans pour travailler. Elle a fait plusieurs tâches, dont préparer les repas pour les travailleurs d’un moulin à Saint-René. C’était un travail exigeant, mais Adèle était travaillante et très appréciée par ses patrons.

La vie d’Adèle a pris un autre tournant quand sa mère décéda, elle dû rentrer à la maison s’occuper de ses jeunes soeurs et frères.

1937: Walt Disney sort son premier film en dessin animé parlant et en couleur, Blanche neige et les sept nains. Cette même année, Adèle Murray épouse son amoureux Eddy Coll. Elle avait 23 ans. L’année suivante, en 1938, Adèle mettait au monde le premier de ses 13 enfants.

Au fil de sa vie, Adèle a exercé bien des métiers. Entre autres, elle était mère de famille, s’est occupé d’un magasin général avec son mari, et a fait l’entretien d'une ferme et d’un potager. Elle était une excellente boulangère, d’ailleurs un de ses voisins lui commandait régulièrement du pain lorsqu’il avait de la visite, car le pain d’Adèle était le meilleur. Elle était la coiffeuse de sa famille, de son frère Victor et de ses neveux et nièces. Tel que mentionné, elle était aussi une couturière talentueuse.

Elle pouvait confectionner un vêtement qu'avait choisi un de ses enfants à partir d'une image dans un catalogue. Elle créait son propre patron et ensuite cousait le vêtement.

En 1961, tandis que les Beatles enregistrent leur premier disque, Adèle donne naissance à son dernier enfant, Marina, à l’âge de 47 ans.

Au courant des 102 dernières années, le Québec a vu l'arrivée de nombreuses technologies dont l’électricité, la télévision, la laveuse et la sécheuse automatiques ainsi que le four à micro-ondes. Adèle était toujours ouverte à ces nouvelles technologies et prête à les adopter.

Un des plus grands plaisirs d’Adèle était de préparer et surtout de MANGER des desserts. On se souviendra toujours de ses tortillons, galettes et gâteaux, ainsi que ses tartes au chocolat, aux raisins et aux fraises.

Voir ses enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants faisait le grand bonheur d’Adèle, elle était une femme comblée lors des rassemblements de famille. On avait toujours l'occasion d’y manger un de ses bons cipates. Elle ne souhaitait que du bien pour les membres de sa famille, et priait souvent pour eux.

Généreuse, aimante, travaillante, humble et de grande foi, ce ne sont que quelques mots pour décrire la femme qu’était Adèle. On se souviendra toujours de notre grand-maman Coll et des bons moments passés en sa compagnie. On t’aime grand-maman. Merci.




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Hommage à Mme Hermance GAGNÉ
Hommage lu lors de la célébration commémorative

À toi ma très chère maman

Maman était une femme travaillante qui est vite entrée dans '' le monde des grands'', en allant travailler chez un certain Arger Gagnon. L'homme qui allait devenir son mari pour 46 belles années.

Quittant ses frères et sœurs du rang 8 à St-Adelme vers l'âge de 18 ans pour déménager dans le rang 7 avec la famille de son futur époux qui avait déjà 7 enfants: Gérard, Jeanette, Roger, Roselle, Jean-Clément, Jean-D'arc et Richard. Sept enfants qu'elle aimait comme les siens.

Elle se maria avec Arger le 9 juin 1949. Dix-huit mois plus tard, est né le premier enfant du couple, premier de 5 beaux enfants: Raynald, Jeannot Carol, Johanne, et Frencis, pour un total de 12 enfants.

Après avoir élevé sa famille à St-Adelme, le couple et leurs 2 derniers enfants déménagèrent à Matane. Ils passèrent quelques temps sur la rue Druillettes, puis sur la rue St-Jérôme. Mais, c'est sur la rue St-Christophe qu'ils trouvèrent leur chez eux et elle y demeura depuis les 28 derniers années.

Maman était vraiment une femme de famille. La tradition voulait qu'à tous les Noël, elle nous faisait son incontournable cipaille, et recevait ses enfants, ses petits-enfants et ses arrière-petits-enfants. Elle n'a jamais raté un seul Noël. Même lorsqu'elle n'allait pas très bien, le souper de Noël c'était sacré!

Elle restera dans la mémoire de ses 5 enfants 8 petits-enfants et 11 arrière-petits-enfants, ses frères, ses sœurs et amis, une femme au grand cœur qui était prête à tout donner pour les gens qu'elle aimait.

Merci maman d'avoir été une femme forte, courageuse et généreuse qui aimait être entourée des siens.

Repose-toi bien auprès de ton mari, tes fils, tes parents, tes amis et ton petit Copain Gagnon. Tu as élevé une belle grande famille à qui tu manqueras beaucoup. Prends soin de toi tu le mérites grandement. Nous on veut de dire :

Merci

On t'aime

Et on ne t'oubliera jamais

Salut maman

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Hommage à M. Jean-Luc GAUTHIER
Hommage rédigé par Diane et lu par sa nièce Julie lors de la célébration commémorative

Né à St-Léandre, il a perdu son papa vers l'âge de 2 ans et a grandi dans une maison entouré de femmes. Il n'avait qu'un seul frère qui était l'aîné de la famille.

Il a commencé à travailler à l'âge de 14 ans comme garçon de cuisine durant l'été sur la côte Nord.

À 17 ans, il a abandonné l'école pour travailler pour de bon à la Rayonier.

Il a eu une belle carrière au sein de la fonction publique fédérale qui a duré 34 ans.

C'était un homme brillant, consciencieux, professionnel dans son travail, persévérant et perfectionniste.

Un mari et papa attentionné. Il était fier de ses deux garçons Jean-François et Pier-Olivier. Dans les dernières semaines, tu avais appris que tu serais grand-papa. Quel merveilleux grand-papa tu aurais fait.

Toujours souriant, toujours de bonne humeur, réservé, il ne se plaignait jamais. D'une grande bonté de cœur, sociale, il aimait les gens.

Taquin à ses heures, conteur de blagues, on ne pouvait s'empêcher de l'écouter jusqu'à la fin tellement il savait captiver notre attention. De tes éclats de rire on se souviendra.

Dans les dernières années, la maladie s'est emparé de lui et il s'est replié sur lui-même.

Des airs d'accordéon, nous garderons un bon souvenir de toi.

Tendresse et amour,

diane et les enfants.

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Hommage à Mme Jeannine ROSS DESROSIERS
Hommage rédigé et lu par son petit-fils Charles lors de la célébration commémorative en l'église de St-Ulric.

Chère grand-maman,

J'ai eu la chance d'écrire ce texte en te serrant la main. Assis, au cinquième, la plus haute des chambres, comme s'ils te rapprochaient déjà du ciel.

J'ai eu la chance d'écrire ce texte. C'est la plus belle des chances qu'on m'ait faite. Sans toi, ces pages n'auraient aucun sens. Tu es l'arbre dans lequel j'ai taillé ce crayon ; la mine qui a noirci ces pages, ces mêmes pages qui aujourd'hui témoignent d'un amour qui éclaire nos vies, transcendent la mort. Je le sens. Nous le sentons tous.

Comment mettre tout cet amour en mots, c'est la question que je me pose depuis que tu nous as quittés. Te rendre hommage est facile ; c'et la seule chose que l'on peut faire en pensant à toi. Mais tenter d'expliquer comment ton regard, depuis la fenêtre de la cuisine, nous protégeait et nous guidait vers la maison, je n'y arriverai pas. Ça dépasse l'explicable.

Je dois arrêter maintenant, les mots me manquent, mais les tiens nous manqueront davantage. À une femme merveilleuse, une mère et une grand-mère d'exception, tu seras toujours avec nous.

Nous t'aimons grand-maman.

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Hommage à Mme Adélia DESCHÊNES
Il était une fois une grande dame : Adélia. Née en 1930, elle était l'aînée d'une famille de 6 enfants et seulement 2 de ses frères lui survivent.

Elle épousait en 1951 l'amour de sa vie : Léon. Ils ont vécu de belles années durant lesquelles sont arrivés ses 6 trésors et sa fierté : ses enfants, de 1952 à 1959.

La famille continue de s'agrandir : s'ajoutent 17 petits-enfants. au fil du temps, ce sont 12 arrière-petits-enfants qui sont arrivés. La maison était toujours prête pour les accueillir.

Tous se souviennent des grands jardins de légumes qu'elle faisait chaque année pour en donner à tout son petit monde ; ses parterres de fleurs étaient toujours bien entretenus.

Elle trouvait le temps de tricoter pour fournir en bas, chandails, mitaines... toute cette marmaille.

Généreusement, elle a travaillé bien des années dans l'organisation de l'Âge d'Or, où elle avait plusieurs amis(es). Elle a secondé son Léon quand il était conseiller ou maire du village.

Courageusement, elle a traversé des épreuves terribles : la perte de sa fille Jacqueline en même temps que Léon, Annick, Francis et Jean-Thomas. Plus tard, ce fut son petit-fils Mathieu qui nous quittait.

Et en 2013, son Léon la laissait seule ! Elle avait hâte d'aller le rejoindre. Peut-être pour aller faire des petites «rides» de char avec lui et monter prendre un café à Matane tout en grattant des billets.

Aurevoir maman, grand-maman, belle-maman, grand-mère, mammy ! Veille sur nous comme tu l'as fait ici-bas.

Bon repos...












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Hommage à M. Germain BOURGEOIS
HOMMAGE RÉDIGÉ PAR SON PETIT-FILS GORDON.

Merci et bon voyage grand-papa !!!

Germain Bourgeois, mon grand-père était une personne accueillante, sa porte était toujours grande ouverte et il s'arrangeait pour que personne ne manque de rien sous son toit.

Il n'avait peut-être pas très bon caractère, mais c'était aussi un petit cachotier avec un bon sens de l'humour et des taquineries qui nous ont marqués et que nous n'oublierons jamais.

C'était aussi un homme déterminé, un bon père de famille, un homme travaillant, au point de se lever à 2 heures du matin pour ouvrir les chemins afin que ses enfants puissent se rendre à l'école sans problèmes, même si quelquefois nous aurions aimé une journée de congé.

Chaque fois que nos fêtes arrivaient, nous étions assurés d'avoir notre carte d'anniversaire chacun et chacune de nous, ses petits-enfants et ses enfants ; donc personne n'était oublié. De plus, nous étions certains(es) que pépère nous attendait avec ses pattes d'ours quand nous avions faim et François, lui, recevait des sandwich à la crème glacée, ce dont il raffole.

Comme vous constatez, c'était un homme fier de ses descendants, et nous sommes fiers à notre tour d'avoir fait partie de sa vie et surtout de sa famille.

Tu as su lutter de longues années sans lâcher prise. Ce dur combat contre la maladie et les épreuves qui ont traversé ta vie ont fait de toi un homme spécial ; un Roi qui est parti rejoindre sa Reine au ciel pour y attendre tous les membres de sa famille que tu aimais tant, s'il y a eu quelques chamailles, tout est oublié d'un seul clin d'œil, car tes racines irlandaises et acadiennes ont contribué à faire de toi l'homme solide et fier qui nous a guidés dans la vie et formé nos caractères.

C'est pourquoi je te salue bien bas, et je te demande de nous bénir et nous protéger tous et je te l'ai dit : Au revoir au ciel et réserve-nous une place avec grand-maman !.

Je t'aime grand-papa, toute la famille t'aime. tes amis(es) te disent Au revoir.

De Gordon.

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Hommage à M.Clermont BOUCHARD
HOMMAGE FAIT PAR SA FILLE ANNIE LORS DE LA CÉLÉBRATION COMMÉMORATIVE

Un papa on en a juste un. Tu ne seras plus là pour nous mais heureusement, tu as laissé un peu de toi en chacun de nous.

À la naissance, nous avons reçu une parcelle de toi qui nous quittera jamais et juste pour cela, la vie est bien faite ca nous pourrons dire avec le temps, nos ressemblances qui ont fait de nous des êtres que tu seras fier de regarder peut-être d'un peu trop loin mais on t'oubliera jamais.

Tes enfants

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Hommage à Mme Thérèse RUEST PAQUET
Hommage rédigé par sa fille Michèle et lu par sa petite-fille Stéphanie lors de la célébration commémorative en l'église de St-Ulric

Tout d’abord, je tiens à vous remercier de votre présence pour le dernier au revoir à grand-maman. Aujourd’hui, une partie de la mission qu’on m’a confiée est de prêter ma voix à mes tantes et à mon père pour vous parler de grand-mère, leur maman. Alors, voici :

«Maman nous avait bien avertis : quand je vais mourir vous avez besoin de ne pas faire d’hommage et aller me vanter en avant. Alors, en enfants soumis et obéissants, nous n’avons pas fait d’hommage. Nous avons écrit quelques notes sur ton vécu et nous ne te vanterons pas, nous allons simplement raconter qui tu étais.

Le 21 février 1926, à Mont-Joli, naissait une petite fille qu’on prénomma Thérèse Lilianna. Dès son jeune âge, ses parents sont déménagés à St-Octave de Métis car grand-papa y avait acheté une ferme pour éviter que le seul fils qui lui restait soit appelé au combat. Elle y demeurera jusqu’à son mariage en 1952.

Jeune fille, elle caressait le rêve d’entrer dans l’aviation à l’instar de deux filles de St-Octave ; de son propre aveu, c’était surtout parce qu’elle trouvait le costume tellement beau ! Pour grand-papa, il était hors de question qu’une de ses filles s’enrôle ; pas question qu’elle suive la trace de ces petits gars manqués. Elle a donc étudié pour faire une «maîtresse d’école». C’est ainsi qu’en 1944, elle termine avec grande distinction sa 2ème année d’école Normale.

Parlant d’école Normale, maman aimait bien nous raconter une petite anecdote datant de sa dernière année d’études : De temps à autres, l’inspecteur venait à l’école et une étudiante devait donner un cours aux autres élèves. Comme maman était plutôt douée, la religieuse qui lui enseignait la désignait souvent pour effectuer cette tâche. Un jour qu’elle devait donner un cours d’agriculture ou quelque chose du genre, elle a introduit la matière en disant : aujourd’hui, je vais vous parler de la vache canadienne FRANÇAISE. Il parait qu’en entendant cette affirmation dite avec tant d’assurance, l’inspecteur a trouvé soudainement un attrait pour le bout de ses souliers afin que son fou-rire passe inaperçu. Quant à mère Jésus- Eucharistie, elle a levé les sourcils en cachant elle aussi son irrépressible envie de rire. Faut-il en déduire que les vaches en 1944 ne parlaient pas le français ?...

Elle était une personne généreuse et cette générosité lui donnait du courage : lorsqu’elle allait à l’école, une de ses compagnes avait toujours les mains moites et c’était impossible pour elle de remettre un travail de broderie sur un tissu immaculé. Alors elle avait plaidé devant la religieuse enseignante : Mère lui a-t-elle dit, vous le savez bien qu’elle sait les faire ses points mais elle a toujours les mains mouillées et elle salit le tissu, ce n’est pas de sa faute ; elle ne pourra jamais remettre un travail propre. Laissez-moi le faire à sa place pour lui permettre de passer l’examen. Ce n’est pas tout le monde qui aurait eu le courage de faire cette demande. Fait surprenant, la religieuse avait accepté.

Elle avait aussi un petit côté espiègle, elle nous racontait qu’elle et une de ses sœurs assiégeaient la chambre d’oncle Lorenzo quand il se préparait pour aller boire une liqueur au petit restaurant de la place le samedi soir. Il parait que certains samedis il devait renoncer car elles s’étaient attardées tellement longtemps dans sa chambre qu’il était trop tard pour aller veiller. Elle l’aimait tellement son petit frère ! C’est d’ailleurs elle qui lui a fermé les yeux quand il nous a quittés.

Poursuivons plus sérieusement : elle enseigna d’abord à St-Octave de Métis. Au début de la première année, une élève venait coucher avec elle à l’école car grand-maman était inquiète de la savoir seule. Ceci a duré une semaine car maman trouvait que c’était bien du dérangement pour la pauvre petite fille de venir tous les soirs à l’école. Grand-maman ne se doutait de rien, elle l’a su seulement aux vacances de Noël. Ceci illustre bien l’une des principales caractéristiques de maman : elle avait toujours peur de déranger. Ensuite, le président de la commission scolaire de St-Ulric est venu lui demander d’enseigner dans le rang 2 de Tartigou à St-Ulric. Imaginez, c’est elle qui gagnerait le plus gros salaire (il a omis de mentionner le fait qu’avec le plus gros salaire venait aussi la plus grosse classe ).

Les classes du temps étaient composées d’enfants de la première à la septième année. Pas besoin de dire qu’elle devait trouver des astuces pour que tout ce beau monde soit occupé. Elle nous racontait qu’un élève de 7e année fréquentait l’école pour que ses parents continuent de recevoir l’allocation familiale. L’enseignante précédente l’avait avertie de se guetter les jambes quand elle circulerait dans les rangées car elle avait eu droit à quelques coups de pied. Il parait que c’était un gars bien bâti, presqu’un homme. On peut facilement imaginer le tableau : la petite jeune femme dans le début de la vingtaine devant ce grand gaillard. Elle avait beau porter des talons hauts, elle n’aurait pas fait le poids s’il avait décidé de lui faire de la misère. Mais non, maman l’avait pris par la douceur et lui confiait des petites tâches : une main de fer dans un gant de velours. Il avait même pris l’initiative de lui entrer du bois et de laver le tableau. «Touchez pas à ça mademoiselle lui disait-il, c’est trop dur pour vous». Quelques années plus tard, ce même élève était arrêté la voir à la maison à St-Octave.

Pour passer les soirées, maman rendait visite aux voisins les plus proches. C’est en rendant visite à grand-maman Paquet, qu’elle attira l’attention du plus jeune de ses enfants qui trouva la petite maîtresse d’école bien de son goût. Ainsi, en 1952 se termine sa carrière d’enseignante à temps plein pour débuter sa carrière d’épouse et de maman à temps plein. Cependant, elle n’a pas délaissé complètement l’enseignement : un des 4 enfants avait de la difficulté avec une règle de grammaire, un problème de mathématiques? La voilà debout auprès de celui-ci ou de celle-ci à lui expliquer patiemment, tant et aussi longtemps qu’il n’avait pas assimilé complètement la matière. Si l’un de nous lui mentionnait qu’il comprenait mieux quand c’est elle qui expliquait, jamais elle ne dénigrait le travail de nos professeurs ; elle disait : des fois le fait que ce soit expliqué autrement aide à faire comprendre. Voici donc un autre trait de caractère de maman : son humilité. Malheureusement, cela l’empêchait souvent de reconnaître sa juste valeur.

Une fois les enfants assez grands, elle saisit les occasions de gagner un peu d’argent. Elle a commencé par surveiller les enfants qui dinaient à l’école le midi, ensuite, elle a mis à profit son métier d’enseignante en faisant de la suppléance. Pendant 10 ans, elle a travaillé comme secrétaire-trésorière de la municipalité du village, tenant bureau à la maison. Pas besoin de vous dire que les repas et les émissions de télé étaient interrompus par les visites des contribuables, surtout durant la période de paiement des taxes. Elle a également prêté main forte à papa lorsqu’il était gérant de la coop.

Quand elle a démissionné comme secrétaire de la municipalité, elle a occupé le poste de conseillère municipale. Maman s’est aussi impliquée dans divers organismes : à la Fabrique comme secrétaire bénévole pendant plusieurs années, complétant les registres, s’occupant du bureau lorsque le prêtre était absent . Elle a siégé au conseil de l’Office municipal d’habitation, celui de l’âge d’Or à titre de secrétaire et elle a œuvré au comptoir de linge. Elle s’est également impliquée à l’école en montrant aux enfants à tricoter.

Pour maman, rester assise à ne rien faire n’était vraiment pas une option, sauf le dimanche après-midi. Toujours elle occupait ses mains et son esprit : la voilà avec un tricot en attendant que les patates cuisent ; le soir elle faisait des mots croisés, mais le soir seulement, pas question de faire des mots croisés le jour. Elle aimait par-dessus tout lire et broder. Elle nous racontait que grand-maman faisait des taies d’oreillers avec des poches de farine et lui demandait de les broder. Elle effectuait ce minutieux travail à l’école, à la lueur de la lampe à l’huile. Maman n’a pas gardé pour elle seule ses talents, elle les a généreusement partagés avec ses trois filles, enseignant à celles qui le voulaient à broder, à tricoter ou à coudre. Le fait de voir qu’elle faisait de si jolies choses ont donné le goût aux filles d’apprendre elles aussi.

En résumé, maman était une femme de service, quelqu’un qui aimait donner. Chez nous, la porte était toujours ouverte. Nous avons souvenir des grandes tablées durant les Fêtes et à l’été quand la parenté de la ville et parfois leurs amis venaient nous visiter.

Enfin, maman a été comblée par la venue de 4 petits-enfants qu’elle chérissait. Elle était tellement fière d’eux. Ils ont bien joué de la batterie de cuisine quand ils venaient chez nous ; pas question de leur interdire l’entrée de l’armoire aux chaudrons.

Quand son arrière-petite-fille est arrivée, nous nous sommes empressées de lui montrer des photos et nous avons continué de le faire. Elle la trouvait bien belle la petite Cloé. On pouvait la voir esquisser un petit sourire et son regard s’allumait pour quelques instants. Même si nous savions qu’elle n’en conservait pas de souvenir, nous n’hésitions pas à lui procurer ces petits bonheurs.

Voilà, les propos sont un peu décousus mais ça résume bien qui était maman.

Merci maman pour les leçons de grammaire, de mathématiques, de tricot, de broderie et surtout pour les bonnes valeurs que tu nous as transmises.

Maintenant, nous te confions à la Vierge Marie en qui tu avais une grande confiance. Sois en paix maman ; prends le temps de reprendre des forces et ensuite tu tiendras la main de papa et lui apprendras à vivre sans ta présence physique à ses côtés. Nous sommes sûrs que ça lui manquera de te réchauffer les mains…

Tes enfants qui t’aiment. »

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Hommage à M. Gaétan ST-PIERRE
BONJOUR, MERCI DE VOTRE PRÉSENCE.

NOUS SOMMES RÉUNIS AUJOURD’HUI POUR DIRE UN DERNIER AUREVOIR À NOTRE FRÈRE GAÉTAN.

LE 18 MARS 1946 NAISSAIT ANDRÉ GAÉTAN ST-PIERRE A ST-ADELME.

AUSSI LOIN QUE JE PUISSE ME RAPPELER, GAÉTAN, TU ÉTAIS UN ENFANT DOCILE, PEU TURBULENT , TU TE FAISAIS RAREMENT DISPUTER, CONTRAIREMENT A MOI.

A L’ÉCOLE TES TRAVAUX ÉTAIENT BIEN FAITS ET JE TROUVAIS QUE TU AVAIS UNE BELLE MAIN D’ÉCRITURE POUR UN GARS.

POUR TOI L’ÉCOLE ÇA N’A PAS DURÉ LONGTEMPS, COMME DANS TOUTES LES GROSSES FAMILLES DE CE TEMPS-LA, IL FALLAIT GAGNER SA VIE TRÈS JEUNE ET PLUS SOUVENT QU’AUTREMENT ÇA VOULAIT DIRE ALLER BÛCHER DANS LE BOIS OU S’OCCUPER DES ANIMAUX DE LA FERME. SUR LA FERME IL N’Y AVAIT PLUS GRAND CHOSE CAR LES ANIMAUX AVAIENT ÉTÉ VENDUS QUELQUES ANNÉES AUPARAVANT LORSQUE NOTRE PERE EST TOMBÉ MALADE.

C’EST AINSI QUE LES PLUS VIEUX DE LA FAMILLE SONT PARTIS FAIRE LEUR VIE A L’EXTÉRIEUR, TOI TU ES RESTÉ UN PEU, MAIS TOI AUSSI TU AS EU LE GOUT DU LARGE ET TU T’ES RETROUVÉ A MONTREAL.

EN 1967 ALORS QUE J’ÉTAIS PENSIONNAIRE AU COLLEGE DE MATANE, QUE NOTRE SOEUR GINETTE FRÉQUENTAIT LA POLYVALENTE ET QUE NOTRE AUTRE SOEUR ARLETTE SUIVAIT DES COURS ET PENSAIT ELLE AUSSI PARTIR, JE T’AVAIS ÉCRIT POUR TE DEMANDER DE VENIR RESTER AVEC NOTRE MERE QUI SE RETROUVAIT DE PLUS EN PLUS SEULE ET QUE TU POURRAIS SUREMENT ARRIVER A GAGNER TA VIE EN RÉGION.

TU ES REVENU DANS LES SEMAINES QUI ONT SUIVIES ET TU ES DEMEURÉ AVEC NOTRE MERE JUSQU’A SA MORT EN 1987.

TU T’EN ES TOUJOURS OCCUPÉ.

C’EST 20 ANS DE TA VIE QUE TU LUI AS DONNÉ, TES PLUS BELLES ANNÉES. POUR CE GESTE, JE NE ME SOUVIENS PAS DE T’AVOIR DIT MERCI. ET MEME SI JE TE L’AI DÉJA DIT, JE TE LE REDIS AUJOURD’HUI DU FOND COEUR. MERCI GAÉTAN!

J’AI TOUJOURS TROUVÉ QUE TU AVAIS UN TRES BON MORAL, UN MORAL D’ACIER, COMPTE TENU DU PEU D’EMPLOI DISPONIBLE DANS LA RÉGION, TON HUMEUR ÉTAIT TOUJOURS ÉGALE. JAMAIS UNE CRITIQUE, JAMAIS UN MOT PLUS HAUT QUE L’AUTRE.

TU AIMAIS LA VIE ET TU N’ÉTAIS PAS EXIGEANT ENVERS ELLE. TU TE CONNTENTAIS DE PEU. TU AIMAIS RIRE.

JE ME SOUVIENS COMMENT TU ÉTAIS FIER DE TA PREMIÈRE VOITURE, UNE VOLSWAGEN (UNE CHOUPETTE) QU’IL FALLAIT POUSSER POUR LA DÉMARER. POUR NOUS FAIRE PLAISIR, TU NOUS EMMENAIS, MOI ET NOS SOEURS ARLETTE ET GINETTE A ST-NIL OU ST-THOMAS LE DIMANCHE.

TU AIMAIS RENDRE SERVICE ET J’AI PU ME RENDRE COMPTE QUE TU ÉTAIS SOUVENT TRÈS EN DEMANDE.

JE SUIS CELUI QUI A EU LA CHANCE DE MIEUX TE CONNAÎTRE, TU ÉTAIS RÉSERVÉ, POLI, TU N’AIMAIS PAS DÉRANGER, TU TE RETIRAIS SOUVENT EN DOUCE. PEU VOLUBILE POUR PARLER DE TOI MAIS COMBIEN EXPRESSIF POUR VANTER LES QUALITÉS DES AUTRES.

TU AIMAIS LES ANIMAUX, SURTOUT LES CHIENS. TU AIMAIS LE BOIS , LA NATURE. NOUS AVIONS ENSEMBLE UNE CERTAINE COMPLICITÉ, NOUS AVONS RÉALISÉ PLUSIEURS PROJETS DANS L’HARMONIE, ET J’ESPÉRAIS QU’AVEC L’ARRIVÉE DE L’AGE DE LA RETRAITE, QUE LES PLUS BEAUX JOURS ÉTAIENT A VENIR POUR TOI MAIS LA VIE EN A DÉCIDÉ AUTREMENT.

C’EST PLUTOT LA MALADIE D’ALZHEIMER QUI T’ATTENDAIT AU DÉTOUR. CETTE CRUELLE MALADIE QUI T’A PRIS EN GRIPPE, SANS ISSU, JE T’AI VU PERDRE TES MOYENS, DÉPÉRIR, RETOURNER EN ENFANCE MAIS TOUT ÇA S’EST FAIT DANS LA DOUCEUR, COMME TU AS VÉCU.

TU M’ AS MONTRÉ BEAUCOUP DE COURAGE ET DE SÉRÉNITÉ JUSQU’A LA FIN.

TON PASSAGE SUR TERRE EST MAINTENANT TERMINÉ,

REPOSE EN PAIX. TU VAS ME MANQUER.

LES MINUTES QUI ONT SUIVI TA MORT, J’AI VU UN CIEL COUVERT DE NUAGES S’ENTRE-OUVRIR ET APPARAITRE UN SOLEIL RADIEUX, COMME UN MESSAGE POUR ME DIRE QUE TU ÉTAIS MAINTENANT BIEN HEUREUX DANS LA LUMIÈRE.

AUREVOIR ET MERCI ENCORE.

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