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Chroniques

Restez informé(e) en consultant cette section régulièrement. Nous y inscrivons les dernières nouvelles, les récents événements et des chroniques se rattachant à notre Maison commémorative familiale.

VIVRE SON DEUIL, UN ACTE DE PARTAGE ET DE CIVISME AVEC LA COMMUNAUTÉ

VIVRE SON DEUIL, UN ACTE DE PARTAGE ET DE CIVISME AVEC LA COMMUNAUTÉ

Par : David Beaulieu, PRF david.beaulieu@lrouleau.com Nous vivons dans une société de plus en plus branchée, mais paradoxalement nous sommes de plus en plus isolés. Trop souvent le deuil lors d’un décès est considéré comme une responsabilité personnelle et une obligation strictement familiale pour les proches d’un défunt. De cette façon de penser, découle la tendance au fast-food funéraire ou à la crémation directe. On veut vivre son deuil rapidement pour éviter une période de souffrance, de chagrin. Ceci met fin par conséquent, au recueillement et à l’hommage au défunt en présence d’amis, de collègues de travail ou tout simplement de personnes qui désirent voir une dernière fois le corps de l’être qui a vécu dans sa communauté et qui a été aimé. Vivre un deuil n’est pas un geste privé ou égoïste, c’est un événement marquant dans la vie de tout citoyen, car nous appartenons tous à une communauté de vie. Nous partageons nos joies et nos peines avec notre entourage et nos amis, lorsque nous sommes vivants. Nous célébrons la naissance, le mariage, le bal de fin d’études, les fêtes de Noël, de Pâques et même la fête de l’Halloween. Ce besoin de partage se cristallise maintenant sur internet avec les phénomènes Facebook et Twitter. Alors pourquoi ne pas souligner le départ d’une personne que l’on a aimée, qui a fait partie non seulement d’une famille, mais aussi d’une communauté de vie toute entière. Vivre son deuil est un acte de civisme et de partage avec la communauté qui nous entoure. Nous devons penser les rituels funéraires comme étant l’étape d’une vie, tout autant que les étapes de la naissance et du mariage. Le deuil fait partie des rites de passage, c’est un cérémonial civique de la vie à la mort. N’hésitons pas à prendre le temps de vivre son deuil, de partager en présence du corps du défunt nos peines et nos joies avec nos proches parents, nos amis ou tout simplement avec les citoyens qui veulent célébrer un dernier moment et se remémorer des souvenirs avec l’être aimé et respecté. Vivre son deuil, c’est avant tout un acte civique de respect envers le défunt, d’empathie et de partage avec les proches vivant dans une communauté de vie. Vivre son deuil, ce n’est pas un acte isolé, c’est un moment unique et précieux de partage dans la vie d’un citoyen décédé.


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Habiter sa vie intensément

Habiter sa vie intensément

Pour commentaires : david.beaulieu@lrouleau.com Nous nous sommes tous questionnés un jour ou l'autre sur le sens réel de notre propre existence. Nous nous sommes possiblement aussi demandé : pourquoi suis-je né(e) dans tel milieu, dans tel pays, dans telle famille et à telle époque? Il va de soi que ce sont des facteurs qui ont eu une influence directe sur la vie que nous menons. L’époque où nous vivons, avec ses commodités, ses possibilités de communiquer et de se déplacer à travers le monde, de faire des achats dans le confort de notre foyer, semble nous avoir engourdis avec le temps et éloignés de l’essence même de la vie. Cette frénésie paraît même nous rendre insouciant(e) de la limite de notre existence, soit notre propre mortalité. Et pourtant, la modernisation malgré tous les changements qu’elle nous a apportés, n’a aucunement vaincu la peur. À travers les époques, l’humain continue d’avoir peur : peur de l’inconnu, peur du vide, peur de mourir. Nous devons admettre que nous serons toujours confrontés à l’angoisse existentielle de se savoir soi-même mortel. Notre vie à tous, inévitablement prendra fin un jour. Plusieurs d’entre vous avez sans doute le goût de vous boucher les oreilles et de fermer les yeux à la lecture de ces écrits… Et si nous nous imaginions que notre propre vie est comparable à une bulle de savon qui peut éclater à tout moment et disparaître, peut-être prendrions-nous une attention particulière pour la préserver le plus longtemps possible. En fait, pourquoi ne pas mieux vivre, ce qui nous permettrait peut-être de mieux nous préparer à notre propre mort ? Pour mieux vivre, il est bon de chercher à se développer, de chercher à apprendre et à découvrir, de se poser des questions quand l’occasion se présente, de s’émerveiller devant la beauté de la nature qui nous entoure et ce, peu importe notre âge. Pour mieux vivre, il est souhaitable de demeurer sensible et à l’écoute des gens qui nous entourent. Pour mieux vivre, il est important de donner un sens à sa vie et ce, de mille et une façons. À vous d’en trouver la manière… En réalité, la vie ne se mesure pas à l’avoir, au pouvoir ou au savoir, mais davantage à l’être que nous sommes. La vie n’est pas quelque chose que l’on peut tenir entre nos mains, on ne peut que l’habiter intensément avec notre coeur. auteure : Nicole Pâquet, PRF En référence à l’article 5.2.3.7 du document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ9700-699), seule une entreprise funéraire CERTIFIÉE a l’obligation d’offrir à ses mandataires, un éventail de toutes les possibilités afin qu’ils soient en mesure de faire


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Prendre le temps de vivre son deuil

Prendre le temps de vivre son deuil

Le temps s’est épuisé, la vie s’est dissipée… un être humain vient de quitter les siens et toute une communauté. Tout votre être a du mal à subir la peine et le désarroi qui l’habitent. Si vous ne vous l’étiez pas encore permis avant ce moment-là, le temps est venu de vivre votre tristesse pour vous en libérer, d’explorer cette route intérieure et d’exprimer ce que vous ressentez. L’un des outils humains pour ce faire sont les larmes. Le fait de pleurer vous permettra de laisser place à d’autres émotions ; les larmes sont une saine expression de la peine… Ne permettez à personne de votre entourage de vous empêcher de vivre cette étape, en vous disant : Ne pleure pas ! Il est reconnu que les larmes retenues et refoulées auront plutôt tendance à se multiplier avec le temps Il s’agit pour chacun et chacune d’emprunter un corridor très personnel et unique, à l’image de la relation tout aussi unique que vous entreteniez avec la personne décédée, et de conjuguer avec vos émotions pour vous diriger petit à petit et à votre rythme sur le chemin de la guérison. Chaque relation est unique et elle laisse des traces uniques dans nos souvenirs. Il revient donc à chacun et chacune de trouver ce qui fait sens pour lui ou pour elle ... Avec le temps, de douces images de l’être aimé pourront rejaillir à votre esprit et créer les plus beaux souvenirs de demain. Vous pourrez réapprendre à poursuivre la vie différemment en laissant place à la lumière. Prenez le temps de vivre votre deuil ! À vous tous qui vivez ces moments difficiles, soyez assurés de l’indéfectible soutien empathique des professionnels et officiers en rituels funéraires (PRF et ORF) de la Maison commémorative familiale Rouleau qui sont là, à votre écoute, avant, pendant et après les rituels funéraires ! Auteure : Nicole Pâquet, PRF INFOS En référence à l’article 5.13 du document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ9700-699), seule une entreprise funéraire CERTIFIÉE doit avoir une procédure écrite qui traite des diverses possibilités concernant la destination finale des cendres, notamment l’inhumation, la mise en niche dans un columbarium, la remise des cendres à la famille et lorsque nécessaire, l’entreposage des cendres non réclamées.


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Des funérailles, est-ce encore important de nos jours ?

Des funérailles, est-ce encore important de nos jours ?

David Beaulieu, PRF david.beaulieu@lrouleau.com Nous sommes à l’ère où de multiples transformations se font sentir dans notre société et ces changements touchent également le milieu funéraire. Ceci me porte à croire que ces modifications sont sans doute la cause de bon nombre de vos questionnements. Parmi vos interrogations, s’inscrivent la pertinence de la tenue des funérailles et l’importance ou non de ces rituels en période de deuil. Auparavant, les gens n’avaient pas le choix, tout était prévu : le cortège, les couleurs, le réconfort de toute la communauté. De nos jours, souvent les personnes plus âgées oublient ou mettent de côté les rituels qu’ils ont bien connus dans le temps, par peur de déranger. J’ai même déjà entendu : « Je ne veux pas faire de mal à mes enfants … alors ils vont m’oublier et ils pourront continuer leur vie». L'appauvrissement des rites funéraires rend le deuil de plus en plus difficile à traverser pour ceux qui restent. Lors de la présentation du corps, il y a des parents, des amis qui viennent vous rencontrer et vous faire raconter l’évènement de la mort. Le fait de le raconter 15 fois, 20 fois est bénéfique, considérant son effet «libérateur», parce qu’on ne raconte jamais une histoire de la même façon. De plus, la célébration commémorative fait partie des rites qui sont porteurs de symboles, et soutien pour les personnes en deuil. Elle est également sans l’ombre d’un doute l’une des fonctions essentielles qui vous obligent à prendre le temps ou à vous donner le temps nécessaire pour intégrer cette nouvelle réalité qu’est la vie sans cet être cher disparu. On aura beau vouloir changer et réinventer les choses mais même en considérant l’évolution de tout ce qui entoure l’être humain, cela ne veut pas dire que son ressenti et son état d’âme ont changé par rapport à la mort. Au contraire, à travers le temps, le décès d’un être humain sera toujours pour une famille, un ami, une communauté, un moment difficile de l’existence et sera vécu comme un déchirement qui suscite souvent une multitude de questionnements sur notre propre mort et ce, peu importe à quel siècle nous naîtrons ou mourrons. Au même titre que ceux qui font le choix parfois trop rapide, de ne pas exposer le corps de l’être cher - ceux qui choisissent de ne pas faire de cérémonie funéraire ressentent souvent amertume et regret face au fait accompli. (Source : Dr. Alan D. Wolfet, Ph.D.) Quand tout semble s’écrouler autour de nous, les rituels funéraires contribuent à nous faire retrouver une certaine stabilité.


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Selon vos volontés

Selon vos volontés

David Beaulieu, PRF david.beaulieu@lrouleau.com Certains d’entre vous songez à faire part de vos volontés à vos proches concernant la façon dont vous souhaitez que l’on dispose de votre corps au moment de votre décès. Nous vous suggérons de prendre le temps d’avoir des échanges avec eux à ce propos. Vous pouvez également venir rencontrer un professionnel en rituels funéraires de la Maison commémorative familiale Rouleau qui saura vous guider judicieusement et vous respecter selon vos choix et votre budget. Vous pourrez faire l’inscription de vos volontés par le biais d’un contrat d’arrangement préalable de services funéraires ou d’un testament en rituels funéraires. Au fait, vous êtes-vous déjà demandé ce qui motivait vos choix à ce sujet ? Lorsque l’on fait des choix pour nos rituels funéraires, il faudrait se demander si l’on fait ceux-ci pour répondre à une demande de la société, à une demande de nos proches, pour faire comme les autres, ou si l’on fait des choix pour répondre à nos valeurs spirituelles et personnelles tout en se gardant soucieux du bien-être d’autrui. L’important dans tout ça, c’est d’avoir la capacité de juger et d’anticiper tous les effets et les éventuelles conséquences que nos choix pourraient avoir dans le temps. Ceci est particulièrement vrai lorsque l’on fait référence à nos volontés, à nos choix qui seront inscrits à nos pré-arrangements funéraires. Il faut se faire un peu visionnaire par rapport à la façon dont nos proches pourraient vivre notre départ, dépendamment des choix que nous faisons ; surtout que nous n’auront aucunement à en subir les effets nous-mêmes. Il faut donc faire une grande réflexion par rapport à la question. Suite aux potentiels échanges que vous pourrez avoir eu avec vos proches, peut-être serez-vous de ceux qui diront, par exemple: «Selon mes volontés, je souhaite que l’on apporte des soins à mon corps suite à mon décès pour permettre aux personnes signifiantes dans ma vie de passer un moment avec moi dans toute ma dignité» ; «Selon mes volontés, je souhaite être exposé(e) pour permettre aux membres de ma famille, à mes amis et aux membres de ma communauté d’amorcer cette période de deuil, de leur donner un temps d'arrêt et la possibilité de se réunir à la Maison commémorative»; «Selon mes volontés, je souhaite qu'une célébration ait lieu à l'église pour ceux et celles qui désirent marquer par un évènement unique l'importance de ce qu'ils vivent, ressentir la force apaisante du regroupement et la recherche d'un sens à la vie qui continue en assistant à ma cérémonie du cœur»; «Selon mes volontés, je souhaite que la crémation de mon corps ait lieu au Crématorium de l’est de la Maison commémorative familiale Rouleau, après la cérémonie du cœur et que mes cendres soient mises en terre au cimetière dans le lot familial ou qu’elles soient déposées au Columbarium Jardin de la Mémoire ». Quels que soient vos choix, tout est mis à votre disposition à la Maison commémorative familiale Rouleau afin que vous soyez respectés, selon vos volontés. Auteure: Nicole Pâquet Professionnelle en rituels funéraires INFOS Saviez-vous qu’une entreprise CERTIFIÉE en services funéraires doit aborder avec le mandataire, les sujets tels que: la préparation du défunt en vue de sa présentation et de sa destination finale ainsi que les points qui sont relatifs au déroulement de la célébration commémorative ? - Référence document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ 9700-699) article 5.2.3.7.


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Est-il préférable d'intégrer les enfants aux rituels funéraires ?

Est-il préférable d'intégrer les enfants aux rituels funéraires ?

Par Josée Jacques, psychologue Les adultes se questionnent souvent sur les attitudes à adopter auprès des enfants lorsqu’une personne de leur entourage décède. Ils veulent leur épargner la tristesse ou encore les images associées à la mort. Par peur de les effrayer ou encore d’éveiller trop d’émotions, ils ont souvent tendance à les exclure des rituels funéraires. Pourtant, même si ces moments peuvent être chargés émotivement, ils peuvent être aussi bénéfiques pour les enfants qu’ils le sont pour les adultes. En effet, l’assistance à des rituels et/ou la vue de la personne décédée peut permettre à l’enfant de mieux reconnaître la réalité de la perte. De plus, en participant aux activités de ses proches, l’enfant a l’impression de faire partie de la famille et d’être intégré à son milieu. Sa présence aux rituels lui évite ainsi un sentiment d’exclusion. De plus, en constatant que la mort est bien réelle, il délaisse certaines pensées magiques qu’il peut entretenir ou les scénarios qu’il a pu imaginer. D’ailleurs, pour l’enfant, la réalité est souvent moins troublante que l’imaginaire. En participant aux rituels, il reçoit le soutien de ses proches et bénéficie de leur affection. Avant la visite au salon funéraire ou la participation aux différents rituels, un adulte devrait prendre soin de lui expliquer de façon détaillée le déroulement de ce qu’il va vivre et de ce qu’il verra ou entendra. Lors des rituels, une personne moins impliquée sur le plan affectif devrait être désignée pour accompagner l’enfant et lui donner le support dont il a besoin. Cette personne pourra ainsi le consoler, répondre à ses besoins et à ses questions. Sans lui donner une multitude de détails, elle se montrera honnête et authentique. Ainsi, cette personne peut dire qu’elle ne sait pas exactement ce qui se passe après la mort, mais qu’elle croit que… Le respect du rythme et des volontés de l’enfant est de mise. Si celui-ci se sent incapable de participer aux rituels funéraires de la personne décédées, on peut lui proposer un geste individuel qui sera significatif pour lui : allumer une bougie, faire un dessin rappelant un souvenir agréable, planter un arbre, créer un coffre à souvenirs dans lequel l’enfant placera ce qui lui rappelle le défunt, etc. L’important est ne rien imposer et de rassurer l’enfant sur sa non culpabilité en ce qui concerne les événements. Avec simplicité, il doit être informé qu’il ne pourra plus revoir la personne défunte, mais qu’il pourra toujours penser à elle et l’aimer.


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Les nombreux visages du deuil

Les nombreux visages du deuil

David Beaulieu, PRF david.beaulieu@lrouleau.com Notre vie est remplie de diverses formes de deuil que nous devrons traverser un jour au l’autre, au cours de l’existence. Malheureusement, ces événements viennent balayer les habitudes pour obliger les endeuillés à restructurer leur vie, les obligeant à s’adapter à diverses nouveautés qui n’ont pas été désirées. La perte d’un emploi, est un deuil pour celui qui reçoit cette annonce, un peu comme si le sol se dérobait sous ses pieds. Il s’installe souvent une période d’insécurité financière, et les chemins pour reprendre confiance en soi sont souvent sinueux. Suite à la séparation du couple, la perte d’un conjoint est un deuil pour celui qui se sent abandonné par celui ou celle qu’il avait vu jusqu’à ce jour comme un partenaire de confiance. Les membres de la famille deviennent des piliers importants pour permettre un juste retour vers l’équilibre. La perte de l’autonomie pour une personne âgée qui se voit dans l’obligation de faire le deuil par exemple de ses facultés à conduire son véhicule, de sa motricité fine, de sa mémoire. Elle doit conquérir de nouveaux centres d’intérêt, pour faire en sorte que sa journée soit agrémentée de moments bienheureux et satisfaisants. La perte du patrimoine suite à la destruction d’une résidence incendiée, est le deuil du propriétaire pour ses biens perdus qui ont eu une grande valeur d’attachement, comme les photos de famille dont le prix devient inestimable, dans ces circonstances. Il se voit désormais dans l’obligation d’accepter que tout ce qui n’est plus, ne demeurera vivant que dans ses souvenirs. Le décès d’un être est l’un des deuils les plus douloureux à surmonter pour ses proches et ses amis. Celui-ci fait référence à la perte définitive d’un être humain, de sa valeur inestimable et des liens que la personne décédée a pu tisser avec bon nombre de personnes au cours de sa vie, telle une oeuvre d’art dont le prix est incalculable. Vous remarquerez qu’un même portrait se dessine pour chacun de ces deuils. Un deuil se traduit par l’étalement d’une période de changements majeurs, d’adaptation, de reconstruction, ce qui demande beaucoup de temps, d’aide, de compréhension et d’indulgence. Chaque être est unique et chaque relation l’est tout autant, ce qui rend le deuil exclusif et unique pour celui ou celle qui le vit. Vivre un deuil n’est jamais facile. Il est sain et humain surtout, de se donner du temps pour retrouver son équilibre et s’en remettre. Auteure : Nicole Pâquet INFOS En référence à l’article 6.13 du document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ 9700-699/2009), une entreprise funéraire qui détient une certification doit pouvoir démontrer en tout temps, qu’elle élabore un plan de formation initial et continu, et démontre qu’elle le met en application.


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Les rituels funéraires sont-ils réservés aux croyants et aux pratiquants ?

Par Josée Jacques, psychologue le 7 janvier 2015 Les rituels funéraires peuvent être religieux ou profanes. La forme choisie demeure un choix personnel. Or, elle devrait permettre aux gens qui y participent de bénéficier du plus grand nombre de bienfaits. Il n’y a pas de règle universelle quant au choix d’un type de rituel et il est inapproprié de croire que les rituels funéraires sont réservés à une catégorie de personnes. Les croyants et non croyants, les pratiquants et non pratiquants peuvent tous profiter des rituels funéraires. En fait, c’est le sens donné aux rituels et la résonnance qu’ils éveillent auprès des gens présents qui importent. Ainsi, si le défunt était croyant, il est possible de respecter certaines pratiques associées à sa religion pour illustrer sa foi. Au contraire, s’il ne l’était pas mais que certaines des proches le sont, ces derniers pourront choisir de respecter leur croyance dans la mise en place de rituels religieux. Par ailleurs, d’autres préfèreront des rituels personnalisés et sans connotation religieuse. Les hommages à la personne décédée lus par différents membres de la famille, les montages photos, les envolées de colombes ou encore le choix musical sont alors choisis pour donner un sens à la perte. Ils ne visent pas à illustrer et respecter une tradition religieuse spécifique. Une vigilance est toutefois de mise. Certaines personnes mettent en place des pratiques très personnelles en guise de rituels. Bien que cette personnalisation puisse être significative pour elles, elle reflète parfois exclusivement leur créativité. Ainsi, si le sens et les fonctions des gestes qui composent le rituel sont méconnus par les membres du groupe, ils seront moins aidants pour le processus de deuil. Il n’est pas toujours nécessaire de réinventer les rituels. Il s’agit de les utiliser de manière à leur donner une signification qui pourra être partagée par plusieurs personnes. Ainsi, l’exposition du défunt ou de l’urne contenant ses cendres constituent en soi un rituel. Pour mettre en place des rituels significatifs, il est possible de se questionner : • Quelles étaient les valeurs de la personne décédée? • Qu’est-ce qui a marqué sa vie? • Qu’est-ce qui est important pour nous, les personnes endeuillées? • Comment le défunt a-t-Il marqué nos vies ou laissé des traces? • Comment pouvons-nous partager tout cela, à l’aide de rituels, avec les personnes touchées par cette mort? Ces questions permettent alors de faire des choix judicieux de rituels qui pourront être expliqués à la collectivité et faire sens pour un ensemble de personnes.


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Noël sans toi

Noël sans toi

Par : David Beaulieu, PRF david.beaulieu@lrouleau.com « Cette année, j’appréhende les Fêtes qui sont à nos portes. Cette année, tu ne seras pas là et j’ai terriblement peur… Peur de mettre de l’ombre sur les réunions familiales, peur d’éclater en sanglots de façon inopinée… J’aurais envie de m’isoler, de dormir jusqu’à ce que cette période soit enfin terminée. Cette année, je vais devoir passer Noël sans toi. » Probablement que plusieurs personnes endeuillées éprouvent ces sentiments à l’approche de Noël et du Nouvel An. Durant cette période de festivités, l’absence de la personne décédée se fait davantage sentir puisque c’est le moment des rassemblements familiaux et entre amis. S’il n’en tenait qu’à moi, le mot deuil s’écrirait toujours au pluriel parce que le deuil, ce n’est pas seulement l’absence physique de la personne que nous chérissions mais tout ce que cette absence implique. Je fais référence ici aux gestes que nous posions ensemble, aux habitudes que nous nous étions créées. C’est, entre autres : • le vide ressenti en rentrant à la maison après le travail; • l’absence de réponse quand, par réflexe, nous interpellons la personne décédée pour faire un commentaire sur l’émission de télé que nous regardons ou pour lui demander son avis sur un sujet quelconque; • la conversation téléphonique avec ma soeur ou mon frère, simplement pour se raconter notre journée; • le premier réveillon dans la maison familiale, sans la maman ou le papa; Pour ce Noël, je souhaite à toutes les personnes endeuillées de trouver quelqu’un qui saura simplement les écouter sans porter de jugement, un ami qui pourra comprendre que, pour cette année, elles n’ont pas le coeur à la fête. Je leur souhaite de trouver le courage de parler de la personne qui n’est plus, même au beau milieu d’un réveillon et même si les larmes s’ajoutent au menu traditionnel. Puissiez-vous trouver dans ces larmes un effet libérateur. Qui sait, peut-être permettrez-vous aux autres membres de la famille d’exprimer enfin eux aussi leurs émotions et d’entreprendre le chemin vers la guérison… Enfin, tous les membres de l’équipe de la Maison commémorative familiale Rouleau se joignent à moi pour vous souhaiter de Joyeuses Fêtes, malgré cette absence qui alourdit votre coeur.


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Monsieur Jean Béliveau

Monsieur Jean Béliveau

Monsieur Jean Béliveau De nombreux hommages ont été rendus à un grand homme depuis son décès. Au Québec, au Canada et partout dans le monde le décès de Jean Béliveau fut souligné. Plusieurs images marquantes des rituels funéraires entourant la mort de M. Béliveau resteront gravées dans notre mémoire. Une de ces images marquantes est sans doute la présence, du début à la fin, de la conjointe de M. Béliveau (et de sa fille) pour accueillir et recevoir les milliers de personnes qui sont passées au centre Bell. Nous avons entendu à de nombreuses reprises comment cette dame faisait preuve de force et de courage pendant ces longues heures à écouter et serrer la main de tout le monde. Elle a effectivement démontré un grand courage et aussi un grand respect pour tous ceux qui ont aussi été marqués par la mort de M. Béliveau. La conjointe et la famille proche de M. Béliveau ont assurément apprécié tous ces témoignages de sympathie et cela les aidera à cheminer dans leur deuil. Je crois que la cérémonie de commémoration nationale qui a eu lieu a sûrement permis à certains de réaliser l’importance de tenir une cérémonie de commémoration lors du décès d’une personne. Celle-ci permet à tous de PRENDRE LE TEMPS de vivre leur deuil et de rendre un dernier hommage à la personne décédée. En effet, nul besoin d’être une personne très connue pour bénéficier d’une cérémonie publique. Lors du décès d'un proche, d'un ami, d'un membre de notre famille, l'idée de passer du temps au salon funéraire pour recevoir des condoléances nous paraît souvent comme une épreuve insurmontable. Dans ces moments difficiles il est souvent "contre-intuitif" de vouloir rencontrer de nombreuses personnes ; nous avons plutôt le réflexe de nous recroqueviller sur un petit noyau familial. Il y a cependant de nombreux bienfaits à permettre à un "cercle" plus grand de personnes de rendre un dernier hommage. Se permettre d'être en contact avec de nombreuses personnes qui ont connu ou qui sont touchées par la mort d'un proche nous confirme que nous ne sommes pas seuls à vivre une épreuve difficile. Le support des membres de la communauté est important et il faut se donner la chance de les rencontrer. M. Béliveau a touché un grand nombre de personnes partout dans le monde... Nous avons tous des Jean Béliveau dans nos familles. Chaque personne qui décède était probablement le ou la "Jean Béliveau" de quelqu'un... À notre façon, nous laissons tous une trace après notre décès, qui que nous soyons. Auteur : David Beaulieu, PRF


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