Hommage à Mme Fernande GAUTHIER
Hommage lu par sa fille Joanne lors de la célébration commémorative en l'église St-Rédempteur de Matane (l'hommage est une création collective de tous les enfants avec rédaction finale par sa fille Joanne) En Hommage à notre Mère Que vous l’appeliez Fernande, Maman, Mom, Mamie, Grand Mamie ou même Sam, elle était celle qui était toujours là pour nous. Née le 24 février 1931 dans une famille modeste, la petite Fernande était la onzième d’une famille de 15 enfants. Petite fille enjouée qui aimait jouer des tours avec ses frères et sœurs. À cette époque, malgré la crise et la sévérité dans l’éducation des enfants, elle avait de très beaux souvenirs d’enfance à nous raconter à nous ses enfants et ses petits-enfants. Ce qui la rendait fière et en même temps nostalgique, c’était quand elle parlait de son père Pierre, un homme bon, qui adorait ses enfants et je crois tout particulièrement la petite Fernande. Grand-papa appelait souvent maman, Prévenante. Elle avait une grande intuition, peut-être un don? On ne sait pas, mais chose certaine elle ne se trompait pas souvent dans ses prédictions, alors quand maman nous donnait un conseil, on y pensait à 2 fois avant de prendre une décision. Elle quitta le foyer vers 16 ans pour aller travailler à Granby chez oncle Antoine. Elle ira aussi rendre service chez ses sœurs Estelle et Lucille. Quelques années plus tard, à Matane, par l’entremise de ses sœurs, Maman fit la connaissance d’Aurélien Côté qu’elle épousa le 27 décembre 1950 et qui partagea sa vie pendant 29 ans. De cette union naîtront 7 enfants, 6 filles et un garçon. Une première naissance, c’est une fille, Joanne, suivie de Kathleen, Sylvie, Dany, Sony, Jenny, comme elle nous a dit : Vos noms se terminent par ‘i’ parce qu’à chaque fois je pensais que c’était fini. Et non, surprise un 7ième enfant, un fils, Éric. Un petit garçon qui apporta une grande joie dans la famille. Lui qu’elle a si souvent accompagné et encouragé dans ses études à l’Université et tout au long de sa vie sans oublier les journées passées à l’Aréna ( je parie même que c’est depuis ce temps qu’elle est devenue « Fan du Hockey ». En 1971, Papa fit l’acquisition d’un chalet. Pour Maman qui était une amoureuse de la vie, de la nature et des animaux, elle qui aimait regarder les levers et couchers de soleil, le calme du lac le soir après souper quand le vent tombe, les étoiles, les mouches à feu et le rire des enfants libres qui vont à la rencontre de la noirceur et reviennent à elle avec tous les trésors qu’ils ont trouvés seuls sous la lumière de la lune et bien sans le savoir Papa venait de lui offrir un des plus beaux cadeaux de la vie. L’endroit où elle trouverait calme, repos, ressourcement et toute l’énergie nécessaire pour l’aider à surmonter chacune des épreuves que la vie lui apportera. Beaucoup trop tôt et trop jeune en 1979, papa nous quitte pour un autre monde, un monde meilleur. Elle se retrouve donc à 48 ans, chef de famille avec 5 enfants à la maison. Chacun mit main à la pâte afin de traverser cette épreuve et d’apaiser le chagrin. L’arrivée de petits-enfants apporte un peu de baume sur cette cicatrice. Dans la jeune cinquantaine, elle fit la connaissance de Léopold, le Papi de tous nos enfants. Un homme de peu de mots, respectueux, généreux et qui la chérissait beaucoup. En début juillet 1994, triple pontages elle se remet de cette chirurgie haut la main. C’est avec courage, force et détermination qu’elle doit se remettre en forme car le 30 juillet son fils se marie. Elle sera là, lui tenant fièrement le bras pour l’entrée à l’église. À la fin du mois d’août de la même année, en une semaine, elle refait la peinture extérieure de son chalet. La convalescence était déjà chose du passé. Comme elle nous a dit : J’ai pris mon temps, je n’ai pas fait ça tout d’un coup. Ça, c’est bien maman… Elle nous impressionnait toujours mais, en même temps, ça nous inquiétait quand elle faisait ce genre d’activités, et, de ce genre, il y en a eu plusieurs dans sa vie. Elle n’avait peur de rien, quand elle avait quelque chose en tête rien ne pouvait l’arrêter. Comme Léopold disait «ta mère, quand elle a de quoi dans la tête elle l’a pas …» Ceux qui la connaissaient bien sauront vous dire qu’elle disait : La peur je ne connais pas ça. Quand je veux faire quelque chose, je le fais, je ne m’arrête pas à savoir si c’est trop difficile ou fatiguant. Je profite de la vie, je fais ce que j’aime, je veux vivre et non vivoter. Une fois de plus après 17 belles années de vie commune, le malheur la frappe à nouveau. Elle perdra un ami, un complice, un être d’une grande bonté pour elle et nous tous. Léopold nous quitte à son tour pour une monde meilleur. Elle se relève à nouveau et reprend sa vie en main avec toute sa détermination, son courage et sa force. Elle revient à Matane en mars 2002 et continue de passer ses étés au chalet de mai à octobre durant toutes les années qui suivirent. Avec les années, cet endroit est devenu un lieu de spiritualité où elle continue de refaire le plein d’énergie. Elle le surnomma son ‘Havre de paix’. La vie suit son cours, d’autres petits-enfants arrivent et partagent eux aussi de merveilleux moments avec elle. Elle subit en mars 2003 un double pontages, avec toutes les force et la volonté qui l’habite, elle se remet tout aussi vite et ce, à la stupéfaction du personnel médical. De retour à la maison elle commence à penser à préparer les bagages pour retourner au chalet. Avec le retour du mois de mai, rien n’y paraît. Elle est incroyable! Elle s’implique dans diverses activités qui lui permettent de rencontrer des gens. Elle choisira aussi un nouveau compagnon de vie son petit chien qu’elle prénommera Ti-Pou. Il sera pour elle, un ami et un confident. Il lui sera fidèle et présent jusqu’à son départ. Maintenant des arrière-petits-enfants entrent dans sa vie. Un peu de répit dans cette vie mouvementée est bienvenu. Les amis avaient aussi une grande importance dans sa vie. De très anciennes amitiés toujours présentes jusqu’à ses derniers jours. Certains auront précédé son départ et cédé place à d’autres qui à leur tour vivront de précieux moments en sa compagnie. De belles conversations, de grandes discussions, des confidences, ballades en moto-neige, de belles marches autour du lac, rencontre avec les amis de la chorale, des repas entre amis, des casse-têtes durant les jours d’hiver et bien sur LES CANADIENS DE MONTRÉAL, elle avait un gène dominant, puisqu’elle l’a transmis, plusieurs petits et arrière-petits enfants sont Canadiens tout comme elle. …. Que ce soit avec, Valmont, Marcelle, Rita, Antoinette, Robertine, Julien, Clémente, Réal, Lise, Marie-Lourde, Priscille, Louise, Diane, Nicole et combien d’autres. Sa famille : ses frères et sœurs qui étaient si chers à son cœur. Aline, Yvette, Lucille, Pierrette, Jeanne-D’Arc qui à leur départ ont laissé un grand vide dans sa vie. Fernand et Claudette toujours présents malgré la distance. Il y a aussi Renée et Claude, Claude son complice, son ami, son âme sœur. Roger, ta présence si précieuse tout comme celle d’un fils. Andréa, ton dévouement, ta bonté et ta disponibilité. Pour vous tous parents et amis qui avez partagé un instant de vie avec maman, sachez qu’une parcelle de chacun de vous l’accompagne. Merci de tout cœur pour votre présence à ses côtés. Décembre 2009, la maladie frappe à nouveau, Maman et Sony sont maintenant diagnostiquées du cancer du sein, ca l’inquiète énormément. Le courage et la détermination de s’en sortir sont multipliés, elle donnera du fil à retordre à l’ennemi. Mai 2014, lorsque la maladie refait surface tout a été chamboulé pour elle, mais aussi pour nous. En ce moment, nous avons vu sa force de vivre et, pour la première fois, nous y avons aussi vu ….la peur dans ses yeux. Jamais Maman nous n’avions pensé que tu pouvais nous quitter si vite. Dans le temps de le dire, nous t’avons vu vieillir, perdre ton autonomie, faire des deuils par-dessus deuils, soit des personnes que tu as aimées, ou de tes biens, même affaiblie tu avais encore cette force en toi, cette force de caractère qui faisait ce que tu étais……. Nous garderons en mémoire le souvenir d’une femme fière, exemplaire, déterminée, courageuse, d’une grande force, aimante envers ses enfants et ses amis(es), aimant la vie et avec qui on ne se lassait jamais de passer du temps. Maman tu es une battante et surtout une gagnante. Tu nous as dit : Je ne gagnerai peut-être pas la guerre mais tout au moins une bataille, mais je partirai en me disant ‘Mission accomplie’. Et si Maman, avant de venir sur cette terre, nous devions choisir notre mère, et bien nous avions toutes et tous fait le bon choix. Comme tu disais maman, Mission accomplie et tout comme le papillon déploie tes ailes, envole-toi et remplis ton âme de cette belle lumière. Maman tu vivras toujours dans nos cœurs. Elle nous a dit de ne pas douter, qu’elle sera toujours là. Quand vous penserez à elle, imaginez-là au chalet dans sa balançoire en chantant au son de sa musique. Elle est là, elle l’a écrit le 28 mai 2012 dans une note à lire après son décès. C’était écrit : Surprise c’est moi, je suis au chalet. Avec tout notre Amour Chère maman, Tes enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants xxxxx
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