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Chroniques

Restez informé(e) en consultant cette section régulièrement. Nous y inscrivons les dernières nouvelles, les récents événements et des chroniques se rattachant à notre Maison commémorative familiale.

Les expériences

Les expériences

Les expériences   les bonnes comme les mauvaises  façonnent nos vies. Les moments de notre vie que nous considérons suffisamment importants pour en parler en terme «d’expériences» sont susceptibles de devenir de précieux souvenirs. Une expérience significative peut changer une vie pour toujours. Nous connaissons tous quelqu’un, qui vit entièrement dans le moment présent. Ces personnes parfaitement conscientes d’elles-mêmes, créent et façonnent leurs expériences souhaitées, parce qu’elles savent ce qu’elles veulent tirer de la vie. D’autres, probablement la plupart d’entre nous, préfèrent suivre le courant, étant une sorte de victime du mouvement constant la vie, s’aventurant sans trop savoir quel sera l’objectif, comme si nous n’arriverons jamais à atteindre notre destinée. La plupart de ces personnes apprennent à bien vivre avec le temps et oublient ce subtile, mais réel sentiment de défaite qui les habites constamment. Toutes les personnes souhaitent devenir le meilleur d’elles-mêmes. Supposément que le bonheur dépend de notre évolution et de notre perception du degré d’accomplissement que nous désirons. Pour certaines personnes, ce sentiment d’accomplissement peut simplement consister à avoir un emploi sûr, de 9h à 5h, cinq jours par semaine. D’autres, ne se sentiront pas accomplis tant qu’ils ne verront pas six chiffres dans leur compte bancaire. Cependant, au-delà de ce besoin d’accomplissement spécifique à chacun d’entre nous, rien n’est plus satisfaisant que d’avoir la conviction que l’on utilise notre temps de la bonne façon en expérimentant les choses qui nous valorisent et que nous désirons vraiment vivre. Je ne parle pas de faire des choses pour impressionner ou de prouver quoi que ce soit aux autres, mais de faire ces choses pour vivre l’expérience, pour ce que ça nous fait ressentir. Dans notre monde ultra-connecté, nous nous comparons constamment aux autres, que ce soit nos amis, des célébrités ou des purs étrangers sur les réseaux sociaux  surtout pour les milléniaux, qui pour la plupart, semblent passer leur temps dans une guerre d’égos mondiale. Mais si nous n’étions pas obligés de se comparer? Et si nous étions les seuls juges de nous-mêmes? Et si nous pouvions nous aimer juste assez pour que seules nos propres opinions importent? Je crois sincèrement que si nous parvenons à atteindre ce niveau de “je m’en foutisme”, quant à la façon dont les autres nous perçoivent en faisant les choses pour nous-mêmes, nous ferons un grand pas vers le bonheur. Vous avez probablement déjà entendu que nous devrions dépenser plus pour des expériences et moins pour des choses matérielles, non? Le concept de minimalisme relate que le confort vient du fait d’en avoir «assez». En référence aux biens matériels, il y a généralement un compromis qui peut être atteint quelque part entre «en avoir trop» et «ne pas en avoir assez». Ils disent que vous devriez utiliser des objets et aimer les gens, parce que l’inverse ne vous apportera jamais le bonheur. Vous pourriez un jour perdre tout intérêt pour un bien qui vous tenait à cœur, mais une expérience significative qui ébranle littéralement votre existence ça, ça reste en mémoire à jamais. Créer des souvenirs, c’est ça le réel pouvoir d’une expérience. Sous-estime-t-on l’importance des expériences? Avons-nous oublié comment les vivre? Avons-nous perdu le sens d’une expérience? Une expérience peut être une action, un processus, une observation ou un sentiment, mais il y a une distinction entre deux types d’expériences différentes: soit nous en faisons le choix ou c’est une fatalité qui nous est imposée. Les expériences que vous choisissez sont celles qui vous forgent, qui vous aident à vous construire. Si vous choisissez des expériences en ayant le sentiment que c’est contraire à vos valeurs, vous êtes probablement dans le champ. Si vous êtes un agriculteur, c’est parfait le champ, mais si non généralement c’est là qu’on se perd. Trop souvent dans le champ, ça devient difficile de se comprendre, de se connaître. Trop longtemps dans le champ, ça peut être dangereux de se perdre complètement. D’un autre côté, les expériences qui se produisent sans que vous les attendiez sont peut-être les plus importantes, ce sont celles qui peuvent vous apprendre quelque chose et qui vous donnent l’opportunité de devenir meilleur. Tout dépend de la façon dont vous les regardez. Pour apprendre, il faut être attentif et prêt à la leçon. Nous pouvons tous nous entendre que la mort de quelqu’un qu’on aime est loin d’être une expérience agréable. C’est l’expérience la plus imposante qui soit, la pire des pires. Pourtant, ceux qui vivent cette expérience ont besoin (et j’insiste sur le mot «besoin») de la vivre pleinement. Ça signifie bien sûr de vivre la souffrance et la détresse qui vont de pair avec la mort de quelqu’un qui nous est cher, mais ça signifie aussi être ouvert à l’amour et au soutien de vos amis et de votre famille, en accueillant tout, tous les souvenirs, toutes les émotions, tout le support. C’est la seule façon d’espérer y trouver un soupçon de sens à la fin. On dit généralement que le deuil c’est de ressentir pour guérir. Alors, prenez le temps de le ressentir d’abord, puis de trouver votre propre moyen de gérer, et vous finirez par guérir, pas sans cicatrice, mais la plupart du temps vous en sortez, plus éveillé. Parce que vous apprendrez des vérités douloureuses, vous apprendrez que votre vie ne sera plus jamais la même, vous apprendrez que tout a une fin, même les plus grandes relations; et qu’au final tout ce qui reste, c’est les souvenirs. Vous prendrez le risque d’être exposé et vulnérable à cette réalité et, en comprenant cette fatalité, vous deviendrez plus conscient et obtiendrez avec le temps une paix plus profonde. Plus conscient de la vie et de son côté moins sexy, ce qui vous apprendra à voir au-delà du matériel, vers ce qui compte vraiment. On voit les étoiles que dans l’obscurité de la nuit, de façon similaire, vivre un deuil peut nous aider à vivre le moment présent et à choisir judicieusement nos expériences. Bien sûr, ça ne se fait pas du jour au lendemain, c’est un processus long et pénible. Expérimenter le deuil, c’est trouver un moyen d’en sortir à l’autre bout, prendre ce long chemin désordonné, vers sa nouvelle vie. Prendre le temps de vivre tout ce que la vie nous propose, même les expériences les plus douloureuses, ça fait partie du voyage. Si on accepte de prendre la route, même si elle a plusieurs nids de poules, le voyage risque d’être moins pénible en y allant tranquillement, en ressentant et assimilant les obstacles tout en regardant le paysage. Essayer d’aller vite et d’éviter tous les inconvénients, c’est de risquer de prendre le champ. Ceci dit, ce n’est pas une obligation de vivre un deuil pour se rendre compte qu’on est pas ici pour longtemps, mais pour du bon temps. Mourir, c’est un peu ce qui donne un sens à notre vie, non? Personne s’en sort vivant, tout et tout le monde a une fin. Il me semble que c’est une bonne raison d’en profiter! Créons des souvenirs, nous existons principalement pour apprendre et pour vivre des expériences significatives. Alors, formons-les, même les plus petites, pour nous-mêmes et pour ceux que l’on aime. Faisons en sorte que chaque heure, chaque minute de notre temps ici compte. Aimons et expérimentons autant que l’on peut. Après tout, la vie c’est juste une belle grande expérience. Par Pier-luc Fournier, Co-Fondateur de Fragment Experience


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Est-ce néfaste de garder des cendres à la maison ?

Est-ce néfaste de garder des cendres à la maison ?

Par : Josée Jacques, psychologue Il existe plusieurs façons de disposer des cendres après une crémation (incinération). En effet, il n’y a aucune loi spécifique encadrant la disposition des restes cinéraires au Québec. Ainsi, les cendres disposées dans une urne ou un autre contenant peuvent être mises en terre dans un cimetière. Elles peuvent aussi être disposées dans une niche au columbarium, c’est-à-dire un petit compartiment spécialement conçu à cet effet, vitré ou non. Les cendres peuvent aussi être dispersées selon les volontés du défunt ou du survivant. Enfin, certains choisissent de les garder à la maison. Bien que cette pratique puisse être rassurante dans les semaines suivant le décès, elle peut ralentir le processus de deuil. Ce ralentissement se manifeste parfois quand la personne endeuillée tend à maintenir une relation quasi vivante avec le défunt, en l’occurrence l’urne funéraire, plutôt que de se réinvestir dans de nouvelles activités ou de nouvelles relations. Ainsi, cette mesure, bien qu’elle puisse être bienfaisante au début, devrait être temporaire. De plus, la conservation des cendres à la maison est une responsabilité morale. Certains ont regretté ce choix suite à un vol ou un incendie, par exemple. Les proches de la personne endeuillées ne sont pas toutes confortables avec ce choix. La conservation des cendres à la maison leur impose un rappel constant du décès. La vue de l’urne vient réactiver la mémoire. Ainsi, bien que les souvenirs avec le défunt fassent partie de leur histoire, il n’est pas nécessaire de les réveiller au quotidien. Par ailleurs, outre l’individu qui conserve les cendres à la maison, d’autres personnes peuvent souhaiter se recueillir auprès de l’urne ou s’adresser au défunt en présence de celle-ci. Lorsque cette urne est déposée dans une maison privée, elle devient moins accessible à un grand nombre de personnes. La disposition des cendres relève d’un choix personnel. On ne peut pas dire que garder les cendres à la maison est néfaste. Or, il est démontré que les personnes endeuillées qui bénéficient d’un lieu et d’un temps précis pour se recueillir voient habituellement leur deuil facilité.


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Vous servir au dernier passage de votre vie

Vous servir au dernier passage de votre vie

Tout n’est toujours qu’un éternel recommencement. Telle la jeune tige frêle qui sort du sol au printemps, qui sèmera ses grains à tous vents pour se multiplier ensuite et enfin s’endormir en terre jusqu’au printemps et recommencer le même rituel. Ne trouvez-vous pas que cette même théorie s’applique selon nos croyances, en bonne partie pour les êtres humains que nous sommes? Nous avons nous aussi à traverser les passages de la vie qui peuvent sembler étroits: • le passage de vie utérine à la mise au monde incluant l’enfance; • le passage de l’enfance à l’adolescence (la jeunesse); • le passage de l’adolescence à la vie adulte; • et finalement le passage de la vie à trépas. C’est au moment de la mort d’un être cher que tout devient plus tragique. La vie des humains étant parsemée de grandes secousses, les sociétés et les religions ont inventé des rites ou rituels de passage pour rassurer les familles endeuillées. Avec la mort, le sentiment de perte apparaît parfois insoutenable et c’est là que les rituels prennent tout leur sens; ils viennent rappeler l’histoire du défunt, ses apports à la société et à la culture, la façon dont il a habité son existence, ainsi que l’héritage de valeurs à continuer, en conformité avec ses croyances, ses convictions et ses réalisations. À partir de cela, les personnes endeuillées pourront peut-être se dire qu’il est opportun que le traitement accordé à leur défunt se doit d’être authentique et à la hauteur de toute son existence. La Maison commémorative familiale Rouleau demeure pleinement consciente de toute la grandeur de la dimension humaine en manifestant aux familles endeuillées tout l’appui que demande ce passage irréversible et ce, jour après jour. La Maison commémorative familiale Rouleau, c’est toute une équipe de professionnels en rituels funéraires qui vous offre des services de qualité empreints d'humanité et de sécurité et ce, depuis plusieurs décennies ; une équipe d’ici qui est près de vous, avec vous et pour vous. Auteure : Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires INFOS L’Office de la protection des consommateurs a participé activement à l’élaboration de la norme professionnelle sur les services funéraires et que cela est un avantage pour vous de choisir une entreprise certifiée de services funéraires parce que vous avez davantage le pouvoir d’évaluer les services offerts.


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Les rituels funéraires sont-ils réservés aux croyants et aux pratiquants?

Les rituels funéraires sont-ils réservés aux croyants et aux pratiquants?

Par Josée Jacques, psychologue Les rituels funéraires peuvent être religieux ou profanes. La forme choisie demeure un choix personnel. Or, elle devrait permettre aux gens qui y participent de bénéficier du plus grand nombre de bienfaits. Il n’y a pas de règle universelle quant au choix d’un type de rituel et il est inapproprié de croire que les rituels funéraires sont réservés à une catégorie de personnes. Les croyants et non croyants, les pratiquants et non pratiquants peuvent tous profiter des rituels funéraires. En fait, c’est le sens donné aux rituels et la résonnance qu’ils éveillent auprès des gens présents qui importent. Ainsi, si le défunt était croyant, il est possible de respecter certaines pratiques associées à sa religion pour illustrer sa foi. Au contraire, s’il ne l’était pas mais que certaines des proches le sont, ces derniers pourront choisir de respecter leur croyance dans la mise en place de rituels religieux. Par ailleurs, d’autres préfèreront des rituels personnalisés et sans connotation religieuse. Les hommages à la personne décédée lus par différents membres de la famille, les montages photos, les envolées de colombes ou encore le choix musical sont alors choisis pour donner un sens à la perte. Ils ne visent pas à illustrer et respecter une tradition religieuse spécifique. Une vigilance est toutefois de mise. Certaines personnes mettent en place des pratiques très personnelles en guise de rituels. Bien que cette personnalisation puisse être significative pour elles, elle reflète parfois exclusivement leur créativité. Ainsi, si le sens et les fonctions des gestes qui composent le rituel sont méconnus par les membres du groupe, ils seront moins aidants pour le processus de deuil. Il n’est pas toujours nécessaire de réinventer les rituels. Il s’agit de les utiliser de manière à leur donner une signification qui pourra être partagée par plusieurs personnes. Ainsi, l’exposition du défunt ou de l’urne contenant ses cendres constituent en soi un rituel. Pour mettre en place des rituels significatifs, il est possible de se questionner : • Quelles étaient les valeurs de la personne décédée? • Qu’est-ce qui a marqué sa vie? • Qu’est-ce qui est important pour nous, les personnes endeuillées? • Comment le défunt a-t-Il marqué nos vies ou laissé des traces? • Comment pouvons-nous partager tout cela, à l’aide de rituels, avec les personnes touchées par cette mort? Ces questions permettent alors de faire des choix judicieux de rituels qui pourront être expliqués à la collectivité et faire sens pour un ensemble de personnes.


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Le départ des grands-parents

Le départ des grands-parents

« Maman, pourquoi grand-papa n’est pas venu nous voir aujourd’hui? - En plus, pourquoi la maison est remplie de gens que je ne connais pas, d’oncles et de tantes que l’on ne voit presque jamais ?» Dans ces moments, «la maman» est presque inaccessible. Souvent, les membres de la famille demandent à l’enfant de ne pas la déranger et d’aller jouer dans sa chambre. Même si on évite d’annoncer à l’enfant le décès de son grand-père, le soustrayant ainsi de la réalité, il saura tôt ou tard ce qui se passe vraiment. Il comprendra à son niveau qu’un événement majeur vient de se produire. Aujourd’hui, la proximité qu’ont les grands-parents avec leurs petits-enfants fait en sorte que ces petits êtres doivent affronter un deuil de plus en plus jeunes. C’est pour cela que les adultes doivent créer une atmosphère qui indique aux enfants que leurs pensées, leurs peurs et leurs souhaits sont reconnus au moment de la mort d’un grand-parent. Cette reconnaissance comprend aussi le droit aux explications et à la participation des préparatifs des rituels funéraires. Bien que les enfants ne comprennent pas nécessairement tous les détails de la cérémonie qui entoure la mort, le fait de les faire participer à la planification des rituels les aide à se sentir plus à l’aise. Cela leur permet de mieux comprendre que la vie continue malgré la mort de grand-papa ou de grand-maman. La cérémonie commémorative d’un être cher étant un événement important, les enfants doivent avoir le même droit que les autres membres de la famille d’y assister. Cela signifie qu’ils peuvent y participer, sans toutefois y être forcés. Expliquez-leur le but des cérémonies comme une façon de rendre hommage à la personne décédée, de s’aider, de s’appuyer et de se réconforter les uns les autres. Cette démarche pourra les aider à mieux comprendre et à accepter les rites de passages de la vie comme un processus peut-être difficile mais naturel. Le fait de voir le corps de la personne aimée décédée peut aussi être une expérience positive. Cette façon de faire permet en effet de dire «adieu» et aide les enfants à accepter la réalité de la mort. L’enfant tout autant que l’adulte, a besoin de ces rituels qui l’aident à accepter la réalité du décès. Être présent l’aide aussi à se percevoir comme une personne en deuil à part entière et ce, malgré son jeune âge. Il perdra certainement un peu de sa naïveté, mais il gagnera beaucoup en maturité, ce qui peut l’aider pour le reste de sa vie. Il sortira grandi de cette épreuve. En grandissant, il pourra ressentir à nouveau le besoin de poser des questions, car le processus de deuil de l’enfant se construit sur une longue période. Ce qu’il faut se rappeler c’est que les rituels funéraires ne sont pas faits pour la personne qui décède, mais bien pour ceux qui restent ! Par : Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires INFOS La Maison commémorative familiale Rouleau, en toute transparence, présente périodiquement à un vérificateur externe du Bureau de Normalisation du Québec l’examen des documents de l’entreprise et ce, dans le but de répondre pour vous, à toutes les exigences de la certification et de s’assurer qu’elles sont respectées.


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J'ouvre la porte

J'ouvre la porte

Ce matin, la fenêtre entrouverte laisse l’air frais du matin envahir ma chambre. Une fois de plus, le sommeil et une multitude de pensées ont fait ensemble la valse dans ma tête pendant toute la nuit, ne permettant le repos de mon corps que par intermittence. La mélodie répétitive du chant des oiseaux vient me siffler l’heure d’un autre début de journée qui s’annonce. Mes mains tâtent le repli des draps froissés pour y rechercher ta présence. Quelques semaines déjà se sont écoulées depuis ton départ précipité. Tout ce que je réussis à atteindre aujourd’hui c’est le vide; ce vide qui pour moi, est si lourd. Je passe en revue les derniers instants passés au salon funéraire, en présence de ton corps… • J’ai raconté mon histoire à ceux qui voulaient bien l’entendre, je ne sais plus à qui et combien de fois, je l’ai oublié… • J’ai vu tant de gens venir à moi pour me consoler. J’avais tellement besoin d’eux, mais mes yeux trop mouillés par les larmes ont brouillé l’image de leur visage dont j’ai peine à me rappeler… • J’ai écouté leurs messages de sympathie mais mon corps engourdi par la douleur n’a pas tout absorbé … Aujourd’hui j’ai conscience que j’ai tant eu besoin de tous ces gens et de ces moments de réconfort qui m’ont secouru à travers cette tempête de la vie qu’est le deuil. Je ne peux rattraper le temps où tu étais encore à mes côtés. On dirait que tous les projets que j’avais auparavant me semblent maintenant inatteignables. Je constate qu’en me retrouvant seul à la maison, j’ai enfilé une armure pour me protéger contre la réalité qui venait de me frapper. Au nom de la vie, je dois m’en défaire. Je dois réinventer l’histoire de ma vie et tenter à chaque jour d’en percevoir les perspectives. Je dois le faire pour moi, pour mes enfants et mes petits-enfants. Je dois puiser en moi pour trouver le potentiel nécessaire qui me permettra de redonner un sens et une signification à mon existence. J’ai la lourde tâche de réapprendre à vivre sans toi. Nul doute que j’aurai souvent à relever de nouveaux défis, dont un premier aujourd’hui : j’irai visiter le columbarium pour me recueillir auprès de toi, chose que je n’ai pas encore eu la force de faire. J’essaierai de me tenir en équilibre entre les mouvements de ma vie et ceux de ta mort. Au fil des semaines et des mois à venir, lorsque mon cœur sera prêt, je pourrai comme aujourd’hui prévoir des petits rituels réconfortants et poser des gestes qui sont significatifs pour moi pour ainsi introniser avec le temps, ton doux souvenir dans ma pensée. Aujourd’hui, je choisis d’ouvrir la porte sur ma vie, je choisis de me remettre au monde. Auteure : Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires INFOS En référence à l’article 5.17 du document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ9700-699), seule une entreprise funéraire CERTIFIÉE doit mesurer la satisfaction de sa clientèle une fois la prestation de service achevée et elle doit mettre en place un mécanisme lui permettant de recueillir, de compiler et d’analyser les commentaires de sa clientèle.


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Est-ce que le corps d'un défunt est un bien personnel ?

Est-ce que le corps d'un défunt est un bien personnel ?

Pour commentaires : David Beaulieu, PRF david.beaulieu@lrouleau.com Nous utilisons souvent dans notre jargon populaire les termes : mon époux, ma mère, ma fille, mon père… en voyant ces êtres qui nous entourent comme s’ils faisaient partie égoïstement de notre bagage, comme s’ils nous appartenaient. Il ne faudrait pas oublier que chaque personne, en tant qu’être humain, trace bien malgré elle d’innombrables sillons dans la vie des gens de son entourage. Elle laisse sa trace auprès des êtres qu’elle côtoie tout au long de sa vie en tissant, tel un artisan, de multiples liens avec ses pairs. Considérant ce fait, croyez-vous réellement que nous sommes en droit de nous approprier le corps de l’être aimé au moment de son décès ? Sous prétexte que nous étions en étroite relation avec la personne décédée, pouvons-nous nous donner le droit de «posséder cette relation», pouvons-nous prêter un pouvoir intouchable au survivant de la relation au moment où l’un d’eux quitte ce monde? Peut-on se donner la permission de posséder quelqu’un, de croire qu’il ou qu’elle nous appartient au nom de tout ce qui a été. En fait personne n’appartient à personne. En société comme en famille, nos relations humaines sont comme des fils qui s’entrecroisent entre eux, se procurant les uns aux autres les ingrédients nécessaires à la croissance, au développement et à l’évolution de chacun d’eux. Il ne faudrait pas oublier que la personne disparue est précieuse pour nous, mais l’est probablement tout autant pour un tas d’autres gens de la communauté qui auront besoin de manifester de la gratitude, de l’affection, du respect, de l’amitié ou même de l’amour pour cette personne. Le deuil ne doit pas être une épreuve que l’on traverse en solitaire. Il est bénéfique et nécessaire de permettre à tous les membres d’une communauté de se rassembler pour se soutenir mutuellement en ces moments difficiles. Au plan émotif - «Non, ton corps ne m’appartient pas ... il est sans doute la propriété de tous ceux et celles qui auront ressenti le besoin de venir se rendre compte de ton départ, considérant que tu auras été l’un des artisans d’une partie de leur propre histoire, tel un legs laissé en cadeau. Je laisse donc à tous le droit de se déplacer pour venir constater ton départ et te dire un dernier au revoir…» Auteure : Nicole Pâquet, PRF INFOS En référence à l’article 5.6.1 du document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ9700-699), une entreprise funéraire CERTIFIÉE doit posséder et mettre en application des procédures écrites pour le transport des défunts, des cendres et lorsque nécessaire le transport des membres de la famille endeuillée. Il convient que les transports précédemment mentionnés doivent être effectués de manière digne, respectueuse et sécuritaire.


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Le temps, un cadeau de qualité

Le temps, un cadeau de qualité

Aujourd’hui, le tic-tac de mon horloge me ramène à la mémoire une multitude de souvenirs tels de bons moments passés auprès de ceux et celles qui ont déjà fait partie de mon quotidien et qui aujourd’hui, ne sont plus… Cette jolie musique m’indique aussi que cette minute qui vient de passer ne se représentera plus jamais dans ma vie. J’aurais beau vouloir la rattraper, que j’en perdrais je ne sais combien d’autres. En fait, il est inutile de vouloir rattraper le temps passé, mais en même temps, il est important de demeurer conscient que le temps présent que nous vivons chaque jour est un cadeau précieux. Le temps … il devient notre compagnon dès notre conception en passant par notre premier pleur de bébé naissant jusqu’à notre dernier souffle. Il voyage quotidiennement à nos côtés, mais il demeure aussi «incognito» pour ceux qui ne se soucient même pas de son existence. Malgré tout, il devient quelque chose de très convoité lorsque l’on sent qu’il nous file entre les doigts, comme lorsque vient le temps de faire les emplettes de la semaine, de s’occuper de la maisonnée, de se rendre au travail, de se présenter à l’heure à un rendez-vous. Hélas, nous savons tous que nous sommes impuissants devant cet allié incontrôlable de notre vie. De plus, le temps devient sans contredit une denrée recherchée, par exemple lorsqu’un médecin annonce tristement à son patient le décompte approximatif des jours de vie qui restent pour lui. Cette nouvelle amène brusquement à la mémoire de ce dernier que le temps deviendra son plus précieux trésor pour les jours à venir. Le temps sera alors un joyau non seulement pour lui-même, mais pour tous ceux qui l'entoureront et qui ne compteront que sur le temps pour être près de cette personne pour qui les jours seront comptés, se permettant ensemble de savourer toutes les minutes de leurs précieuses rencontres souvent improvisées. Vous comme moi, avez déjà entendu dire : « J’aurais dû prendre le temps de passer le voir.» «La dernière fois que je l’ai vue, j’aurais dû lui dire que je l’aimais tandis qu’il était encore temps». Et combien d’autres énoncés du genre que je pourrais répertorier Les professionnels en rituels funéraires (PRF) et les officiers en rituels funéraires (ORF) de la Maison commémorative familiale Rouleau vous suggèrent de prendre du temps pour vous, pour vos proches, de profiter de toutes ces minutes que vous passez avec ceux que vous aimez en gardant bien en tête que tous ces moments sont des cadeaux, les plus beaux que l’on puisse donner et recevoir en ce Temps des Fêtes qui approche. Auteure : Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires INFOS En référence à l’article 5.9.3 du document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ9700-699), seule une entreprise funéraire CERTIFIÉE doit avant toute présentation ou exposition d’un défunt, faire une vérification de l’état du défunt, du cercueil et du salon de présentation, ceci par un membre de son personnel.


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Au nom de la vie

Au nom de la vie

Chaque partie du monde est à la merci des soubresauts de Dame Nature. Dans notre coin de pays, souvent nous nous désolons en regardant la pluie qui n'en finit plus de tomber pendant des jours. Cela, tandis que d’autres subissent la canicule et vivent avec l’anxiété des feux de forêt menaçant leur propriété et peut-être même leur propre vie. Pour protéger la population, des plans d’évacuation ont été mis sur pied par les autorités. Lors des feux de forêt, des pompiers travaillent sans arrêt. Les habitants des régions touchées demeurent jour et nuit sur un pied d'alerte, prêts à l'éventualité de devoir tout laisser derrière eux. Songez maintenant que dans votre propre famille ou dans votre entourage immédiat, certaines personnes sont comme ces habitants. Elles se voient dans l’obligation d’accepter ce que la vie leur livre et vivent chaque jour avec l’angoisse et l'obligation de combattre la maladie qui menace leur vie. Pour les soigner, de savants médecins ont fait des découvertes suite à de nombreuses recherches. Dans certains cas, ils ont pu mettre sur pied de nouvelles technologies afin de leur permettre de vaincre la maladie. Dans d'autres cas, les malades vivent jour et nuit avec l’idée qu’ils seront peut-être dans l’obligation de tout quitter. Ils se voient confrontés à vivre le deuil de leur propre vie. Soyons solidaires de toutes ces personnes, tout en demeurant respectueux envers elles. Peut-être n’ont-elles pas le coeur à partager leur souffrances avec tous et chacun ? Aussi, prenons le temps d'écouter toutes ces personnes qui ont besoin d’en parler. Prenons le temps de les écouter pour entendre et comprendre ce qu’elles ont à nous dire. Prenons le temps de leur apporter notre assistance. Prenons le temps de leur livrer les plus beaux messages d’amitié et d’amour qui sont demeurés jusqu’à maintenant enfouis au plus profond de notre coeur, faisant de ces moments les plus belles douceurs que l’on puisse leur offrir. Certes, les jours de pluie viennent davantage assombrir ces moments précieux, mais en revanche, nous pouvons nous efforcer d’être les plus beaux rayons de soleil pour toutes ces personnes souffrantes et ce, au nom de la vie. Auteure : Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires


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