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Chroniques

Restez informé(e) en consultant cette section régulièrement. Nous y inscrivons les dernières nouvelles, les récents événements et des chroniques se rattachant à notre Maison commémorative familiale.

Pourquoi opter pour des rituels funéraires ?

Pourquoi opter pour des rituels funéraires ?

Par Josée Jacques, psychologue le 13 mai 2015 Plusieurs personnes se questionnent sur les fonctions des rituels funéraires lorsqu’un proche meurt. Des commentaires comme «Les gens n’avaient qu’à venir voir le défunt de son vivant» ou encore «On ne veut pas imposer ces moments d’émotions aux autres» sont souvent exprimés. Plusieurs personnes souhaitent alors escamoter tout ce qui leur rappelle qu’un être cher est décédé. Or, les professionnels travaillant auprès des personnes endeuillées constatent que l’absence de rituels funéraires contribue au maintien d’une mort niée et vient souvent complexifier le processus de deuil. À l’inverse, les gens qui ont participé à des rituels y voient plusieurs bienfaits. Ainsi, pourquoi opter pour des rituels funéraires? Les rituels mis en place pour marquer la mort d’une personne significative sont aidants pour les personnes endeuillées. Plusieurs individus peuvent participer à un même rituel et y réagir de façon différente, selon leur personnalité, leur histoire ou le contexte actuel de leur vie. Or, au-delà de ces différences individuelles, on peut distinguer quelques fonctions aux rituels : Le rituel est rassembleur. Un rituel funéraire est fait de gestes, de paroles, de façons de faire qui sont tenus par un ensemble de personnes, au nom d’un groupe. Les rituels funéraires permettent donc à des personnes de se regrouper et de partager ce qui les unit : la perte d’un être cher. Ainsi, qu’il s’agisse de membres d’une même famille, d’amis ou de proches du défunt, ceux-ci sont réunis par un lien d’affection, entre eux et/ou envers le défunt. Ce rassemblement autour d’un événement commun est en soi apaisant et suscite un sentiment de solidarité. Le rituel soutient la mémoire. Les rituels funéraires mis en place permettent aux personnes endeuillées d’exprimer leur rapport à ce qui les entoure et ainsi de réactiver des souvenirs. Bien qu’une personne chère ne puisse être oubliée, le rituel lui offre une nouvelle place dans notre vie. Ainsi, les rituels permettent de se souvenir de la personne et après coup, de se souvenir des événements mis en place autour de sa mort. Les rituels contribuent à donner un sens. Après la mort d’un être cher, il importe de préserver un sens à la vie. Les rituels permettent d’affirmer la continuité de la vie après la mort (dans le cas de rituels religieux) et/ou de la vie pour les personnes endeuillés. Un objet, une parole, une musique, un geste peuvent donc être investis d’une signification particulière qui contribue à favoriser l’élaboration d’un sens. D’autres raisons peuvent justifier la mise en place des rituels. Or, chose certaine, les rituels funéraires ont leur raison d’être!


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Murmure d'une fleur à gage

Murmure d'une fleur à gage

Pour commentaires : David Beaulieu, PRF david.beaulieu@lrouleau.com « En ce jour d’inhumation, les cœurs tristes et gris de ceux qui t’aiment m’ont choisie pour faire une révérence à ton précieux passage, je suis présente en leurs mains moites et unies, je suis leur messagère. À leurs lèvres, je ferai porter par le vent des effluves d’espoir. Toutes et tous se surprendront à murmurer pour toi: “Qu’elle soit heureuse… Qu’il repose maintenant en paix…” Je commanderai aux anges de passer en survol sur leurs épaules pour les envelopper de compassion. Et c’est en leurs cœurs remplis de tristesse que je tenterai en tout honneur, d’évoquer le souvenir de ta voix, de ton regard, de ton odeur, de ta vie en laissant glisser un baume de tendresse sur la souvenance des jours heureux. Je murmurerai à la vie de venir apaiser leurs peines dès l’aube jusqu’au crépuscule. Et enfin sur ton corps en toute humilité, je m’étendrai pour te louanger. Ma vie à moi sera courte, mais je souhaite que la paix que je porterai en cette minute, soit pour eux un bien-être qui n’ait pas de fin ; tel le message d’une immortelle petite fleur». L’inhumation est un moment important qui marque la grandeur de la vie humaine et c’est en créant des souvenirs positifs par rapport à cet événement que la douleur et la peine s’estompent peu à peu, avec le temps. Il est aussi souhaitable de pouvoir parler avec nos proches de cet événement, de cet être cher qui est disparu, et de constater ensemble toutes les étapes de notre propre cheminement qui sont encore à venir, de notre propre deuil… Au cours des derniers jours et des jours à venir, vous avez été et serez nombreux à vous rendre au cimetière, peut-être une fleur à la main, pour vivre ce rituel qui est grand de sens. Les membres du personnel de la Maison commémorative familiale Rouleau seront là aussi pour vous accompagner et vous soutenir dans cette autre étape du deuil, soit celle de reconduire l’être aimé à son dernier lieu de repos, mais aussi pour commémorer la vie qui a été. La Maison commémorative familiale Rouleau, de tout cœur avec vous … Auteure : Nicole Pâquet Professionnelle en rituels funéraires INFOS En référence à l’article 5.12 du document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ9700-699), seule une entreprise funéraire CERTIFIÉE à l’obligation de démontrer qu’elle respecte une procédure écrite qui contient des exigences pour l’inhumation et la mise en crypte des défunts de manière digne et sécuritaire.


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La crémation, les rituels, un bref historique

La crémation, les rituels, un bref historique

Pour commentaires : David Beaulieu, PRF david.beaulieu@lrouleau.com Les années apportent leur lot de changements dans divers champs d’activités, notamment celui du milieu funéraire. L’un de ces changements fut la popularisation de la crémation au Québec. L’acceptation de l’incinération par l’Église catholique, au début des années 1960, en fut le déclencheur (à l’époque la plupart des rites funéraires étaient catholiques au Québec, donc une interdiction de l’Église rendait ce mode de disposition moins accessible pour la majorité). De ce fait, deux modes de disposition du corps sont maintenant inscrits dans les pratiques modernes au Québec, soit l’inhumation du corps et la crémation. La crémation est donc un mode de disposition, tout comme l’inhumation des corps au cimetière. Le mot « disposition » n’est pas à mon avis le terme le plus approprié pour parler du dernier repos du corps d’un être humain, mais la langue française est ainsi faite ! J’utilise le parallèle étymologique pour illustrer une chose que toutes les civilisations ont toujours faite : placer les corps de leurs semblables dans un endroit commun marqué. Ils en « disposaient ». C’est ce qu’on appelle un rituel… les humains de partout au monde ont une façon bien à eux de ritualiser la mort et le dernier repos en fait partie intégrante. Le phénomène de la crémation au Québec est survenu au moment même où une révolution religieuse avait lieu ; le Québec se laïcisait et la place des traditions religieuses chrétiennes changeait. La crémation est devenue rapidement populaire parce qu’elle représentait le « nouveau » et puisque la population québécoise voulait se délester de « l’ancien », plusieurs ont vu en ce nouveau procédé la voie du changement. La société québécoise avait besoin de renouveau et les rites funéraires ont beaucoup changé depuis. L’ouverture sur le monde suite à Expo 67, l’accès direct à de l’information internationale et de plus en plus d’immigration ont ouvert le Québec à de nouvelles pratiques. J’aime parler de changement mais aussi d’évolution. Il me semble que les rituels funéraires sont en pleine évolution et que la société se cherche un peu dans tout ce qui existe. Des rituels, qu’ils soient funéraires, sociaux, populaires ou familiaux se créent dans une société par l’histoire des hommes et des femmes d'un peuple, de ses origines, de sa géographie et de beaucoup de facteurs exclusifs à ce peuple. Pour revenir au sujet de ma chronique, la crémation fait effectivement partie de notre histoire mais il faut faire attention de ne pas prendre le processus « technique » de la crémation comme un remplacement pour des rituels funéraires empreints d’histoire et de vie. La crémation est un mode de disposition des corps et il ne faut pas occulter toute l’importance d’avoir des rituels significatifs lors du décès de l'un des nôtres. En résumé, des rituels funéraires complets incluent entre autres : la présence du corps de la personne décédée, la réunion des amis et des membres de la famille pour se souvenir et s’entraider, une commémoration par une célébration (pas nécessairement religieuse), pour se terminer par la mise en terre du corps ou par sa crémation et la mise en terre ou au columbarium des cendres.


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Mère un jour, mère toujours

Mère un jour, mère toujours

À cause des diverses croyances et des différences culturelles, il est plutôt difficile de trouver une définition universelle au mot «amour». Mais en tant que concept général, l’amour se définit par un grand éventail de sentiments différents, allant du désir passionné et de l'amour romantique, à la douce proximité de l'amour familial et amical. Il en est aussi un qui est inconditionnel et intemporel, celui qui est le profond sentiment de tendresse éprouvé pour nos mamans. C’est sans doute cet amour qui a engendré par sa force le décret du deuxième dimanche de chaque mois de mai pour qu’il devienne «la journée» de la Fête de toutes les mères du monde. Quelle belle occasion de dire «Je t’aime maman», une expression qui ne doit pourtant pas demeurer muette au cours de l’année, mais plutôt largement exprimée pendant toute la vie… Je t’aime maman, c’est le souffle du bébé naissant qui est blotti près du coeur de celle qui vient de lui donner la vie; Je t’aime maman, ce sont les bras tendus du bambin qui rejoignent la main de celle qui lui sourit pour joyeusement le féliciter de ses premiers pas hâtifs; Je t’aime maman, c’est la fleur du parterre qui est cueillie par la gamine pour être dissimulée sous l’oreiller de celle qu’elle considère avec l’innocence de l’enfant, comme sa précieuse protectrice; Je t’aime maman, c’est la reconnaissance de l’adolescent pour celle qui le reconduit chaque matin à l’établissement sportif qui lui procure épanouissement et satisfaction; Je t’aime maman, c’est le jeune homme qui débute sa carrière en exprimant sa gratitude à celle qui l’a supporté dans tous les efforts et les sacrifices qu’il a dû faire pour atteindre son but; Je t’aime maman, c’est la jeune femme qui partage avec celle qui a été la source de sa propre vie, son expérience d’avoir pu à son tour procréer, venant répandre en elle une onde incommensurable de fierté; Je t’aime maman, c’est le remerciement exprimé par le jeune père de famille à celle qui a rassemblé toute sa progéniture autour d’une table pour un bon repas qui semble goûter l’amour inconditionnel; Je t’aime maman, c’est tout autant la visite au cimetière ou au columbarium de ces enfants venus en ces lieux pour se rapprocher de celle qui n’est plus mais qui les a portés, chéris, guidés et surtout aimés. À travers le temps, c’est ainsi que ce lien qui unit une mère à son enfant, que plusieurs appelleront le «fil invisible» est si fort qu’il arrive même à dépasser les frontières et les limites ultimes de la mort. Toutes ces femmes qui sont devenues mère un jour, le seront pour toujours. De plus, je vous invite en ce jour de la Fête des mères à avoir une pensée spéciale pour les mères qui vivent avec en leur coeur, l’absence de leur enfant chéri décédé. Et à vous tous qui êtes devenus enfants orphelins de mère, nos pensées vous accompagnent. Auteure: Nicole Pâquet INFOS En référence à l’article 5.2.1 du document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ9700-699), seule une entreprise funéraire CERTIFIÉE doit mettre en application une procédure d’accueil qui traite des modalités et de la transmission de l’information entourant les rencontres avec la clientele.


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Par la main...

Par la main...

Pour commentaires : David Beaulieu, PRF david.beaulieu@lrouleau.com Je contemplais ces derniers jours le paysage et ses grands espaces qui sont à perdre leur couleur blanche immaculée. La fonte des neiges fait son œuvre, faisant glisser dans les rivières et ruisseaux la débâcle de ses eaux. Tout là-haut, le chant des oies dans le ciel vient attirer mon attention. Je suis fascinée comme à chaque année, par le cortège des nombreuses flèches que dessinent ces oiseaux migrateurs. Dans le cycle de leur court passage, elles s’arrêtent quelques instants pour reprendre leur souffle et refaire le plein, formant d’immenses nappes blanches dans les plaines et sur le bord des plans d’eau, avant de poursuivre leur mission de messagères. Elles savent se respecter et sont là à s’attendre les unes et les autres. Chacune de ces oies ne pourraient à elle seule livrer le message printanier que la communion de ce groupe de gibiers à plumes vient transmettre à chaque printemps, pour faire renaître en nous cette explosion d’allégresse. À l’image de ces oiseaux, nous naviguons en communauté l’espace d’une vie et nous avons tous les uns envers les autres un devoir d’attention. Inutile de faire l’autruche, nous traversons cette existence dans la dépendance : besoin de la couturière pour se protéger des grands froids, besoin de la patience d’une bonne institutrice pour apprendre à lire et à écrire, besoin du fermier qui nous procure une variété de produits, etc… Bref, nous ne pouvons vivre sans les autres, il nous les faut à tout prix. En société comme en famille, nous nous tenons tous mutuellement par la main. Pourquoi donc, lorsque vient le temps de quitter cette terre, faudrait-il ignorer cette réalité qui a fait partie de toute notre existence ? Lorsqu’une personne chère nous quitte, nous avons davantage besoin de notre entourage pour nous aider à vivre ces moments difficiles. Conséquemment, au nom de «tout» ce que vous êtes, au nom du lien qui vous unit aux membres de votre famille, de votre communauté, lorsque vous planifiez vos rituels funéraires, il est important de bien peser les décisions que vous prenez pour la disposition de votre corps. N’oubliez jamais que les choix que vous faites sont par souci de tous ceux qui restent. Prenez en considération que des rituels appropriés permettent de vivre plus sereinement les départs. Par exemple, il est reconnu que l’exposition du corps humain permet aux familles endeuillées de réaliser le réel départ de l’être cher. Il s’agit d’une étape importante du deuil qu’il ne faut pas prendre à la légère et surtout ne pas escamoter, même si à priori elle semble difficile à vivre. De plus, cette étape offre un temps pour recevoir les témoignages d’amour et de soutien des proches. Elle favorise l’émergence et l’échange de souvenirs, elle permet de faire des adieux personnalisés qui aident grandement à amorcer le processus de guérison du deuil, et elle atténue le sentiment de solitude en ces circonstances. Après avoir songé à toute l’importance de respecter ceux qui restent, après avoir navigué avec eux en communauté pendant toute une vie, permettons que tous puissent trouver sereinement la direction de la guérison quand s’annoncera la fin de notre destinée. Pour tous ceux qui restent, il est vital de savoir être là les uns pour les autres dans ces grands moments de tristesse. C’est ainsi que tous ensemble nous devons continuer à nous tenir solidairement la main pour prolonger le feu de la vie qui s’éteint. Auteure : Nicole Pâquet Professionnelle en rituels funéraires INFOS La Maison commémorative familiale Rouleau en toute transparence, présente périodiquement à un vérificateur externe du Bureau de Normalisation du Québec l’examen des documents de l’entreprise et ce, dans le but de répondre pour vous, à toutes les exigences de la certification et de s’assurer qu’elles sont respectées.


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REVIVRE APRÈS LE DEUIL...

REVIVRE APRÈS LE DEUIL...

REVIVRE APRÈS LE DEUIL… Chaque semaine, dans le cadre de notre pratique de professionnels en rituels funéraires, nous sommes en contact avec de nombreuses personnes en deuil. Les liens que nous établissons avec les endeuillés sont maintenus un certain temps après les rituels commémoratifs. Avec le temps, nos relations avec nos mandataires nous ont permis de réaliser que certains d’entre eux et parfois des membres de leur famille auraient besoin d’un accompagnement plus particulier. Depuis longtemps, nous avions en tête de promouvoir un service de soutien aux personnes endeuillées. Nous sommes donc heureux d’utiliser cette chronique pour vous faire connaître le «Groupe de soutien aux personnes endeuillées» qui a été mis en place par Relais Santé Matane. Le Groupe Ce groupe utilise la philosophie d’intervention de Jean Monbourquette, prêtre psychologue, reconnu mondialement comme spécialiste du deuil. Il a pour objectif d’aider les participants à apprivoiser la réalité du deuil, leur offrir un lieu d’accueil, leur donner la possibilité d’exprimer leur peine et leur douleur dans le respect et la confidentialité. Les participants ont l’occasion de partager leur expérience avec d’autres membres du groupe qui vivent un deuil similaire. Ils acquièrent également des connaissances sur le processus du deuil. Les groupes formés sont composés d’un maximum de 8 personnes. Les Rencontres - Elles peuvent être individuelles selon les besoins ; - Elles ont lieu une fois par semaine pendant 7 semaines consécutives. Onze thèmes différents sont explorés, entre autres : - étapes du deuil ; - récit de son histoire et de sa relation avec le défunt ; - reconnaissance et expression de ses émotions et sentiments face au deuil ; - moyens pour mieux vivre son deuil à chacune des étapes. L’animateur L’animateur des rencontres a été formé par la Maison Jean Monbourquette. Des groupes sont en formation et les rencontres débuteront au printemps. C’est gratuit. Pour vous inscrire ou simplement pour vous informer, voici les coordonnées : Numéro de téléphone 566 2649 Info@relaissantematane.org N’hésitez pas à utiliser cet accompagnement qui est là spécialement pour vous. Auteur : David Beaulieu, PRF


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Mon premier anniversaire sans toi...

Mon premier anniversaire sans toi...

Pour commentaires : David Beaulieu, PRF david.beaulieu@lrouleau.com Plusieurs d’entre nous ont déjà eu cette pensée, j’en suis certain. Il va de soi que cette idée est accompagnée d’innombrables autres images, par exemple : « Aujourd’hui pour la première fois, tu n’étais pas là pour me dire : « Bon anniversaire », comme tu le faisais à chaque année…» On dirait qu’aujourd’hui, le vide laissé par ton absence me semble encore plus grand… Je repense au gigantesque gâteau que tu m’avais fait préparer, où les nombreuses bougies illuminaient mon visage heureux de voir tous ces gens que tu t’étais donné la peine de réunir pour moi… Je manipule avec nostalgie la montre-bracelet que tu m’as offerte pour mon anniversaire, il y a quelques années. Je contemple la trotteuse qui poursuit sa course sans jamais s’arrêter ni reculer, et qui me rappelle le temps passé depuis ton départ …» Je vous invite aujourd’hui à réfléchir au travail de la trotteuse de votre montre-bracelet. Son mouvement, orchestré par la pile, fait en sorte qu’elle ne va jamais ni trop vite ni trop lentement, poursuivant incessamment son travail, seconde après seconde. À l’instar de la trotteuse, vous vous devez de toujours avancer, lentement mais sûrement, même en ce jour de votre anniversaire qui vous semble plus difficile à vivre qu’auparavant… Vous qui êtes envahi par toutes ces pensées qui viennent vous interpeller le jour de votre anniversaire, je vous suggère de suivre le mouvement de la trotteuse, de poursuivre votre route pour donner un sens heureux à cette journée d’anniversaire qui est la vôtre, parce que vous le méritez et que pour vous, la vie continue. Je vous suggère de vous rendre par exemple à la parfumerie du coin pour vous gâter et vous procurer le parfum qui vous fait envie depuis si longtemps, ou de vous rendre dans cette quincaillerie où se trouve l’outil rêvé qui vous permettra de faire valoir votre créativité ou de vous faire plaisir, de toute autre façon. Je vous invite surtout à accepter les invitations qui vous seront lancées pour faire de cette journée d’anniversaire, l’une des plus belles de l’année. Malgré tout, il se trouve sans doute au fond de votre cœur le plus beau des cadeaux pour votre jour d’anniversaire, soit le souvenir impérissable du sourire et des yeux pétillants de celui ou celle qui vous manque tant. Les membres du personnel de la Maison commémorative familiale Rouleau se joignent à moi pour souhaiter avec tendresse : «Bon anniversaire» à ceux dont c'est le premier anniversaire en l'absence de l'être cher. Auteure : Nicole Pâquet, Professionnelle en rituels funéraires


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Est-ce néfaste de garder les cendres à la maison ?

Est-ce néfaste de garder les cendres à la maison ?

Pour commentaires : David Beaulieu, PRF david.beaulieu@lrouleau.com Par : Josée Jacques, psychologue Il existe plusieurs façons de disposer des cendres après une crémation (incinération). En effet, il n’y a aucune loi spécifique encadrant la disposition des restes cinéraires au Québec. Ainsi, les cendres disposées dans une urne ou un autre contenant peuvent être mises en terre dans un cimetière. Elles peuvent aussi être disposées dans une niche au columbarium, c’est-à-dire un petit compartiment spécialement conçu à cet effet, vitré ou non. Les cendres peuvent aussi être dispersées selon les volontés du défunt ou du survivant. Enfin, certains choisissent de les garder à la maison. Bien que cette pratique puisse être rassurante dans les semaines suivant le décès, elle peut ralentir le processus de deuil. Ce ralentissement se manifeste parfois quand la personne endeuillée tend à maintenir une relation quasi vivante avec le défunt, en l’occurrence l’urne funéraire, plutôt que de se réinvestir dans de nouvelles activités ou de nouvelles relations. Ainsi, cette mesure, bien qu’elle puisse être bienfaisante au début, devrait être temporaire. De plus, la conservation des cendres à la maison est une responsabilité morale. Certains ont regretté ce choix suite à un vol ou un incendie, par exemple. Les proches de la personne endeuillées ne sont pas toutes confortables avec ce choix. La conservation des cendres à la maison leur impose un rappel constant du décès. La vue de l’urne vient réactiver la mémoire. Ainsi, bien que les souvenirs avec le défunt fassent partie de leur histoire, il n’est pas nécessaire de les réveiller au quotidien. Par ailleurs, outre l’individu qui conserve les cendres à la maison, d’autres personnes peuvent souhaiter se recueillir auprès de l’urne ou s’adresser au défunt en présence de celle-ci. Lorsque cette urne est déposée dans une maison privée, elle devient moins accessible à un grand nombre de personnes. La disposition des cendres relève d’un choix personnel. On ne peut pas dire que garder les cendres à la maison est néfaste. Or, il est démontré que les personnes endeuillées qui bénéficient d’un lieu et d’un temps précis pour se recueillir voient habituellement leur deuil facilité.


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Des rites au nom de la vie

Des rites au nom de la vie

Pour commentaires : David Beaulieu, PRF david.beaulieu@lrouleau.com Depuis toujours, bon nombre d’êtres humains ont quitté cette vie en laissant derrière eux des cœurs qui ont recherché dans leur quotidien la présence de ces disparus. Un jour, ceux qui restent finissent par réaliser pleinement que l’être aimé n’est plus. En pensant que cela était la meilleure chose à faire, certains ont pensé changer de lieu de résidence pour se donner la chance de commencer une nouvelle vie. D’autres, en espérant moins souffrir ou en pensant amoindrir leur peine, ont abordé leur réalité en tentant de traverser cette étape de leur vie comme si cela ne s’était jamais passé. Au fil du temps, ils ont exigé que plus personne ne leur parle de l’être disparu, pour éviter de soulever le couvercle de leurs émotions. Pourtant, la plupart des psychologues qui sont intervenants dans le domaine diront que le meilleur remède pour ces «maux» est de les vivre tant que possible par des gestes et des «mots». Ainsi, chaque fois qu’une personne nous quitte, il est de mise et révérencieux de traduire la vie de chacune et chacun en la soulignant par des gestes ou des paroles liés à nos sentiments et à notre attachement, tels que: des témoignages, des visites auprès du cercueil, des bons mots adressés aux proches du défunt, une poignée de main sincère, une accolade, des fleurs, un salut militaire parfois, des prières, de l’encens… Il est tout aussi important de se rappeler d’eux après leur départ, de parler d’eux sans retenue, de se commémorer leur souvenir. La fête de Pâques qui sera l’objet d’un bon nombre de rassemblements familiaux au cours du weekend prochain, sera une occasion de «se souvenir ensemble». Ce n’est pas le temps de camoufler l’existence de ceux qui ne sont plus. Au contraire, pourquoi ne pas se permettre de laisser tomber les tabous et les interdits en prononçant le prénom de celle qui illuminait la maisonnée par sa bonne humeur contagieuse, ou de celui qui savait soulever les rires de tout un groupe par ses savoureuses histoires si savamment racontées ? C’est le plus grand cadeau que vous pouvez leur faire en hommage à leur vie, tout en vous faisant le plus grand bien. C’est ainsi que pourra résonner la vie bien au-delà de la mort et tout ça parce que «le souffle» a jadis habité ces corps humains, procurant à leur entourage bonheur, affection, amour et compassion… Profitons de ce weekend de Pâques en famille pour parler d’eux, de leur vie, pour ensemble célébrer le privilège d’avoir pu les connaître, d’avoir pu les aimer … Auteure : Nicole Pâquet Professionnelle en rituels funéraires INFOS En référence à l’article 5.5.1 du document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ9700-699), seule une entreprise funéraire CERTIFIÉE à l’obligation de posséder et de mettre en application une procédure écrite pour l’identification des défunts, et que chaque défunt doit être muni d’une identification permanente.


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Sur la voie des rituels

Sur la voie des rituels

Pour commentaires : David Beaulieu, PRF david.beaulieu@lrouleau.com Linéaires et profilées d’acier robuste, elles s’étalent sur des kilomètres pour former le chemin de roulement, où se frottent les roues des wagons qui murmurent à l’oreille un bourdonnement perceptible. Même en pleine nuit dans la grande noirceur, l’image du train qui s’en vient se dessine en quelques secondes dans notre esprit. Puis quelques instants plus tard dans le lointain, se fait entendre le rugissement de la locomotive qui annonce son arrivée aux croisées des axes routiers. Avec son imposante structure d’acier, elle répète ainsi son message à chaque passage-à-niveau, donnant souvent l’impression de frôler le seuil de notre porte tellement son sifflement résonne pour nous atteindre jusqu’à l’intérieur. Pour plusieurs d’entre nous, ce phénomène fait partie de notre histoire, de notre quotidien et ce, depuis notre tendre enfance, «le train s’en vient». Ne trouvez-vous pas que l’on pourrait faire un parallèle entre ce train qui s’annonce à chaque jour et la réalité de la mort dans nos vies ? Ainsi plusieurs événements communs peuvent nous rappeler que la mort est là, et qu’elle peut happer sur son passage l’un des nôtres et ce, à tout moment. Parfois elle nous surprend, d’autres fois on l’entend venir et l’on a du temps pour se préparer à son passage. Nous devenons alors vigilants aux clignotants qui annoncent son arrivée et tentons d’adapter notre conduite pour l’éviter. Tout comme le train qui arrive, on ne peut pas faire semblant de ne pas l’entendre, tout comme on ne peut ignorer la mort, au fait qu’elle existe. Surtout quand elle s’impose dans l’espace de nos vies, en venant nous ravir un être cher. C’est alors tout notre corps, qui déclare «souffrance». Pour atténuer ce mal-être, les rituels sont des pansements qui viennent nous soulager à petites doses, avec leur langage tout en symboles, pour permettre l’expression de la douleur qui dépasse bien souvent les mots. Les rituels sont aussi des gestes qui nous incitent au recueillement, qui nous aident à prendre pleine conscience de la perte, qui nous permettent d’exprimer nos émotions. Les rituels ont le pouvoir de toucher notre âme. Ils viennent faire le lien avec celui ou celle qui est disparu(e) et permettent une transition entre ce qui a été hier, moment où l’on était en communion avec la personne décédée, et le demain où l’on a l’imposante tâche d’apprendre à vivre sans cette personne qui nous est chère. Participer à des rituels permet concrètement de vivre en pleine conscience ce qui nous arrive. Certes, c’est un exercice troublant, mais qui vient aussi favoriser la résolution de notre deuil. Les rituels nous donnent le moyen de retrouver notre chemin en nous réintégrant petit à petit, sur les rails de la vie. Auteure : Nicole Pâquet Professionnelle en rituels funéraires INFOS Seule une entreprise CERTIFIÉE en services funéraires a le devoir d’offrir de coordonner le déroulement des célébrations commémoratives en respectant les demandes et les attentes de ses mandataires. - Référence document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ 9700-699) article 5.11.


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