VIVRE SON DEUIL, UN ACTE DE PARTAGE ET DE CIVISME AVEC LA COMMUNAUTÉ
Par : David Beaulieu, PRF david.beaulieu@lrouleau.com Nous vivons dans une société de plus en plus branchée, mais paradoxalement nous sommes de plus en plus isolés. Trop souvent le deuil lors d’un décès est considéré comme une responsabilité personnelle et une obligation strictement familiale pour les proches d’un défunt. De cette façon de penser, découle la tendance au fast-food funéraire ou à la crémation directe. On veut vivre son deuil rapidement pour éviter une période de souffrance, de chagrin. Ceci met fin par conséquent, au recueillement et à l’hommage au défunt en présence d’amis, de collègues de travail ou tout simplement de personnes qui désirent voir une dernière fois le corps de l’être qui a vécu dans sa communauté et qui a été aimé. Vivre un deuil n’est pas un geste privé ou égoïste, c’est un événement marquant dans la vie de tout citoyen, car nous appartenons tous à une communauté de vie. Nous partageons nos joies et nos peines avec notre entourage et nos amis, lorsque nous sommes vivants. Nous célébrons la naissance, le mariage, le bal de fin d’études, les fêtes de Noël, de Pâques et même la fête de l’Halloween. Ce besoin de partage se cristallise maintenant sur internet avec les phénomènes Facebook et Twitter. Alors pourquoi ne pas souligner le départ d’une personne que l’on a aimée, qui a fait partie non seulement d’une famille, mais aussi d’une communauté de vie toute entière. Vivre son deuil est un acte de civisme et de partage avec la communauté qui nous entoure. Nous devons penser les rituels funéraires comme étant l’étape d’une vie, tout autant que les étapes de la naissance et du mariage. Le deuil fait partie des rites de passage, c’est un cérémonial civique de la vie à la mort. N’hésitons pas à prendre le temps de vivre son deuil, de partager en présence du corps du défunt nos peines et nos joies avec nos proches parents, nos amis ou tout simplement avec les citoyens qui veulent célébrer un dernier moment et se remémorer des souvenirs avec l’être aimé et respecté. Vivre son deuil, c’est avant tout un acte civique de respect envers le défunt, d’empathie et de partage avec les proches vivant dans une communauté de vie. Vivre son deuil, ce n’est pas un acte isolé, c’est un moment unique et précieux de partage dans la vie d’un citoyen décédé.
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